09.02.2010

The Uncommon reader

The Uncommon Reader.jpgCa fait un moment que ce livre est sur ma PAL et qu'on ne m'en dit que du bien, il était temps que je me lance. Et puis, ça m'a fait un bien fou de lire un livre en VO, qui n'est pas de la littérature jeunesse.

Dans ce petit bijou qui se laisse dévorer en quelques heures, Alan Bennett nous raconte comment la reine d'Angeterre devient une avide lectrice.

Un jour, elle découvre par hasard qu'un bibliobus passe à proximité de son chateau. Elle emprunte alors un livre, plus par politesse qu'autre chose. Elle y retourne la fois suivante et là, son choix se porte sur La Poursuite de l'amour de Nancy Mitford. La reine deveint alors une lectrice assiude, délaissant même ses royals devoirs du type inauguration de monuments ou réceptions à Buckinham Palace, qui finissent par l'ennuyer. Pire que pire, elle en néglige son royale acoutrement et porte les mêmes vêtements deux fois de suite, shoking !

Ce comportement déjà mal percu chez les common people, l'est encore plus quand il s'agit d'un monarque, et il agace au plus haut point ses conseillers et le Premiers Ministre qui aimeraient bien la détourner de cette passion soudaine pour les livres.

Ce petit roman est drôle et décalé, mais c'est aussi un drame pour la PAL car il donne une furieuse envie d'ajouter tous les auteurs mentionnés pas encore lus dans sa liste de livres à lire si ce n'est déjà fait.

Mais au dela du comique du livre (la reine qui lit dans son carosse et salue distraitement la foule), l'influence de la littérature sur nos vie et la façon dont cela est perçu par la société (vous je ne sais pas, mais moi on me regarde toujours un peu bizarrement quand je me trimballe dans le métro, à la Poste ou au ciné avec un énooorme Dickens sous le bras). Le tout, avec une bonne dose d'humour et de flegme so Bristish auquel je ne résiste pas.

Bref, je me suis vraiment amusée en lisant ce livre et ça m'a fait un bien fou. J'ai aussi noté pas mal de cication sur les livres et la lecture et je pense que ce sera un plaisir de le relire à l'occasion. Je ne peux que le conseiller à ceux qui ne l'ont pas encore découvert !

06.02.2010

Gainsbourg (vie héroïque)

Aujourd'hui, je suis allée voir le film sur Gainsbourg qui n'est pas un biopic même s'il a un titre un peu pourri.

gainsbourg affiche.jpgJe ne suis pas fan de cinéma français (ça, on le saura) mais ce film me tentait bien, ça faisait un petit moment que l'affiche me suivait dans le métro (sans fumée de clope, grâce à la RATP et son application ridicule de la loi Evin, du coup, il a juste l'air de siffloter comme un con. Merci la RATP) et un film sur Gainsbourg, je ne pouvais pas rater ça.

Pourtant pendant des années j'avais une très mauvaise image de Gainsbourg. Il faut dire que quand j'étais petite, je ne connaissais que Gainsbarre, lunettes noires, alcoolique, la clope au bec, tremblotant et bégayant. Ensuite, j'ai appris Les petits papiers à l'école (comme pas mal de gosses je pense) et des années plus tard, vers 14 ans, j'ai découvert Histoire de Melody Nelson. J'ai  été obsédée par cet album qui encore aujourd'hui arrive à me tirer des larmes et c'est de là que j'ai découvert les autres facettes de son oeuvre. J'avoue que j'aime surtout ce qu'il a fait dans les années 70 et je ne suis pas très fan de ce qu'il a fait vers la fin de sa vie. Je ne me suis jamais vraiment intéressée à sa vie privée, j'avais beaucoup aimé l'exposition à la cité de la musique mais ça s'arrête là.

gainsbourg gainsbarre.jpg

De toute façon, Joann Sfar ne s'en cache pas, il n'a pas voulu filmer la vie de Gainsbourg telle qu'elle a été mais nous propose un conte. Et c'est très réussi, du début à la fin, on se laisse entraîner par le jeune Lucien qui se fait des films, le jeune compositeur parisien poursuivi par son double, sa gueule, l'homme à la tête de chou, puis Gainsbarre. Cette histoire est magnifiquement racontée.

