Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Cranford

    cranford.jpgJ'avais parlé il y a peu du livre Cranford and other short stories, je vais maintenant vous causer de l'adaptation (vous voyez, je fais les choses tout bien dans l'ordre).

    Tout d'abord, précisons que l'adaptation s'inspire en faite de trois récits de Gaskell : Cranford (incroyable), Mr Harrison's confessions (qui était aussi dans Cranford and other stories, ça tombe bien) et My Lady Ludlow (que je n'ai pas lu). Pour ceux que ça intéresse, les éditions Vintage ont eu la bonne idée de publier les trois ensemble sous le tire The Cranford Chronicles.

    Comme toute adaptation BBC qui se respecte, les décors sont très réussis et le castings irréprochable, illustrant parfaitement le toutélié : Dame Judi Dench (Lady Catherine '05), Simon Woods (Mr Bingley '05), Imelda Stauton (Charlotte Palmer '95), Philip Glenister (Guv!), Julie Sawalha (Lydia '95), Claudie Blakley (Charlotte Lucas '05), Greg Wise (Willoughby '95) ou Frances Annis (la maratre de Molly dans Wives and Daughters), Michael Gambon (Squire dans Wives and Daughters et accessoirement Dumby). Et encore, je vais m'arrêter là avant de faire une liste exhaustive du casting.

    cranford_2.jpg

    L'histoire reprend celle de Cranford, petite village anglais peuplé de drôles de dames d'un âge certain, en y ajoutant des éléments des deux autres récits. Si l'histoire du docteur s'intègre parfaitement (et m'a autant fait rire que la nouvelle), puisque l'environnement de petite ville où les gentlemen se font rares est sensiblement la même que Cranford, j'ai en revanche trouvé que l'histoire de Lady Ludlow s'intégrait assez mal avec le reste. C'est vraiment une histoire parallèle et les personnages ont finalement très peu de contacts avec ceux des deux autres histoires. Bon, c'est pas non plus "pendant ce temps-là, à Vera Cruz" mais plus de liens avec l'intrigue du côté village auraient été les bienvenus.

    Enfin, je critique mais ça reste quand même une très bonne mini-série, la narratrice de Cranford, Miss Smith, n'est pas aussi en retrait que dans le livre et joue un rôle plus important, tout en faisant le lien entre divers intrigues, une sorte "de fil rouge", et le colonel ne meurt pas (ouf) et remplace le père de miss Smith, ce qui ne m'a pas du tout gêné dans le sens ou un personnage de plus, extérieur au village n'aurait pas apporté grand-chose au film.

    Cranford vache.jpg

    Les anecdotes sont aussi drôles que dans le livre, comme le chat qui avale la dentelle ou la vache en pyjamas. Un peu difficile de s'y retrouver entre les nombreux personnages mais au fil des épisodes on apprend à les connaître et à les apprécier. On retrouve le côté chroniques de la vie d'une petite ville anglaise où les éléments comiques côtoient des événements plus dramatiques et l'arrivée prochaine du chemin de fer confronte ce petit monde habitué aux traditions à la modernité et au changement. Pourtant, au delà des bonnets et de ce qui est proper, Cranford est finalement très moderne et faire réfléchir sur des thèmes comme la solidarité, le rôle des femmes, l'éducation, la vie privée, la peur du changement (c'est peut-être tordu, mais l'arrivée du chemin de fer pourrait être comparé à ce qu'on vit aujourd'hui avec la mondialisation ou la société d'information) bref, des thèmes toujours d'actualité.

    Je suis une fan de Gaskell et je trouve que c'est une chance que les adaptations de ses romans jusqu'à présent soient si réussies : North and South, Wives and Daughters et maintenant Cranford m'enchantent chacun à leur façon. Et pour ceux que ça intéresse (je ne sais plus si j'en avais parlé dans le mail que je t'ai envoyé, Océane), il existe un coffret qui réunit ces trois adaptations.

    coffret gaskell.jpg

    Bonne nouvelle : la BBC tourne déjà une suite à Cranford avec deux épisodes prévus pour Noël 2009, c'est par ici. Je ne sais pas si la suite sera inventée de toutes pièces à partir des personnages présents ou s'inspirera d'autres nouvelles d'Elizabeth Gaskell mais j'ai vraiment hâte de voir ça !

  • Le Monde infernal de Branwell Brontë

    Le Monde infernal de Branwell Bronte.jpgLe mythe des Brontë (les filles du pasteur qui écrivent dans leur presbytère au fond des bois, tout ça) doit beaucoup au personnage de Branwell, ce frère autodestructeur qui a marqué la vie et l'œuvre de ses sœurs. Il aurait ainsi inspiré le Heathcliff d'Emily et le vilain mari poivrot d'Helen dans The Tenant of Wildfell Hall d'Anne.

