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30.06.2009
Jeux de pouvoir
Quel est le rapport entre un pickpocket retrouvé mort dans une ruelle et le décès de l'assistante d'un membre du congrès américain ? A priori, aucun. Mais en y regardant de plus près, un journaliste mal coiffé va découvrir que les deux affaires sont liées à un complot politique impliquant la Défense et plusieurs milliard de dollars.
State of play, c'est d'abord une excellente série britannique diffusée en France sur Canal + puis sur Arte. Pour d'obscures raisons, au lieu de proposer cette série au public américain, on a préféré en faire une sorte de remake en film, et donc de caser une intrigue de 6x52 minutes en 2 heures. Heureusement, le résultat n'est pas aussi catastrophique que ce que je craignais. Certaines intrigues secondaires ont été zappées et l'histoire principale reste cohérente malgré les coupes, mêmes si la fin m'a semblée un peu précipitée.
La transposition de Westminster à Washington est plutôt réussi et le changement de complot sur l'énergie dans la version UK en complot qui implique la "war on terror" pour la version US est plutôt habile, même s'il prend des proportions un peu énormes, limite début de film d'anticipation^^
Russel Crowe est parfait dans son rôle de jouraliste corriace mal dégrossi, Rachel McAdams ne se contente pas de faire la jolie fille qui n'a pas grand chose à dire. Helen Mirren est géniale en rédac chef qui sait rester classe même quand elle insulte son équipe, Robin Wright Penn réussit a ne pas être transparente dans un rôle qui aurait pu être plus développé et Ben Affleck....ne m'a pas donné envie de le frapper. En fait, il est même plutôt bon en jeune loups de la politique bien propre sur lui.

Alors, qu'est-ce qui cloche ? Eh bien, un peu comme pour The Departed, j'ai trouvé le film très bon mais je ne vois pas à quoi sert un remake si peu de temps après la sortie de l'original quand on sait que celui-ci est déjà génial. Je sais que certains remakes dépassent l'original (qui se souvient du premier Scarface des années 30 ?) mais là, je trouve ça presque stéril. On va me dire que le succès du remake va faire de la pub à l'original, mais à ce moment-là, pourquoi ne pas faire plus d'effort pour la diffusion de l'original ?
Enfin, je mégare.
Reste l'intérêt du film qui dépeint les coulisses d'un grand quotiden national et le côté journalisme d'investigation qui me plait bien au cinéma, de bons acteurs et un scénario qui tient le spectateur en haleine (enfin, sauf s'il a déjà vu la série).
Pour résumer, Jeux de pouvoirs est un bon film en soi mais si on le compare à la série originale, il lui manque un petit quelque chose.
D'ailleurs, pour ceux que ça intéresserait, l'américanisation du casting nous donne :

David Morrissey Ben Affleck

John Simms Russel Crowe

Bill Nighy Helen Mirren

Kelly MacDonald Rachel McAdams

Marc Warren Jason Bateman

James MCAvoy ???? Arf, on en a perdu un en route
08:00 Publié dans Grand écran | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : cinéma, jeux de pouvoir, state of play
29.06.2009
Les beaux gosses
Les beaux Gosses, c'est un film avec des ados qui ne sont pas vissés à leur téléphone portable et qui ne portent pas des jeans slims. Le héros, Hervé, est un ado moyen, mal sapé, avec une sale coupe de cheveux, de l'acné et un appareil dentaire. Sa mère lui colle la honte et il se tripote devant un catalogue de la Redoute à l'occasion. Son pote Karim, écoute du métal et porte le mulet, trop la classe donc. Leurs hormones les travaillent et ils aimeraient bien avoir une copine, mais ils ne sont vraiment pas doués. Allez savoir pourquoi, Aurore, une des plus jolies filles de la classe est intéressée par Hervé, mais comme il n'est franchement pas doué, ça n'est pas gagné.
J'ai vraiment passé un excellent moment avec ce film, il est vraiment mieux que ce que la bande annonce laissait présager. Vous savez quand vous voyez la bande annonce d'un film qui a l'air trooop drôle et qu'au final toutes les blagues étaient dans la bande annonce ? Ben là, ce serait plutôt l'inverse. La bande annonce est très bof et le film est hilarant.

