« 2009-04 | Page d'accueil | 2009-06 »

31.05.2009

Lazing on a sunny afternoon.

Après une semaine franchement pas top (doux euphémisme) je profite du weekend.

Mr Chinchilla m'a offert la BO de The Boat that Rocked/Good morning England, que j'écoute en boucle depuis hier soir.

Je suis allée faire un tour au marché du livre d'occasion du parc Brassens où j'ai trouvé trois livres pour 5€ :

Lettres d'amour de 0 à 10 et La première fois que j'ai eu seize ans, de Susie Morgenstern et Baby-sitter Blues de Marie-Aude Murail. C'est assez rare de trouver des livres de l'ecole des loisir en occasion donc je suis d'autant plus contente de mon acquisition.

Et ce soir, je vais voir Billy Talent en concert. Ce n'est pas ma chanson préférée mais voici un petit apperçu.

 

Et sinon à venir :

- la recette du clafoutis (que j'avais oublié chez ma môman)

- la recette du brownie au chocolat

- Looking for Eric

- l'expo sur William Blake

27.05.2009

Millenium 1 : les hommes qui n'aimaient pas les femmes

En passant devant les livres, je me disais souvent qu'il faudrait que je tente, comme ça pour voir. Mais n'étant pas plus motivée que ça, j'attendais gentiment une sortie en poche, j'attends toujours. Et puis l'autre jour au ciné, j'ai vu la bande annonce du film et comme je savais que de toute façon j'allais aller le voir (carte illimitée + Mr Chinchilla qui voulait le voir), je me suis dis que j'allais quand même lire le tome 1 avant de voir le film, histoire de. Et sans vouloir jouer les radines de base, ça me gave un peu de raquer 22€ pour un livre que je ne vais lire qu'une fois. Ben voui, les livres avec du suspense, généralement, une fois qu'on l'a lu une fois pour savoir qui était le tueur, ben on a pas trop envie de les relire. Pis bon, la psychologie des contraires fait des miracles chez moi, il suffit qu'un livre soit qualifié de best-seller, phénomène littéraire ou que sais-je pour que, pouf, je n'ai pas en vie de le lire. Esprit de contradiction quand tu nous tiens.

Enfin, tout ça pour dire que je me suis procuré le livre contre une promesse de cookies (ou de tarte au citron meringuée, au choix) et qu'après l'avoir lu je suis allée voir le film.

millenium1.jpgLe livre : Alors, si jamais il y a encore des gens qui ne l'ont pas lu, ça cause d'un journaliste suédois, Mickael Blomkvist, qui part dans le Nord du pays enquêter sur la disparition de la nièce d'Henrik Vanger, un grand industriel, 40 ans auparavant. Au cours de ses recherches, il se rend compte que c'est un peu une famille de cinglés avec pas mal de cadavres dans le placard, mais pas celui qu'il cherche, zut alors. Il  fini par faire équipe avec Lisbeth Salander, une nana gothique, asociale tendance autiste mais vachement douée pour fouiner partout et hacker les ordis.

Pour la suite, attention, spoilers.

J'ai eu du mal à rentrer dans le livre au début, pas forcément intéressée par les personnages au premier abord, l'histoire du procès pour diffamation contre Mickael m'a un peu saoulé, mais j'ai persévéré quelques pages. J4ai enfin accroché à l'histoire et j'ai terminé le livre assez rapidement, mais pas non plus au point de dévorer le bouquin en une nuit. J'ai vraiment accroché au moment où le tuteur de Lisbeth la viole. Pas que j'ai apprécié hein, mais parce que je me disais que ce salaud ne pouvait s'en sortir comme ça et donc j'avais envie de savoir ce qui allait se passer ensuite.

Concernant l'intrigue, je vais me faire taper mais il y a des trucs un peu gros. Par exemple, quand on découvre qu'Harriet est toujours en vie et que c'est Anita qui envoie les fleurs séchées tous les ans, j'ai trouvé ça un peu gros qu'à aucun moment Anita n'aie appris qu'Henrik croyait que le tueur d'Harriet envoyait les fleurs pour le torturer. Franchement, toute la famille savait qu'il était obsédé par la disparition d'Harriet et même si Anita vivait à Londres, sa sœur aurait pu lui en parler, non ? M'enfin, je cherche la petite bête.

