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Cranford and other short stories

Elizabeth Gaskell est une auteure britannique du XIXe siècle (comme c'est original sur ce blog^^) dont j'avais lu et adoré North and South ainsi que Wives and daughters. Considérés comme des classiques outre-manche, ses œuvres ont fait l'objet d'adaptations par la BBC alors qu'en France, c'est quasi mission impossible pour trouver ses œuvres dans la langue de Molière. M'en fiche, je lis en anglais, mais c'est mauvais pour le lobbying.

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Cranford and other short stories, qui m'a couté dans les 2 ou 3 €, réuni donc plusieurs nouvelles de Gaskell et comme je suis trop sympa, je vais faire un petit résumé de chacune.

 

Cranford

Cranford raconte les différents séjours dans le village du même nom par la narratrice. Ce village a la particularité d'être peuplé majoritairement de femmes, et plus précisément de dame plus toute jeunes, veuves ou vieilles-filles. Rien de très trépidant donc, Cranford est donc une sorte de chronique de la vie quotidienne de ces dames, de leurs manies et de la façon dont elles réagissent à divers événements les affectant. Il n'y a donc pas vraiment d'histoire mais plus une suite de petits événements, ce qui m'a un peu dérouté par rapport à North and South par exemple. Les personnages sont tous très bien croqués et c'est souvent très drôle, il ne faut juste pas s'attendre à quelque chose de romanesque.

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Mr Harrison's confessions

Mr Harrison, jeune médecin tout juste diplômé, arrive dans une petite ville pour s'associer au médecin local et plus tard reprendre son cabinet. Il est étonné du bon accueil que lui réserve la population locale  mais va bientôt découvrir la raison de cet accueil chaleureux : plusieurs familles espèrent bien lui mettre le grappin dessus et les rumeurs de mariages vont bon train. J'ai vraiment trouvé cette nouvelle très drôle, même plus que Cranford, surtout que l'histoire est racontée du point de vue du jeune médecin lui-même qui est un peu long à la détente.

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A noter que la mini série BBC Cranford s'inspire également de cette nouvelle ainsi que d'une autre que je n'ai pas lu : My Lady Ludlow.

The Doom of the Griffiths

Changement total de décor, l'histoire se passe au Pays de Galle, où une famille de propriétaires terriens a reçu un sort et selon la prophétie, la famille ne prospérera jamais et au bout de plusieurs générations le fils tuera son père. Cependant, le temps passe et la prophétie est presque oubliée, lorsque père et fils s'éloignent l'un de l'autre et que le jeune Griffith épouse en secret une jeune villageoise. Comment le père réagira-t-il ? La prophétie oubliée finira-t-elle par s'accomplir ?

Lois the witch

Hop, cette fois, direction la Nouvelle Angleterre à la fin du XVIe siècle et une petite ville qui deviendra tristement célèbre : Salem. La jeune Loïs, fille de pasteur anglais, se retrouve orpheline et va vivre dans la famille de son oncle à Salem. La jeune fille a du mal à s'adapter aux mœurs rigides des puritains et est mal acceptée par ceux qui sont pourtant à présent sa seule famille. Gaskell décrit ici très bien les mécanismes sociaux qui ont abouti aux procès pour sorcellerie, ou comment une petite communauté isolée fini par sombrer dans la paranoïa. Je trouve l'analyse de Gaskell sur ce sujet particulièrement moderne. Après quelques recherches, il semble que cette nouvelle ait été publiée en français sous le titre La sorcière de Salem.

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Curious if true

Un récit très court où un anglais de passage en France s'égard et atterri dans un château peuplé de personnage de contes de fées. Cette petite histoire présente les personnage des contes de Perrault de façon assez drôle, Cendrillon à les pieds enflés, juste retour des choses à force de porter des chaussures aussi serrées, la Belle au bois dormant s'endors sans prévenir, ce qui fait un peu honte à son époux et autres réjouissances.

Six Weeks at Heppenheim

Le narrateur, un anglais qui voyage en Europe avant de s'installer comme avocat à Londres, tombe malade dans un petit village allemand et doit y passer plus de temps que prévu. Lors de sa convalescence à l'auberge du village, il découvre la vie de l'auberge et de ses habitants, le propriétaire bon vivant, sa sœur un peu revêche et la douce servante malheureuse en amour. Elizabeth Gaskell a écrit cette histoire après avoir séjournée à Heppenheim lors d'un voyage en Allemagne, ce qui lui donne ce côté récit de voyage, très pittoresque qui m'a fait passé un agréable moment.

Cousin Phillis

Le jeune narrateur, Paul, débute sa vie d'adulte dans une compagnie de chemin de fer, il découvre dans un village une famille de cousins éloignés, les Holman et se lie d'amitié avec eux. Paul leur rend visite régulièrement dans leur ferme et éprouve un amour fraternel envers leur fille, Phillis. Ce récit assez cours lui aussi, reprend un des thèmes cher à Elizabeth Gaskell, l'opposition entre tradition et modernité dans l'Angleterre victorienne. Les Holman, vivent de façon recluse dans leur ferme alors que Paul est impliqué dans le développement du chemin de fer, symbole de modernité à l'époque victorienne. A travers cette histoire en apparence simple, Gaskell montre l'évolution de la société anglaise de son époque.

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J'ai mis pas mal de temps à lire ce livre, parce qu'il est si facile d'intercaler un autre livre entre deux nouvelles. Certaines histoires m'ont plus intéressé que d'autres mais j'ai pris plaisir à lire chacune d'entre elle. Le style d'Elizabeth Gaskell me plait toujours autant et j'espère pouvoir lire d'autres de ses œuvres, notamment Mary Barton, commencé il y a bien deux ans mais pas terminé pour cause de rendage à la bibliothèque mais je l'ai acheté lors de mon séjour en Irlande et je m'y replongerai un jour. J'ai également très envie de lire Ruth, une histoire pas très joyeuse de fille-mère que Gaskell ne voulait pas que ses propres filles lisent, et Sylvia's lovers, qu'elle a qualifié de "saddest story I ever wrote", ça promet !

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