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Gran Torino

Gran Torino.jpgGran Torino, c'est la voiture de Walt (la même que Starsky et Hutch), un petit bijou qui fait envie à pas mal de monde. Walt, c'est un vieux réac membre de la NRA et partisans du "c'était mieux avant". Il n'aime ni les bronzés, ni les bridés, ni les mexicains. Il supporte ces saletés de ritals et ces pochetrons d'irlandais et c'est déjà pas mal. Lui, c'est un américain, un vrai, la preuve, il s'appelle Kowalski. Soldats en Corée puis ouvrier chez Ford, Walt est veuf et vit maintenant seul dans sa maison au milieu du ghetto envahi d'asiatiques, et ça, ça l'embête. Harcelé par un curé rouquemoute (oui, moi aussi je sais être intolérante quand il faut) qui a promis à la défunte épouse de Walt de le faire se confesser, emm*rdé par ses enfants qui veulent l'envoyer en maison de retraite, Walt va faire ami-ami avec les voisins. Un peu à l'insu de son plein gré au début. Lui, il voulait juste virer les délinquants qui avaient cassé sont nain de jardin. Après si en faisant ça il a sauvé le fils des voisins d'un gang, c'était pas prévu, alors arrêtez de le faire ch*er. Ce geste marque pourtant le début d'une relation forte avec la famille voisinez, surtout les jeunes Thao et Sue. Entre concours de crachats avec mémé, dégustation de cuisine traditionnelle et cours de bricolage, il va même finir par s'attacher. Ce vieil homme renfermé qui n'espère plus rien de la vie va rencontrer ces deux ados qui vont lui offrir un nouveau but dans l'existence. La relation qui se lie entre les personnages est vraiment très bien racontée, on voit ces gens qui n'ont rien en commun devenir petit à petit amis, mais la violence qui règne autour d'eux risque à chaque moment de tout faire basculer.

Le personnage de Walt est un vieux bougon qui n'aime rien ni personne, sauf sa chienne Daisy, et qui a son franc-parler (doux euphémisme pour dire qu'il ne peut pas dire une phrase sans jurer ou proférer des injures raciales). Rien de très attrayant donc, et pourtant, on ne peut pas s'empêcher de l'apprécier. Eastwood vire parfois à l'auto-parodie et c'est très drôle, limite too much mais on en redemande. Pourtant, le film n'est pas une comédie, loin de là. C'est un film touchant, profondément humain, qui vous marque pour longtemps.

Je ne suis ni fan ni anti-Eastwoood. J'ai adoré Million Dollar Baby et Mystic River, je sais qu'il a joué dans plein de Western à cause de Retour vers le futur 3 mais c'est un peu tout. J'ai vu très peu de film avec lui, Le maître de Guerre et guère avec. Mais dans ce film, je l'ai vraiment trouvé parfait. Question réalisation, il assure aussi. Mise en scène, lumière, son, tout est sobre mais efficace. Et en bonus à la fin, Clint himself et sa voix de mec qui a fumé, bu du whisky et mangé des cailloux toute sa vie pousse la chansonnette.

 

 

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