Autre truc sur lequel j'ai tiqué, quand Mickael trouve la bible d'Harriet, il ne l'ouvre même pas pour voir s'il y trouve des trucs intéressants. Pourtant, moi quand j'ai appris que les nombres notés n'étaient pas des numéros de téléphone et que la fille était branchée religion, je me suis dit que ça avait peut-être un rapport. Il n'a jamais vu de film avec des codes secrets ou il y a des références à la Bible ou où il faut remplacer chaque mot par le suivant dans tel passage ? Je ne sais plus dans quel film j'avais vu ça, un truc genre cap et épée et aussi complot contre le roi mais comme le courrier de la personne est ouvert avant qu'il lui arriver, faut tout écrire en langage codé. Pis bon, il a jamais regardé Pulp Fiction, Ezechiel 25 17, tout ça ? Enfin bref, là aussi je chipote. Mais j'aime bien chipoter^^

Au final, j'ai plutôt bien aimé, ça se lit assez vite, le personnage de Mickael Blomkvist ne m'a pas intéressé plus que ça alors que j'aurais aimé en savoir plus sur Lisbeth, je pense d'ailleurs que c'est la seule raison pour laquelle je lirais les deux tomes suivant, parce que mine de rien, le tuteur sadique, j'ai bien peur qu'il fasse reparler de lui dans les tomes suivant. M'enfin, ce n'est pas non plus comme si j'avais envie de me précipiter sur la suite. Un jour, à l'occasion, de préférence avant la sortie du deuxième film.

Millenium-film.jpgLe film. L'adaptation est plutôt réussi, les quelques modifications ne m'ont pas dérangé plus que ça, à part deux trucs sur lesquels je vais chipoter.

Déjà, je trouve que l'actrice qui joue Lisbeth est vraiment excellente pour ce rôle, elle ressemble assez à l'image que je me faisais du personnage. Blomkvist, bah, il m'a autant intéressé que dans le livre ^^ Ce n'est pas une mauvaise chose d'avoir un peu laissé de côté l'histoire avec Wennerstrom truc bidule et de l'avoir réduit au minimum. Sinon, ben, je voyais la cave de Martin beaucoup plus crade que ça, là ça a un côté presque chambre d'hôpital alors que moi je voyais ça beaucoup plus sombre. Enfin, c'est juste une question d'interprétation.

Pour le reste, si je comprends que le scénariste n'ait pas voulu développer certains aspects de l'histoire pour que le film ne dure pas 3h, certaines choses m'ont un peu gêné. Par exemple, Anita et Cecilia. OK, on n'a pas que ça à faire d'envoyer tout ce petit monde à Londres, alors on dira qu'Anita est morte, jusqu'ici, pas de problème. Par contre, pourquoi dire que Cecilia vit en Ecosse ? Surtout qu'elle revient quand même à Hedeby. Sans développer le personnage autant que dans le livre, je ne vois pas ce que ça apporte qu'elle vive à l'étranger, elle pouvait tout à fait vivre sur l'île et ne plus parler à son père, sans pour autant coucher avec Mickael.

Autre chipotage : comme on n'entend pas parler de la fille de Blomkvist, c'est finalement Lisbeth qui lui envoie un mail pour lui dire qu'elle a découvert à quoi correspondent les nombres notés dans le journal d'Harriet. Alors, bon, je n'ai lu que le premier tome mais ça me semble assez étrange venant de son personnage qu'elle lui envoie un mail comme ça, pour aider, alors qu'elle se méfie de tout le monde, surtout qu'elle a enquêté sur lui et donc qu'elel sait que quand il l'apprendra, il ne sera pas très content. Enfin moi je dis ça, je dis rien.

Et pour finir, je dois dire que le product placement d'Apple est quand même un peu foireux dans le film puisque 1) le portable de Lisbeth se pète en deux après une petite chute de rien du tout et 2) celui de Blomkvist se fait hacker en moins de deux.

