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Miss Charity

Miss Charity.jpgAujourd'hui, j'avais prévu un petit mot sur la bio de la duchesse de Devonshire mais ce matin, un peu par hasard, j'ai commencé à lire Miss Charity (exemplaire dédicacé par Marie-Aude Murail ^^) et euh, comment dire, ben je l'ai lu d'une traite et je l'ai refermé vers 16h. J'ai tellement aimé que l'estomac sur pattes que je suis ne s'est même pas arrêté pour manger, c'est dire.

Charity Tilder est une petite fille pleine de vie mais à la fin du XIXe siècle, les enfants de la bonne société sortent rarement de la nursery. Fille unique de parents peu démonstratifs, elle est donc condamnée à la solitude du troisième étage de la maison familiale avec pour seule compagnie sa bonne d'enfant écossaise un peu dérangée et les oeuvres de Shakespeare chipés dans la bibliothèque parentale. Mais une rencontre fortuite avec une petite souris va changer sa vie. Charity se met à s'occuper d'animaux et transforme sa nursery en ménagerie : une deuxième souris, un hérisson, un canard, un lapin font partie des pensionnaires de ce drôle de zoo. Ses parents trouvent de bon ton qu'une gouvernant française s'occupe d'elle, c'est ainsi que Mademoiselle Legros entre dans sa vie et lui apprend l'aquarelle. Elle passe alors ses vacances d'été à courir la campagne et à dessiner plantes et champignons. En grandissant, elle unie ses deux amours, les animaux et la peintures, en dessinant les aventures de son lapin Peter.

Hommage à la littérature britannique du XIXe siècle, avec des références à Jane Austen ou Charles Dickens et la mise en scène d'Oscar Wilde et de Bernard Shaw, biographie romancée de Beatrix Potter (les illustrations sont géniales !), Miss Charity est en même temps très original et sait créer un univers attrayant. Le personnage principale est adorable et je me suis vite attachée, voire identifiée, à elle (quand j'étais petite, j'avais une lapine et une grenouille et j'aimais bien chasser les escargots en pataugeant joyeusement dans la boue). En grandissant Charity devient une jeune fille au fort tempérament et qui aspire à être indépendante, chose impensable pour la société victorienne d'alors. D'ailleurs, en lisant ce livre et en découvrant la vie des jeunes filles de l'époque, je me suis dit que j'étais bien contente de vivre au XXIe siècle.

Le style de Marie-Aude Murail est remarquable, vif et juste, tout à fait abordable pour les enfants et très agréable pour les plus grands. Ces derniers se réjouiront d'ailleurs de découvrir de nombreuses références littéraires, jusque dans le nom des personnages : tels Miss Gardiner ou lady Bertram, ses filles n'étant pas sans me rappeler les cousines de Fanny dans Mansfield Park. J'avoue que je ne connaissais pas du tout Marie-Aude Murail avant de lire Miss Charity mais comme j'ai tout simplement adoré ce livre et que je n'entends que du bien sur cette auteure, je ne vais pas tarder à me pencher sur son cas.

Miss Charity est un grand livre, et pas juste parce qu'il fait 560 pages. C'est un roman extraordinaire avec une héroïne charmante qui m'a captivé du début à la fin. Je me suis surprise à éclater de rire en lisant et j'ai refermé ce livre avec un grand sourire aux lèvres, et le regret de l'avoir déjà terminé. Suivi d'un "tiens, il est déjà 16h ? J'ai faim". On ne se refait pas Very Happy

 

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