    Mais qui était vraiment ce jeune homme si brillant tombé si bas en quelques années à peine ? C'est la question à laquelle tente de répondre Daphné Du Maurier, l'auteure de Rebecca et L'Auberge de la Jamaïque.

    Le Monde infernal de Branwell Brontë n'est pas une biographie mais plus une étude sur le personnage et son œuvre, comme le précise la préface du livre. Il se lit pourtant comme un roman, ce qui vient sans doute de la qualité de l'écriture de l'auteur.

    Le livre commence par la fin, en décrivant la mort de Branwell, puis revient sur son enfance. Orphelins très jeunes, les Brontë sont élevés par une tante vieille fille et un père très pris par ses obligations d'homme d'église. Les enfants font très jeunes preuve d'une intelligence et d'une vivacité d'esprit étonnante. Le seul garçon, Branwell, est considéré comme un jeune garçon brillant qui fera quelque chose de grand de sa vie. On ne l'envoie pourtant pas à l'école, son père évoque sa trop grande sensibilité et Daphné Du Maurier pense qu'il était épileptique, une maladie mal connue et surtout mal vue à l'époque. Branwell grandit donc entourés de ses sœurs et de quelques garçons du village mais il s'invente surtout un monde imaginaire. J'ai été vraiment impressionnée de découvrir qu'il avait créé de toutes pièces tout un univers avec des personnages mais qu'il avait aussi inventé des pays dont il avait créé des cartes, des constitutions et des gouvernements. Il a noirci des pages et des pages de son écriture minuscule avec un style impressionnant pour un garçon de son âge. Il a d'ailleurs partagé ce "jeu" avec Charlotte, celle sont il était le plus proche après le décès de leur soeur aînée Marie mais dont il s'est éloigné en grandissant.

    Les extraits de ces écrits montrent la précocité et l'imagination débordante de Branwell mais comme l'explique l'auteur, son talent n'a jamais été modelé par des études ou un avis extérieur. Contrairement à ses sœurs qui sont allées à l'école, Branwell est resté à la maison et n'a eu que l'admiration sans borne, presque aveugle, de sa famille comme formation. Cela explique sûrement la maladresse et l'arrogance de Branwell quand il envoie des textes à des éditeurs.

    bronte sisters.jpg

    Portrait de sœurs Brontë par Branwell,

    il a par la suite effacé son propre portrait au centre

    Daphné Du Maurier fait plusieurs fois référence à la biographie de Charlotte Bontë écrite par son amie Elizabeth Gaskell. Je suis d'ailleurs bien contente de l'avoir lui l'an dernier et de pouvoir mettre les deux livres en parallèle. Je me souviens que Gaskell, comme les Brontë d'ailleurs, impute la déchéance de Branwell à son aventure avec une femme marié au service de laquelle il avait travaillé comme précepteur. Du Maurier réfute cette hypothèse, selon elle, Branwell a été renvoyé de son poste à cause de son comportement et du mauvais exemple qu'il donnait aux enfants dont il avait la charge. Il aurait ensuite inventé cette histoire d'amour pour rendre sont renvoie plus acceptable aux yeux de sa famille et se serait ensuite enfermé dans son mensonge, jusqu'à s'en convaincre lui-même. Evidement, c'est moins romantique que l'image du jeune homme torturé par un amour impossible, mais les preuves apportées par l'auteur tendent à prouver que Branwell a enjolivé les choses, si ce n'est qu'il a inventé cette histoire.

    Qu'est-ce qui a causé la perte de ce jeune homme promis à un brillant avenir ? Ses échecs successifs en tant que peintre et écrivain, la réussite de ses sœurs là où il avait échoué. Au final, Branwell a gâché un potentiel énorme à trop vouloir devenir un artiste reconnu sans accepter de commencer en bas de l'échelle, il a vu son existence stagner alors que ses sœurs faisaient quelque chose de la leur et s'est réfugié dans l'alcool pour oublier. On ressent vraiment la souffrance de ce personnage, pathétique et à la fois fascinant. J'ai vraiment eu de la peine pour lui mais en même temps, l'influence qu'il a eue sur ses sœurs dès l'enfance est sûrement pour beaucoup dans leurs œuvres. Au delà d'avoir inspiré de façon plus où moins inconsciente certains héros de leurs romans, ils les a surtout poussé à écrire et à faire travailler leur imagination dès l'enfance. Malheureusement, Branwell lui-même était trop enfermé dans ce Monde Infernal qu'il avait créé enfant pour avoir le courage d'en sortir et d'affronter la réalité comme l'ont fait ses sœurs.