Eric Elmosnino est bluffant, il ne se contente pas de lui ressembler, il EST Gainsbourg. Le reste du casting m'a un peu laissée dubitative, de Mougladis-Greco à Casta-Bardot, mouais, ça fait un peu trop sosie poussé à l'extrême. Je me suis bien marrée avec Philippe Katerine en Boris Vian et le générique de fin m'a appris que Joann Sfar lui-même jouait Brassens.

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J'ai beaucoup aimé le retour au jeune Lucien pendant tout le film, surtout face aux para, et l'alter ego qui suit Gainsbourg toute sa vie avec son look de Dandy XIXe, son nez énorme et ses grandes oreilles. Je me dis d'ailleurs que le réalisateur aurait peut-être mieux fait d'écrire une histoire sans forcément faire référence à Gainsbourg, car en regardant ce film, je me suis parfois dit que je suivais une histoire avec un personnage principale qui ressemblait à Gainsbourg mais pas un film sur sa vie. Ca aurait peut-être permis de s'engager plus dans l'onirisme et de ne pas faire dresser les cheveux des fans qui répètent que le film n'est pas fidèle à la vie de l'artiste. c'est normal, ce n'est pas le but.

02.02.2010

Le jour de la marmotte (entre autres choses)

ou Groundhog day est célébré le 2 février en Amérique du Nord. Pas besoin de vous expliquer, vous avez vu le film avec le génial Bill Murray et Andy McDowell avant que sa carrière ne se résume à des pubs pour des crèmes antirides. Si ce n'est pas le cas, je vous y encourage fortement et je suis sûre qu'une chaîne de la TNT vous fera une fleur en rediffusant le film un de ces soirs.

groundhog_day.jpg

Cette histoire de marmotte qui voit son ombre remonte à une tradition du Nord de l'Europe relative à la fin de l'hibernation des ours, remplacée chez nous par la fête catholique de la chandeleur. Et même si j'aime bien les marmottes, je préfère les crêpes ! Donc Mr Chinchilla fait des crêpes (moi, je révise, pas le temps de cuisiner).

Pas grand chose à raconter, je n'ai toujours pas de vie et le concours blanc se rapproche dangereusement, plus que 10 jours !!! Mes profs me semblent de plus en plus incompétants, pas concernés, à l'ouest, rayer la mention inutile, et ça me stresse encore plus pour le concours. J'en profite pour remercier Kusa et Violette de m'avoir prêté leurs livres et Anne Shirley de m'avoir prêté ses cours (qui sont de vrais cours, pas comme ce que j'ai à l'IUFM).

Je continue à lire de la littérature jeunesse et des livres trop passionnants sur la psychologie des nenfants, l'échec scolaire et autres sujets palpitants. Mais au rayon jeunesse de ma bibliothèque de quartier, je suis tombée sur L'étrange vie de Nobody Owens qui me faisait les yeux doux donc je l'ai emprunté. J'aime tellement que je vais sûrement me l'acheter (faut pas chercher à comprendre) mais en anglais (pour comparer certaines expressions un peu bizarres dans la VF avec l'original). Dommage parce que la couverture française est plus jolie pour une fois.

nobody owens.gif The Graveyard Book.jpg

J'essaie de maintenir un semblant de vie en dehors de RER-IUFM-révisions-dodo, je suis allée à l'expo sur Madeleine Vionnet qui se terminait le 31 janvier. Je fais partie de ces filles toujours en jean baskets qui ne peuvent pas s'empêcher de baver devant les belles robes, j'ai été servie. J'en ai profité pour découvrir le musée des arts décoratifs qui est très sympa mais énooorme. J'y retournerai pour l'expo Playmobils, mais pas un dimanche avec plein de nenfants que leurs parents laissent courir, sauter et hurler sans rien dire.

vionnet.jpg

Je suis aussi allée voir Mr Nobody, je n'ai pas trop le temps de m'étendre, je vous dirai juste que c'est très réussi esthétiquement, que les acteurs, dont Jared Leto über-graou, sont très bien et que l'histoire vous retourne un peu le cerveau dans le bon sen du terme mais qu'il manque un je ne sais quoi pour en faire un film dont je me souviendrai. En cela, mon avis se rapproche beaucoup de celui de Cachou je crois.