 

24.05.2009

I'm wearing a skirt!

Bientôt la fin de mon weekend chez moué. Demain ça sera adieu veaux vaches cochons chat sumo et bonjours pigeons poulets parisiens élevés aux mégots.

Après la cueillette des cerises, je m'attaque de la civilisation autochtone : resto italien avec BFF, promenade dans le Central Park local, dégustation d'un latte frappé délicieux et bien moins cher que chez Starbeuc et "fish'n'chips" local.

Hier, ma meilleure amie est arrivée en retard, comme d'hab (et là je vis dangereusement car même si elle ne poste pas de commentaires, je sais qu'elle passe souvent par ici) et comme elle est trooop géniale (je me rattrape ^^) elle m'a offert un livre, comme ça, sans occasion particulière. Il y a fort fort longtemps, j'avais dit que je lirais bien une biographie de Virginia Woolf, ben je vais pouvoir mettre mes menaces à exécution puisqu'elle m'en a offert une :)

Ensuite, direction le resto italien du coin pour bavarder et dire du mal de plein de trucs autour d'un bon plat de pâtes, puis retour chez moi pour faire les mamies en bavardant et critiquant, mais cette fois, autour d'une infusion.

Le lendemain, il fait toujours aussi chaud et, ô malheur, je n'avais pas prévu de débardeur ni de short dans ma valise, j'ai donc retroussé les jambes de mon jean et retrouvé un petit haut tout mimi dans mes fringues du lycée. Un haut avec...des cerises ! Un peu kitsch mais porté avec un jean et des ballerines noires toutes simples, ça allait.

Repas de midi chez belle maman, léger, c'est à dire des frites, et je ne suis fait engueulée parce que je n'avais pas envie de m'empiffrer par 29° à l'ombre...Bref. Surtout que pour le soir, belle-maman avait prévu un resto dont la spécialité est la friture de carpes, servie bien sûr avec des frites. Rien que d'y penser, mes artères s'en bouchent déjà.

Mais avant cela, direction le zoli parc au bord de la rivière envahi de mariés qui viennent se faire photographiés devant les massifs de fleurs.

Cette petite balade sous les arbres, qu'est-ce que c'est agréable par une chaleur pareil. Le chien de BFF ne se gène d'ailleurs pas pour aller se rafraîchir dans l'eau, un peu trop cracra pour moi. On pousse donc jusqu'à THE rue piétonne, où la jeunesse locale fait les boutiques (enfin, sans H&M ni Zara, ça limite) dans des tenues parfois, euh, très distinguées. J'admire donc ce défilé de glamour et d'élégance de la terrasse d'un petit salon de thé en sirotant un latte frappé délicieux dans un vrai verre, servi par un serveur souriant et qui vanne gentillement BFF qui a pris un Perrier alors qu'il nous avait tout bien expliqué les cafés frappés et les smoothies, le pauvre.

gossip-girl-summer.jpg

Et pour finir la journée en beauté, resto. Et là je me suis dit que, bon, je n'allais quand même pas y aller avec mon jean retroussé aux genoux. Je suis donc repartie fouiller dans mon armoire et mes souvenirs vestimentaires et c'est comme ça que j'ai fini la journée en jupe. Tout arrive ^^

22.05.2009

Under the cherry tree

Youhou, je suis rentrée chez moi !!! Pas dans mon appart de Paris, non,non ! Mon vrai chez moi, ma contrée natale, que quand je dis que je suis de là-bas les gens ne savent même pas où c'est. C'est marrant comme après avoir passé pas loin de 20 ans à trouver ça nul, je suis finalement bien contente de retrouver ma bourgade.

A peine descendue de voiture, mon chat sumo a bondi d'un buisson pour venir lustrer mes chaussures. Mon chat sumo, on l'a trouvé alors qu'il était tout pitit riquiqui et que sa maman l'avais oublié dans l'abri de jardin de ma mamie, alors on l'a pris chez nous et nourri au biberon. Depuis, il a bien grandi et surtout grossi, grâce aux bon soins de mon paternel, à qui je répète qu'il donne trop à manger au chat et qui ne m'écoute jamais. Oui, il y a plus têtu que moi : mon père.