Ce que j'ai apprécié, c'est que le film ne soit pas trop ancré dans une époque mais donne plutôt une vision on pourrait presque dire intemporelle de l'adolescence (enfin, intemporelle des 30 dernières années en fait^^). C'est très drôle sans virer dans le gras. Les personnages sont tous très bien croqués et vous rappelleront sûrement des potes de collège ou lycée, voire vous vous retrouverez un peu en eux. Ils ne sont pas aidés, c'est sûr, entre coupes de cheveux improbables, fringues qui ne ressemblent à rien (et qu'ils ne changent jamais, j'espère que c'est le côté BD), pustules plein la tronche et autres appareils dentaires. Les profs sont également géniaux, même si on les voit très peu, en quelques secondes, on se dit que même si c'est un peu caricatural, on a eu un prof du même genre à l'époque (le prof de musique chevelu, le prof d'histoire écrivain torturé à ses heures....) et ça donne un côté "tranche de vie" qui sonne juste. Les dialogues sont juste parfaits, avec des répliques cinglantes et des scènes vouées à devenir cultes.

J'ai trouvé ce film très vrai, très représentatif de l'adolescence, en tout cas, des ados qui ne sont ni des gosses de riches parisiens ni des délinquants de quartiers difficiles mais juste des ados normaux, à la fois intéressés et effrayés par le sexe opposé, pas doués avec les filles et complètement immatures. Le film ne se prend jamais au sérieux et c'est aussi ça qui m'a plu, on n'essaie pas de nous refiler une morale ou un jugement de valeurs sur la jeunesse.
L'adolescence, ce n'est pas facile pour personne et je suis bien contente d'en être sortie mais ce film porte un regard tellement drôle sur cette époque de la vie que j'en serais presque nostalgique (et pourtant, le collège c'était un peu la pire époque de ma vie).
Maintenant, j'ai bien envie de me pencher sur la BD Retour au collège de Riad Sattouf, ça va pas arranger ma PAL ça...
10:00 Publié dans Grand écran | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : cinéma, les beaux gosses
28.06.2009
Lascars
J'aimais bien la série télé Lascars sur Canal + et l'animation française, ça m'intéresse toujours (il n'y a pas que Pixar et Miyazaki dans la vie) donc j'avais bien envie de découvrir le film Lascars.
Petit résumé : Tony Merguez et José Frelate ont foiré leur plan vacances se retrouvent coincés à la cité pour l'été au lieu de partir se dorer la pilule à Santo Rico. Tony, aimant à embrouilles, décide donc de dealer un peu pour se refaire et payer ces vacances. Sauf que forcément, ça va mal se passer.
J'ai été plutôt déçue par le scénario malheureusement. Difficile de tenir sur la longueur avec une histoire aussi peu originale. Ca se laisse regarder mais c'est archi téléphoné et je me suis vraiment ennuyée.
Ok, le graphisme est super, j'adore les couleurs, les personnages sont sympas, certaines scènes sont hilarantes, mais pour moi ça ne compense pas le fait que le scénario n'est pas assez travaillé. J'ai plus eu l'impression d'assister à une succession de sketchs qu'à une véritable histoire. Peut-être parce qu'il y a beaucoup de personnages mais sans vrais liens entre eux, bref, le scénario part un peu dans tous les sens pour pas grand chose.