Je suis aussi allée voir A serious man des frères Coen, moins drôle que ce que laissait présager la bande annonce mais un très bon film. Le personnage principale s'en prend plein la tronche et on a envie de le secouer un peu. Pour les fans de The big bang theory : l'acteur qui joue Howard a un petit rôle dans ce film :)

mr nobody.jpg a serious man.jpg

Je conclurai ce billet fourre-tout en disant que j'ai été assez déçue qu'on parle si peu de la mort de JD Salinger et pas du tout de celle d'Howard Zinn. Faut dire que le ferme célébrités, c'est tellement mieux pour vendre du Coca aux téléspectateurs...Bref, une petite relecture de L'Attrape coeur et d'Une histoire populaire des Etats-Unis sera au programme post-concours je crois.

salinger.jpg zinn.jpg
Sur ce, je retourne à mes exercices de géométrie, youpi...

28.01.2010

Le billet de Neph

Les gens, je suis overbookée ! Je passe ma vie entre les cours et les révisions, je rêve de fiches de géo la nuit, je n'ai le temps de rien. Je ne dis pas ça pour me faire plaindre, tout ça me gave profondément  mais je sais pour quoi je le fais et c'est le principal. Ce blog en patit et j'en suis désolée; je n'ai plus trop le temps de poster et vous n'avez pas idée à quel point ça me manque.

Heureusement pour moi, Neph sort mon blog de son demi sommeil ! Ayant posté le 2000e commentaire sur ce blog, elle a gagné le droit de publier un billet sur ce qu'elle veut.

Pour info, nous en sommes à 2860 commentaires, le posteur du 3000 aura également droit à une tribune ici-même.

Je vous laisse donc avec le billet de Neph, bonne lecture !

 

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Puisque c'est grâce à Chinchilla que j'ai mis la main, il y a quelques semaines, sur le dernier hors-série du Point, il me paraissait logique d'aller dire chez elle ce que j'en avais pensé. Et puis je me suis rappelée qu'un jour, j'avais gagné un article à publier sur son blog (z'êtes jalouses, hmmm ?) : c'était l'occasion rêvée. (Et regardez-moi cette déco ! C'est cosyyyy ! Je m'y sens bien à l'aise ; dommage que je ne puisse pas y déposer mes bagages^^)

Figurez-vous que cette lecture, en plus de me confronter à mes innombrables lacunes en matière de littérature anglaise, m'a permis de plonger dans mes souvenirs de pratique de l'anglais. C'était en CM2 : M. Larcier, notre instit', comme on disait à l'époque, nous passait les cassettes de Big Muzzy in Gondoland. C'est donc à 10 ans que j'ai prononcé ou bredouillé mes premiers mots en anglais. La phrase dont je me souviens le plus était "He is clever" !

muzzy.jpg

 

Vint ensuite le temps du collège : en 6ème, notre prof nous a demandé de nous choisir un prénom : je suis devenue Wendy pour un an. Et dire que j'avais choisi Jenny... Frustrée je suis, depuis. Et on a appris à chanter ça :


J'avoue que le reste de l'anglais au collège est bien confus dans mon esprit... J'ai du mal à me rappeler une activité particulière qui m'ait marquée.