Certaines personnes disent que dans l'est il y a deux saisons : l'hiver et le 15 août, eh ben c'est même pas vrai, hier il faisait 28° et il y avait du soleil. Bon, ok, ensuite on a eu droit à un méga orage pour le dîner, mais quand même :b

Mais surtout, hier, j'ai cueilli des cerises, les premières de la saisons. Ca faisait tellement longtemps que j'avais oublié à quel point c'était rigolo de faire l'acrobate entre les branches et de manger des cerises directement dans l'arbre. Même si on n'a pris que les plus mûres et laissé les autres pour plus tard, ça faisait quand même deux gros paniers pleins à ras bord. J'en ai d'ailleurs profité pour faire un clafouti dont je posterai bientôt la recette. Ca a fait un très bon dessert après le barbecue. Dégusté sous abris avec les éclairs et le tonnerre en toile de fond. Ce qui ne m'a pas gêné du tout parce que 1) quand il fait lourd, un bon orage, il n'y a rien de tel pour rafraîchir l'atmosdphère et 2) j'adooore les orages. Pas quand je suis dessous hein, mais j'aime bien regarder les éclairs alors que je suis bien à l'abri ou entendre les tonnerre gronder alors que je suis bien au chaud dans mon lit.

Je sais très bien que si je passe ne serait-ce qu'une semaine ici, je meure d'ennui. Mais franchement, ça fait un bien fou d'être réveillée par le cuicui des pioupious et pas par les voisins ni les klaxons, de se la couler douce et de se laisser vivre en profitant du soleil dans le jardin et pas sur un coin de banc dans un parc envahi de touristes ou sur mes 50 cm² de balcon avec vue sur des tours. Rah si seulement je pouvais avoir les avantages de Paris sans les inconvénients. Vous remarquerez le progrès, je dis "avantages" en parlant de Paris, on est sur la bonne voie. Peut-être qu'avec le temps, les musées, ciné et resto arriveront à me faire aimer Paris malgré la pollution et les gens aigris. Mais compliquée comme je suis, c'est au moment où je finirai pas apprécier Paris que je devrai déménager.

cherry_tree.jpg

Bon, c'est pas tout ça mais c'est l'heure du goûter et les cerises m'attendent, miam.

20.05.2009

Les marins font la mode

Les-marins-font-la-mode.jpgJe suis allée voir l'expo Les marins font la mode, au Musée national de la marine. C'est un peu étrange de voir une expo sur la mode dans un musée de la Défense mais pourquoi pas. Après tout, l'uniforme marin a été détourné à plusieurs reprises pour finir d'une façon ou d'une autre dans nos armoires.

On commence donc par le commencement : les uniformes de marine du XIXe siècle à nos jours. Si les marins portaient un peu ce qu'ils voulaient, la majorité étant marins pêcheurs ou de commerce avant d'être militaires, les officiers devaient en revanche porter un uniforme bien défini. Avec le temps, les choses évoluent et deviennent plus carrées avec un uniforme bien défini pour chacun. Il a même fallu inventer des uniformes féminins lors de la féminisation de la marine après la Seconde Guerre Mondiale. Pour illustrer le tout, des gravures, des photos, et des uniformes en vrai exposés dans un ordre chronologique.

Ensuite, ben on a pas attendu Coco Chanel pour que la marine influence la mode. Dès le XIXe siècle, on se déguise en marin pour aller au bal masqué et ces dames ne tardent pas à  porter des robes inspirées des costumes marins. Et n'oublions pas les générations d'enfants forcé à porter un costume de matelot parfaitement ridicule tout ça parce que la reine Victoria en accoutrait ses propres rejetons.

La Revanche.jpg

Enfin, après avoir admiré les maillots de bains de l'époque, on passe au vif du sujet avec des pièces de couturiers inspirés par le style marin. On trouve donc du YSL, Dior, Gaultier et j'en passe. On voit également comment des pièces maîtresses de l'uniforme marin sont passées dans notre garde robe comme les cabans, pantalons à pont et autres marinières. Sans oublier plusieurs variations sur le thème de la marinière par Gaultier ou Agnès B.