Quand au doublage fait par des gens connus, ah ben c'est sûr que ça fait une bonne promo au film mais qu'est-ce que ça apporte vraiment à part ça ? J'ai souvent eu l'impression que les voix choisies ne correspondaient pas au personnage. Le budget doublage aurait pu être investi dans le salaire d'un scénariste, ça n'aurait pas fait de mal. Oups, ça recommence, je suis méchante. D'ailleurs, je me demande si ce film aurait été aussi médiatisé et aurait reçu d'aussi bonne critiques sans doubleurs VIP.
Enfin bref, je ne vais même pas parler des clichés sur la banlieue, c'était marrant en format court, ici l'accumulation rend ça beaucoup moins digeste.
Heureusement que la chanson finale m'a bien fait rire et a donc conclue le film sur une note positive, sinon je crois que je me serais surtout souvenu du fait que j'ai trouvé ça chiant. Le format court était tellement plus drôle. Petit rappel :
20:46 Publié dans Grand écran | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : cinéma, lascars
26.06.2009
Parce qu'il n'y a pas que Bambi

21:50 | Lien permanent | Commentaires (8)
25.06.2009
Coraline
Les parents de Coraline viennent d'emménager dans une vieille baraque au milieu de nul part. Comme si ce n'était pas assez, les dits parents sont tellement pris par leur travail qu'ils ne prêtent aucune attention à Coraline. Et ce n'est pas les voisins un poil déglingos qui vont la distraire, ni le seul enfant de son âge qu'elle rencontre et qui est plutôt du genre boulet ascendant moulin à parole.

Bref, Coraline s'ennuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie et en plus il pleut.
C'est alors qu'elle découvre une porte toute petite dans le mur et qui donne...sur un mur de briques. Sauf que, quand elle se relève en pleine nuit et va ouvrir la porte, elle n'est pas condamnée mais ouvre sur un monde parallèle où tout est tellement plus beau et tellement mieux que dans la réalité. Ses autres parents sont tellement plus attentifs. Son autre mère lui cuisine de bons petits plats, son autre père joue du piano et s'occupe d'un jardin enchanteur, et le voisin boulet ne parle pas. Bref, tout serait vraiment super dans ce monde-là, si ce n'est que les gens ont des boutons à la place des yeux. Etrange....et Coraline commence à s'inquiéter quand ses autres parents lui demandent de se coudre des boutons sur les yeux pour pouvoir rester avec eux dans cet autre monde tellement plus beau.

Pas très rassurée, Coraline essaie de repartir dans son monde et c'est là que son autre mère montre son vrai visage, et le moins qu'on puisse dire, c'est que ce n'est pas joli joli. Coraline va devoir se montrer courageuse pour sauver ses vrais parents.

Coraline est adapté d'un livre de Neil Gaiman (qui a déjà atterri sur ma PAL) et même s'il est considéré comme un livre/film pour enfants, c'est quand même assez sombre. Aux commandes, Henry Selick, qui n'est autre que le réalisateur de L'étrange Noël de M. Jack. Pas la peine de dire que les images sont absolument superbes, surtout le jardin de l'autre monde. La réalisation est vraiment très bien, par exemple, la première fois qu'on découvre ce jardin, on le trouve superbe, plein de couleurs, mais quand Coraline y retourne, il se fait étrange et effrayant.

L'histoire est très bien racontée, les décors sont superbes, la musique colle très bien (pas convaincue par les parties chantées, j'avoue). Et puis, ça fait du bien de voir un film d'animation pas entièrement fait à l'ordinateur mais à l'ancienne, filmé mouvement par mouvement et qui finit par donner un résultat vraiment époustouflant.
J'ai beaucoup aimé à chaque fois le parallèle entre la journée de Coraline dans le monde réel et dans cet autre monde, à chaque fois elle rencontre les mêmes personnages mais les choses se passent de façon complètement différente. L'histoire m'a vraiment fait penser à Alice au pays des merveilles, sauf que le Cheshire cat ressemble a une vieux matou maigrelet.