Et puis ce fut le lycée : des profs exceptionnelles, à me donner envie de me plonger jusqu'au cou dans l'anglais de Shakespeare. Lors d'un voyage scolaire en Grèce, on repère un beau mec qui lit du Chandler en VO, et dont un extrait se trouvait dans mon manuel d'anglais : l'envie de le lire ne m'a jamais quittée, et je m'y suis mise l'an dernier... En terminale, je commence l'anglais renforcé, en plus du latin et du grec : ô
joies d'un emploi du temps surchargé qui me force à manger des sandwichs entre deux cours. Je lis mon premier roman en VO :

gatsby.jpg


J'aime tellement cette nouvelle expérience que j'enchaîne avec Tender Is The Night, dégoté en occaz' chez Gibert lors d'une journée à Paris. Le lycée se termine, et je garde en souvenir mes trois manuels Your Way.

yourway.gif


Arrive la prépa : mes lectures ne me transcendent pas. Il s'agit de The Taming Of The Shrew (La Mégère apprivoisée), Foe (de Coetzee) et The Secret Sharer (de Conrad). Heureusement, un autre passe-temps occupe mes soirées : je me mets aux séries en VO : c'est la grande époque des premiers Desperate Housewives, de Prison Break (à leurs débuts !). Un régal ! Depuis, me voilà fan de The Big Bang Theory, entre autres.

Ensuite, j'ai du m'intéresser de plus près au latin et au grec, pour mon plus grand plaisir (quand même). A mon grand regret, je n'ai plus vraiment lu en anglais depuis, et j'ai l'impression d'avoir tout perdu. Sans avoir la prétention de parler couramment la langue, je me suis toujours débrouillée... Bref, je décline.

C'est la blogosphère qui me donne envie de m'y remettre. Depuis un an, je fréquente des amatrices assidues d'auteurs tous plus tentants les uns que les autres. 2010 sera l'année de Wilkie Collins ! Pour me motiver, me voilà donc inscrite à trois challenges : les Wilkie Collins Addicts, 100 ans de littérature américaine et English Classics. Si avec ça, je ne me relance pas à corps perdu dans la littérature anglo-saxonne... en VO !

Pour finir, une série à découvrir absolument si ce n'est déjà fait, et qui résume bien l'idée que je me fais de l'humour anglais : The Black Adder. Au générique, que des grands noms ! Rowan Atkinson, Hugh Laurie, Stephen Fry... A voir absolument !

Beaucoup de "je", dans cet article... Avons-nous quelques souvenirs en commun ? Je rends l'antenne et remercie Chinchilla qui, si elle avait pu prévoir, ne m'aurait peut-être pas offert cette tribune.


Votre dévouée,
Neph. (Qui dans une autre vie, aurait aimé être une Anglaise distinguée)

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25.01.2010

Happy Burns day!

Interesting fact du jour : Aujourd'hui 25 janvier, au pays-du-Loch-Ness-et-monstre-du, on célèbre la naissance du plus grand poète écossais : Robert Burns.

robert_burns_1.jpg

Né en 1759, Burns est considéré comme un pionnier du romantisme et une icône de la culture écossaise, même s'il est surtout connu en dehors de l'Ecosse pour être l'auteur du poème Auld Lang Syne, mis en musique des années plus tard.

Et pour célébrer le fils préféré de l'Ecosse (rien que ça), on organise des "Burn suppers", comprenez, on se réunit pour manger du haggis et réciter des poèmes de Burns, dont le fameux Address to a Haggis. Ces dîners, célébrés depuis le début du XIXe siècle suivent toujours les même rituels et obéissent à un ordre bien codifié, alternant plats traditionnels écossais et toasts à n'en plus finir, et enfin, les invités se donnent tous la main et chantent Auld Lang Syne.

Un jour, j'espère bien assister à un vrai Burns supper, de préférance en Ecosse, mais en attendant, je vais me contenter d'écouter la chanson, dans la version de Mairi Campbell (vous savez, celle qu'on entend dans le film Sex and City).

Sinon, je dois bien pouvoir trouver du haggis digne de ce nom à Paris, non ? J'y ai goûté lors d'un séjour en Ecosse, il ne faut pas penser à ce qu'on met dedans, mais à part ça c'est bien bon.