Marins-mode.jpg

Mais ce qui m'a le plus intéressé, c'est la partie de l'expo sur l'image du marin dans l'imaginaire collectif. Héros romantique qui défend sa patrie loin des siens, aventurier qui va au bout du monde et découvre des terres inexplorées, vilain garçon tatoué avec une femme dans chaque port, on a droit à toutes les images que peut véhiculer la profession. Enfin, presque. Le marin est parfois aussi associé à l'homosexualité et je trouve dommage qu'on le mentionne juste en passant au lieu de vraiment en faire un autre archétype comme l'aventurier ou le tatoué. Il y avait de quoi faire pourtant, avec un extrait de Querelle de Fassbinder et quelques portraits de Pierre et Gille, mais a priori, on a préféré diluer tout ça dans la masse plutôt que d'en parler ouvertement. C'est normal en même temps, au musée national de la marine, on doit être un peu frileux à ce sujet, comme l'est la Défense en général. Moi je dis ça, je ne dis rien.

Pierre et Gilles.jpg

Heureusement, le blog de l'expo est plus locace avec cet article. Ce blog est d'ailleurs très bien fait et complète parfaitement l'expo.

19.05.2009

Star Trek

Star Trek.jpgAlors, en fait, la vérité, c'est que je n'ai jamais regardé Star Trek, ou alors un épisode en passant, comme ça, il y a longtemps. Mais comme je suis un peu nerd, je connais forcément quelques références du genre "live long and prosper", le klingon, l'Entreprise, tout ça, ça me dit vaguement quelque chose.

Mais ce qui l'a vraiment donné envie de voir Star Trek, il faut bien l'avouer c'est The Big Bang Theory. Eh oui juste parce que les héros de de la série (enfin surtout Sheldon) en parlent tout le temps. OMG, je suis Sheldonisé, si ça continue, je vais m'acheter des draps Star Wars XD

Enfin bref, je suis donc allée voir Star Trek, ze film, ce weekend et j'ai bien aimé. J'ai sûrement loupé plein de clins d'oeil (j'ai quand même compris que c'était Leonard Nimoy qui faisait Spock vieux, merci) mais en tant que "néophyte faux débutant" on va dire, je n'étais pas perdue.

leonard-nimoy-spock.jpg

Le scénario propose de revenir aux source de la saga mais avec un changement par rapport à l'histoire originale. Petit souci espace temps et bam, un vaisseau de Romuliens (les vilains méchants, un chouilla caricaturaux) attaquent le vaisseau du papa du futur James T. Kirk. Kirk est donc un pauvre orphelin de père tendance délinquant mais hop tiens Starfleet ça a l'air sympa. Pendant ce temps là à Vera Cruz sur Vulcain, Spock est drôlement intelligent et comme il en a marre qu'on lui fasse toujours remarquer que sa mère est humaine, sûr que chez Starfleet ils seront plus sympa. Ils finissent donc par se rencontrer, mais l'ambiance est plutôt tendue entre eux.

Au moins maintenant, je sais pourquoi Shelodon aime tant Spock ^^ Intelligence hors du commun, respect des procédures, c'est son role model. Zachary Quinto (le méchant de Heroes) fait d'ailleurs un très bon Spock.

J'ai eu un peu de mal avec l'acteur qui joue le rôle de Kirk. Rien de personnel, il joue bien. C'est juste qu'il avait un faux air de Dave de la saison 5 de Desperate Housewives (blond, yeux bleus, grosses lèvres,tout ça, brrr).

 

Chris Pine.jpg Dave.JPG

Bon ok, là c'est pas flagrant, mais je vous assure

que je n'ai pas arrêté d'y penser pendant le film !

Sinon, ben c'est un bon film de SF, bien rythmé, avec une bonne dose d'humour, de bons effets spéciaux qui ne prennent pas pour autant le pas sur le scénario, scénario qui y va parfois un peu fort d'ailleurs mais on n'en voudra pas à J.J. Abrams pour autant.