L'ambiance un peu dark, l'univers inquiétant et enchanteur de Coraline m'ont vraiment transporté. J'avais peur d'être déçue par la comparaison avec L'étrange Noël ou les Noces funèbres, mais pas du tout, agréable surprise au contraire.
22:54 Publié dans Grand écran | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : cinéma, coraline, animation
24.06.2009
So many books, so little time
Voilà donc où en est ma PAL aujourd'hui :
- Ma PAL au début de l'année
Allende, De amor y de sombras
Amis, The Rachel papers
Beauvoir, L'invitée
Blackmore, Lorna Doone
Carroll, Les aventures d'Alice au pays des merveilles
Céline, Voyage au bout de la nuit

Clarke, Jonathan Strange and Mr. Norrell
Cohen, Belle du Seigneur
Dickens, Great Expectations, Our mutual friend (en cours), Bleak house
Eliot, Middlemarch
Etxebarria, Amor, curiosidad, prozac y dudas (en cours)
Fforde, Lost in a good book
Fielding, Tom Jones
Forman, Georgiana, duchesse du Devonshire

Gaskell, Cranford, Mary Barton
Goethe, Faust
Hardy, Jude the Obscure, Far From the Madding Crowd
Joyce, Ulysses
Kafka, La métamorphose
Krakauer, Into the wild
Lafayette, La princesse de Clèves
McCourt, Angela's ashes
Moggach, Tulip fever
Mosse, Labyrinthe
Murail, Miss Charity

Poe, Tales od mystery and imagination
Rowling, The tales of Beedle the bard
Scott, Ivanhoe
Selby, retour à Brooklyn
Shelly, Frankenstein
Stendhal, la Chartreuse de Parme
Stocker, Dracula
Tolkien, The two towers, Return of the king

Weiner, In her shoes
Welshe, Trainspotting
Wilde, The picture of Dorian Gray, le prince heureux
Woolf, Mrs Dalloway
Zweig, Marie-Antoinette
Lee, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur
Wilson, Eureka Street

- Premier ajout, parce qu'il n'y en avait pas encore assez, hein...
Dahl, The Witches
Despentes, Teen spirit
Catherine, Je suis un garçon
McEwan, On Chesil beach
Semprun, L'écriture ou la vie
Shakespeare, Le roi Lear
Teulé, Le magasin des suicides
Vantal, Je hais la contesse

- Suivi de
Tolstoï, les deux tomes de Guerre et paix
Mitford, A la poursuite de l'amour
Waters, Affinités
Murail, Charles Dickens
Fforde, The Well of lost plots
Shilts, Harvey Milk (en cours)
Larsson, Millenium, tome 1
Morgenstern , Lettres d'amour de 0 à 10, La première fois que j'ai eu seize ans
Murail, Baby-sitter Blues
Forrester, Virginia Woolf

- Et au cas où ce n'était pas assez, visite des copines, donc échanges et petit tour chez Gibert :
Dahl, Matilda
Fforde, Something rotten
Gaiman, Coraline
Schlink, Le liseur
Wilde, theatre
Edogawa, La lézard noir
Miyamoto, La Rivière aux lucioles
Ikezawa, Le Vie immobile
Du Maurier, Le Monde infernal de Branwell Brontë
Renisson, Journal intime de Georgia Nicolson tomes 1, 2 et 3
Pullman, The Ruby in the smoke, The Shadow in the North, The Tiger in the well, The Tin princess

Je suis donc irrécupérable, indécrotable, incurable, incorrigible mais on va arrêter ici le dictionnaire des synonymes. Pas besoin d'avoir fait math sup pour comprendre que j'achète plus vite que je lis, donc ma PAL ne baisse jamais. Bah, en même temps, ya pire comme problèmes dans la vie :) Et de toute façon, reading is sexy, non ?