Petite crtitique cependant : on ne voit pas assez Simon Pegg ! Il n'apparaît pas assez tôt dans l'histoire (trop occupé à paufiné son accent écossais ?). Ouais bon, je ne suis pas hyper objective. Pour la peine, je vais investir dans le DVD de Spaced.

Simon Pegg.JPG

Je ne sais pas ce que les fans auront pensé de ce film mais moi, je vote pour !

14.05.2009

Oscar Wilde

Etre hétéro et vivant ne font pas partie des critères qui entrent en compte pour être élu homme de ma vie. Par contre, être un génie, ça aide.

Oscar Wilde.jpg
Là, c'est Oscar à New York

Oscar Fingal O'Flaherty Wills Wilde (pas étonnant qu'il ait raccourci un peu) est né à Dublin et est mort à Paris. J'ai d'ailleurs vu la maison où il est né, près de Pearse Street. Ensuite, la famille a déménagé à Merrion Square, un coin quand même plus fashion. Il y a d'ailleurs une statue d'Oscar dans le parc. Parc, qui est d'ailleurs plus sympa que Saint Stephen's Green et où au moins il y a des banc libres pour se poser avec un bon bouquin, mais je m'égare. Oscar a étudié à Trinity College à Dublin, puis est allé à Oxford.

IMG_1816.JPG
La statue d'Oscar, Merrion Square

Il est mort à Paris donc, et est enterré au Père Lachaise, je trouve d'ailleurs sa tombe particulièrement laide.

IMG_4730.JPG
La tombe d'Oscar

Entre temps, il a écrit un roman et des pièces de théâtre, de la poésie, des nouvelles, des essais, il a fait dandy scandaleux, est allé en prison parce que le père de son chéri était un poil réac (pour un victorien) et l'accusait d'être un sodommite avec deux M, ce qui prouve qu'en plus d'être réac, il n'était pas doué en orthographe. Après trois ans en prison, Oscar a fini sa vie en France sans un sous et sous un pseudo.

Parmis ses pièces de théâtres, j'adore The importance of being Earnest, qui me faire rire à chaque lecture. Je l'ai vu à l'Abbey Theatre de Dublin, joué uniquement par des messieurs et c'était vraiment très drôle.

LAdy Bracknell.jpg
Alan Stanford en Lady Bracknell

Ce que j'aime chez Oscar Wilde, c'est son humour et son ironie cassante. Ses personnages peuvent sortir des répliques pas croyables tout en gardant un flegme on ne peut plus british.

J'ai lu récemment son unique roman, The Picture of Dorian Gray et j'ai adoré. C'est un livre très sombre avec beaucoup d'ironie et une vision assez désabusée de l'humanité.

J'ai aussi lu un recueil de contes pour enfants (enfin, plus ou moins), Le Prince heureux, qui traînait dans ma bibliothèque depuis une bonne dizaine d'année et que j'ai retrouvé il y peu, avec une dédicace de ma prof de français de cinquième.

J'ai très envie de lire De Profundis, la lettre que Wilde a écrit à son amant alors qu'il était en prison, mais attention, pas la version censurée, hein. Il a d'ailleurs fallu attendre les années 60 pour que cette lettre soit publiée dans son intégralité.

wilde and Alfred.jpg

Oscar et Alfred Douglas, avant que le papa

de ce dernier ne fasse un procès à Oscar

 

Mais Oscar, c'est avant tout le roi de la phrase culte dans ses oeuvres ou IRL, même qu'on appelle ça des aphorismes et et que les recueils de ses aphorismes se vendent très bien.

 

Voici un florilège de mes préférés :

Always forgive your enemies; nothing annoys them so much.

Work is the curse of the drinking classes.

Fashion is a form of ugliness so intolerable that we have to alter it every six months.

Why was I born with such contemporaries?

We are all in the gutter, but some of us are looking at the stars.

Whenever a man does a thoroughly stupid thing, it is always from the noblest motives.

A true friend stabs you in the front.

Only dull people are brilliant at breakfast.