12:39 Publié dans Ma PAL, aïe | Lien permanent | Commentaires (16)
23.06.2009
Departures
Departures est un film japonais qui ne serait peut-être pas sorti en France s'il n'avait pas remporté l'Oscar du meilleur film étranger.
Daigo est violoncelliste, mais quand son orchestre est dissous (c'est la crise), il décide de quitter Tokyo et de s'installer dans la maison que sa mère lui a léguée à Yamagata. En cherchant du travail, il répond à une annonce plutôt énigmatique qui propose un excellent salaire pour des horaires limités dans une société "d'aide au voyage". C'est seulement une fois sur place qu'il comprend qu'il s'agit d'une entreprise de pompes funèbres mais il accepte le poste. Il va ainsi découvrir (et nous avec) les rites funéraires japonais.
Certes, le boulot est très bien payé et Daigo commence à vraiment apprécier son job, surtout grâce à son patron qui est vraiment un "virtuose" dans le domaine mais il n'en parle pas à sa famille, il faut dire que ce métier reste très tabou au Japon et est très mal perçu.
S'ajoute à cela la difficulté du job en lui même, après une première expérience très gore avec une personne âgée retrouvée dans son appartement plusieurs jours après sa mort, il doit faire face à chaque nouvelle intervention à la douleur des familles en deuil, parfois effondrées, parfois en colère. Bref, ce n'est pas de tout repos.

Les scènes de "travail" pendant lesquelles toute la famille rassemblée assiste à la toilette d mort, au maquillage et à la mise en bière sont magnifiquement tournées, les gestes sont tous calculés au millimètre, il fau respecter l'ordre des mouvements, ça en devient vraiment fascinant à regarder. Pas une fascination macabre mais au contraire, une fascination pour la beauté du geste. Et puis, il y a quelque chose d'apaisant dans ces scènes, je pense d'ailleurs que ça permet d'aider les proches à dire adieux au défunts de façon plus efficace que ce que nous faisons en France. Enfin, ça n'est que mon point de vue.
Mais Departures n'est pas un documentaire les cérémonies funéraires nippones. Il est certes très intéressant culturellement parlant, puisqu'on y découvre le rapport à la mort et les notions de pur et impur qui s'y rattachent mais il raconte avant tout une histoire très touchante. Daigo est assez lucide pour réaliser qu'il n'a pas assez de talent pour percer dans le monde musical et ce job trouvé par hasard et presque honteux finit par se transformer en véritable vocation que même le regard désapprobateur des autres et de sa propre femme n'arriveront pas à entamer.

Ce film réussit à être à la fois drôle et émouvant, certaines scènes sont très drôles et m'ont franchement fait rire (mention spéciale à la vidéo explicative ^^) alors que d'autres sont vraiment très tristes, d'autres encore sont extrêmement poétiques, avec des cerisiers en fleur ou le vol des oies sauvages pour marquer le temps qui passe et le changement des saisons.
Bref, une autre merveille que nous offre le cinéma japonais après l'excellent Still Walking et qui n'a pas volé son Oscar.
16:39 Publié dans Grand écran | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : cinéma, departures
20.06.2009
William Blake, le Génie visionnaire du romantisme anglais
Avec beaucoup de retard, je vais parler de l'exposition sur William Blake. Si elle vous intéresse, dépêchez-vous car elle se termine le 28 juin.
Je me souviens avoir emprunté un livre de Blake à la bibliothèque étant ado. Je me souviens du titre chants d'innocence et d'expérience. Je savais aussi qu'il était graveur et qu'il avait illustré la Bible et la Divine comédie de Dante. Bref, je ne savais pas grand chose.

Cette exposition présente de nombreuses œuvres de Blake ainsi que les techniques de gravure qu'il utilisait ou a développées.

L'œuvre de Blake fait la part belle aux auteurs classiques comme Shakespeare, Milton ou Dante alors que d'autres sont inspirées de visions ou de rêves de Blake. Quelques œuvres sont très académiques mais pour la plupart elles m'ont semblées très originales, voire même avant-gardistes pour l'époque, à des années lumières du style de l'époque. Blakes était considéré comme fou par la plupart de ses contemporains et c'est vrai que son ouvre m'a semblé vraiment très moderne pour dire qu'il était contemporain de la Révolution française. Révolution qu'il a d'ailleurs soutenue, ce qui lui a valu quelques problèmes. D'ailleurs, au delà d'un certain mysticisme et de l'étrangeté de certaines œuvres, les illustrations de Blake témoignent d'un engagement qu'on pourrait qualifier de politique et d'une foi en l'Homme.