To lose one parent, Mr Worthing, may be regarded as a misfortune; to lose both looks like carelessness.

It is a very sad thing that nowadays there is so little useless information.

To get back my youth I would do anything in the world, except take exercise, get up early, or be respectable.

The only thing worse than being talked about is not being talked about.

I like persons better than principles, and I like persons with no principles better than anything else in the world.

Whenever people agree with me I always feel I must be wrong.

Experience is the name everyone gives to their mistakes.

16:13 Publié dans I love my men | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : oscar wilde

13.05.2009

Toute l'histoire de mes échecs sexuels

Toute l'histoire de mes échecs sexuels.jpgChristopher est l'archétype du gentil looser. A 30 ans il vit encore comme un ado, pas coiffé, des vêtements crasseux et troués, pas de job fixe et un appart jamais rangé.

Chris vient de se faire larguer par sa copine. Encore. Aussi loin qu'il se souvienne, c'est ainsi que se sont terminées toutes ses relations. Cette énième rupture le fait s'interroger sur ses échecs précédents. Il décide donc de rencontrer toutes ses ex et de leur demander pourquoi elles l'ont plaqué afin de découvrir ce qui cloche chez lui et de ne pas foirer sa prochaine relation amoureuse. Le tout, caméra au poing, sinon, c'est pas drôle.

Voilà donc Chris qui fait une liste de ses ex et les appelle toutes. Entre vents téléphoniques, interviews de ses ex, visites chez un médecin, une psy et une dominatrice (si, si), overdose de viagra, rencontres sur le net et autres, on suit le parcours complètement barré de ce serial largué sous forme de documentaire décalé.

Si on se demande quelle est la part de vérité et la part de mise en scène dans ce qu'on voit, le personnage de Chris est très attachant et derrière cette image de glandu irresponsable se cache quelqu'un de profondément humain. Certaines scènes sont absolument hilarantes et d'autres très émouvantes et on passe du rire au larme de façon très naturelle. Le début est un peu mou du genou mais la suite est beaucoup plus rythmée. Après tous ces déboires, on se demande bien comment l'histoire va se terminé et la fin est une agréable surprise.

Chris Waitt va jusqu'au bout et n'hésite pas à étaler sa vie sentimentale et intime dans son film (est-ce que tout est vrai ? On ne sait pas vraiment) et à payer de sa personne. Le sujet est original et pas facile à traiter, pourtant il s'en sort très bien. Si ce film avait été français, on aurait eu droit à une version cinéma d'auteur bobo intello qui aurait sûrement viré questionnement pseudo philosophico-sexuel bien soporifique. Heureusement ici, le réalisateur avec sa touche de folie douche so british, ne se prend jamais au sérieux et offre un petit film drôle et sans prétention qui passe très bien.

Je ne sais pas se ce film est à l'affiche de beaucoup de cinés mais s'il passe près de chez vous, je vous conseille vraiment d'aller le voir.

12.05.2009

Tarte au citron meringuée

Le dessert favori de Mr Chinchilla

 

Ingrédients :

pour la pâte

250 d de farine

2 cuillères à soupe de sucre

125 g de beurre

3 cuillères à soupe d'eau froide.

 

pour le reste

6 œufs,

30 g de farine

30 g de maïzena

250 g de sucre

2 citrons non-traités

30 cl d'eau

50 g de beurre

IMG_5044.JPG

Faites la pâte brisée : versez la farine et le sucre dans un saladier, découpez le beurre en dés et déposez-les  dessus. Mélangez du bout des doigts jusqu'à obtenir un mélange sableux. Faites un puits, ajoutez 3 cuillères à soupe d'eau froide et mélangez pour  obtenir une boule de pâte. Mettez au réfrigérateur un quart d'heure minimum.

Séparez les blancs de jaunes. Attention ! Il ne faut pas du tout du tout de jaune avec les blancs sinon vous n'arriverez pas à faire monter vos blancs en neige.

Préparez la crème au citron : commencez par râper le zeste des citrons puis pressez-les. Dans une casserole, mélangez la farine, la maïzena, le sucre, le zeste et le jus de citron. Versez dessus 30 cl d'eau et fouettez le mélange sur feu moyen. Ajoutez ensuite le beurre en dés et les jaunes d'œufs et mélangez bien avec le fouet. Le mélange doit être épais.

Étalez la pâte sur du papier sulfurisé et déposer le tout sur le moule, Faites cuire la pâte à blanc environ 10 minutes à 200° (avec plein de trous fait à la fourchette et des haricots sec ou des billes de terre cuite pour éviter que la pâte monte). Versez la crème au citron sur la pâte et faites cuire 20 minutes, toujours à 200°.

Montez les blancs en neige au batteur et ajouter petit à petit le sucre.

IMG_5046.JPG

Sortez la tarte du four et versez la meringue dessus avec une cuillère. Si vous êtes motivée, utilisez une poche à douille pour que ça soit aussi joli que celle de votre boulanger. Remettez le tout au four et laissez dorer la meringue (environ 10 minutes, mais ça dépend des fours).

Sortez la tarte et laissez-là bien refroidir afin d'éviter toute catastrophe lors du démoulage.

IMG_5049.JPG

11.05.2009

Easy Virtue

En français, Un mariage de rêve, le traducteur ET l'inventeur de bons titres étaient en vacances ce jour-là

Easy virtue.jpgLa famille Whittaker mène une vie monotone dans son manoir anglais poussiéreux. Le père est un anticonformiste et désabusé alors que la mère est une control freak, autant dire qu'ils ne se racontent pas grand chose. Les deux filles s'ennuient ferme et vont sûrement finir vieilles filles. Pendant ce temps John, le fils de la famille se la coule douce sur la Côte d'azur. Bonne nouvelle : il rentre au bercail, c'est môman qui va être contente ! Mauvaise nouvelle : il ramène dans ses bagages Larita, une américaine blonde platine bombasse qu'il a épousé. Si le père apprécie sa belle-fille, il n'en va pas de même de mômanMrs Whittaker. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que ça fight entre cette aristocrate anglaise froide et attachée aux convenances et sa belle fille, femme moderne des années 30, qui vient bouleverser ce petit monde endormi. Pendant ce temps-là, le reste de la maisonnée compte les points.

Une petite comédie So British qui tire un portrait au vitriol de cette famille en apparence ordinaire. Pourtant, derrière ce côté enjoué, ce film est plus profond qu'il n'y parait. La belle-fille américaine est très américaine, énervante de modernité pour cette famille anglaise encore engoncée dans ses traditions vieux jeu. Cette famille, si attachée aux apparences et aux convenances est en fait en pleine déliquescence. Les parents s'adressent à peine la parole mais font bonne figure pour sauver les apparences et qu'importe si on va devoir vendre le domaine, il faut participer à la chasse à cour er donner un bal comme si de rien n'était. Stiff upper lip et pis c'est tout !

Easy virtue 2.jpg

Les acteurs sont tous très bons, mention spéciale à Jessica Biel qui a fait un sacré bout de chemin depuis ses débuts dans la série réac de la famille du pasteur qui passe sur TF1 et à Kristin Scott Thomas en bourgeoise anglaise pas franchement sympathique. Colin Firth est également très bien dans ce rôle de personnage cynique qui porte un lourd fardeau. Et il y a Kris Marshall ! Il est très drôle en majordome qui sort des phrases assassines en conservant un flegme on ne peut plus anglais.

Même si la guéguerre entre belle-fille et belle-mère n'a rien de nouveau, Easy virtue va au delà de ça et offre des situations toujours très drôles et des répliques caustiques qui s'enchainent sans temps mort. La BO est également très bonne puisqu'elle reprend des morceaux actuels mais dans un style de l'époque, très original et plutôt réussi.

J'ai passé un excellent moment avec ce film et je ne regrette qu'une chose, qu'on n'ait pas eu droit à quelques secondes de plus pour voir la tête de Mrs Whittaker quand elle apprend la nouvelle, ou alors, un cri dans la nuit, je sais pas (pas clair ? C'est normal, je ne vais pas révéler la fin quand même !).

Toutes les notes