L'exposition retrace les différentes étapes de la vie de Blake à travers ses créations littéraires et artistiques. Beaucoup d'œuvres mélangent d'ailleurs les deux, avec des gravures de textes aux enluminures très travaillées. De nombreuses œuvres étant d'ailleurs dans un format vraiment très petit, donc pas forcément évident de tout regarder avec attention.

Artiste incompris en son temps, l'image de William Blake a ensuite évoluée et il a été considéré un véritable génie visionnaire. La dernière partie de l'exposition est d'ailleurs consacrée à l'influence de Blake sur la culture contemporaine, avec notamment des extraits du film Dead Man de Jim Jarmusch dans lequel Johnny Depp joue le rôle d'un personnage appelé...William Blake.
10:27 Publié dans I call it art | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : exposition, william blake
19.06.2009
Millième commentaire
Ca y est, le cap des 1000 commentaires à été franchi ! Encore merci à tous de prendre la peine de laisser des commentaires, ça me fait toujours extrêmement plaisir.
Le millième commentaire a été posté par Pando ! Elle gagne donc :
- a être connue, pour info chez elle, c'est par ici
- l'insigne honneur de squatter mon blog le temps d'un billet. Enfin, si elle veut :)
- et en bonus , une photo de mon chat sumo parce qu'elle avait dit qu'elle aimerait bien le voir.
Bon weekend les gens !

09:00 | Lien permanent | Commentaires (13)
18.06.2009
Gâteau amande citron
Ingrédients
150 g d'amandes en poudre
150 g de farine
270 g de sucre
Le zeste d'un citron
150 g de beurre
40 g de maïzena
4 jaunes d'œufs
50 cl de lait
1 gousse de vanille
2 cuillères à soupe d'amaretto ou de marsala ou même d'autre chose c'est vous qui voyez
20 cl de crème liquide
Un peu de cacao en poudre
Un peu de sucre glace
Recette
Mélanger les amandes, la farine, 150 g de sucre, le zeste de citron et le beurre dans un saladier pour obtenir une pâte sablée.
Divisez la pâte en deux et étalez-là en deux rond de même taille sur deux feuilles de papier sulfurisé. Passez ensuite chaque rond au four une vingtaine de minutes, surveillez bien, il faut que la pâte soit un peu dorée mais comme elle est très fine, elle risque facilement de brûler.
Quand vous sortez le deuxième rond de pâte du four, découpez-le en six ou en huit.
Dans un saladier, mélangez au fouet la maïzena, les jaunes d'œufs, 60 g de sucre et 10 cl de lait.
Faites bouillir le reste du lait (soit 40 cl) avec le reste du sucre et les grains de vanille (fendez la gousse en deux avec un couteau et raclez les grains). Versez le mélange sur les œufs puis reverser le tout dans la casserole (ne me demandez pas pourquoi on ne verse pas les œufs directement dans la casserole, j'ai essayé et le mélange est moins réussi) et faites épaissir quelques minutes à feu doux en remuant. Ajoutez le marsala et lassiez refroidir.
Fouettez la crème très ferme (à ne pas faire avec de la crème légère donc, qui ne prendra pas) et incorporez-là à la crème à la vanille.
Posez la tranche de gâteau non coupée et refroidie sur un plat, versez dessus la crème à la vanille, elle aussi refroidie.
Séparez les tranches de l'autre gâteau et saupoudrez-les de chocolat et de sucre glace en alternant. Déposez ensuite ces morceaux sur la crème. Laissez le gâteau au réfrigérateur plusieurs heures, il n'en sera que meilleur.
Voici le mien, un peu loupé puisque Mr Chinchilla avait acheté de la crème légère (alors que je lui avais demandé de la normal, les mecs, ça n'écoute jamais rien), ma crème vanille était donc un peu trop liquide et s'est trop étalée tandis que les tranches de gâteau posés dessus jouaient à la dérive des continents. Mais il était quand même bon, heureusement :)
08:50 Publié dans KitchenAid | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : recette