    J'ai trouvé ce livre passionnant et très bien écrit, je l'ai d'ailleurs dévoré en quelques jours. Je ne peux que le conseiller aux admirateurs des sœurs Brontë.

  • Harry Potter and the Half-Blood Prince

    Harry potter 6 affiche.jpgIl devait sortir en novembre 2008 mais la vénale Warner avait décidé de repousser la sortie du sixième opus des aventure d'Harry Potter à juillet 2009 pour une question de gros sous. D'un côté, j'avais vraiment hâte de voir le film et d'un autre, j'avais peur que le scénario ait trop charcuté l'histoire originale. Je sais bien qu'on ne peut pas faire tenir 700 pages en 2h30 en gardant tout mais le film précédent m'avait vraiment fait cet effet donc c'est avec un mélange d'effervescence et de doute que je suis alléee voir ce film.

    Heureusement, nous y sommes et en blogueuse non-influente et fière de l'être qui n'a pas eu d'invitation à une quelconque avant-première, je me suis précipitée au ciné le mercredi 15 à la séance de 9h45. Ce fut épic, puisqu'un problème de son gâcha le début de la séance. Heureusement, une fois le problème réglé, nous avons enfin pu découvrir Harry Potter and the Half-Blood Prince.

    NB : je vais passer pour une snob, m'en fiche, mais comme j'ai lu les livres en anglais et vu le film en VO, je vais garder les noms en VO, donc pas de Rogues ou mangemorts chez moi, sinon, je m'embrouille.

    J'ai résisté à la tentation de relire le livre juste avant histoire de ne pas passer ma séance à penser à ce qui a été ôté/ajouté/modifié et je pense que ça m'a permit de mieux apprécier le film.

    On retrouve donc Harry juste après la fin de l'opus précédent, assailli de photographes, puis pouf, logo de la Warner. Vient ensuite une scène de deatheaters à Londres qui déglinguent le Millenium bridge, le ton est donné, Voldemort is back et c'est sur cette note sombre et effrayante qu'Harry et ses amis entament une nouvelle année à Hogward.

    harry potter 6 bridge.jpg

    C'est un bon film en tant que tel, il y a un bon mélange d'action, d'humour et de noirceur. Le scénario est plutôt bien ficelé, même si certains raccourcis sont un peu limite à mon goût.

    Les acteurs s'en sortent bien, les enfants choisis pour leur ressemblance avec les personnages ont grandi et, Dieu merci, leur jeu s'est amélioré. Michael Gambon cloue le bec à ceux qui le trouvaient mauvais en Dumbledore et l'acteur qui joue Draco arrive très bien à faire ressortir les tourments de son personnage. Mais mon préféré reste Jim Braodbent dans le rôle de Pr Slughorn. J'aime beaucoup cet acteur, Slughorn est très différent de ce que j'imaginais à ma lecture mais il est génial dans ce rôle.

    harry potter 6 Slughorn.jpg

    L'humour et les amourettes d'ado sont bien traités et offrent une touche de légerté pour contrebalancer la noirceur qui entoure Hogward. N'empêche que le réalisateur se focalise un peu trop sur la relation Ron-Hermione et pas assez sur celle Harry-Ginny, et même si je ne suis pas une shippeuse dans l'âme, ben ça m'embête un peu. Je ne comprends par non plus pourquoi on s'évertue à habiller nos jeunes sorciers en civil muggle, surtout dans l'école. Ce qui fait le charme d'Harry Potter, c'est justement que ça se passe dans un monde imaginaire aux codes différents du nôtre.

    harry potter 6 ron hermione harry.jpg

    Une autre chose qui m'a un peu dérangé : si l'état d'esprit du monde sorcier en dehors de l'école est suggéré, on ne parle en revanche pas du tout du Ministère de la Magie ou de l'Ordre du Phoenix. Le parti-pris du réalisateur semble être de se concentrer sur Harry, au détriment de ce qui se passe autour. Ainsi, de nombreux personnages ne font qu'une apparition expresse dans le film, comme Neville qui fait serveur et Lupin et Tonk qui passent prendre l'apéro chez les Weasley à Noël. Heureusement qu'on voit Luna, c'est un de mes personnages préférés et je suis fan de son couvre-chef tête de lion :)

    Harry potter 6 Luna.jpg

    Les flashblacks sur la jeunesse de Voldemort sont très bien faits mais je suis restée sur ma faim. Les deux acteurs qui jouent le rôle de Tom Riddle enfant sont flippants à souhait et plus de souvenirs n'auraient pas été de trop. Peut-être dans les bonus du DVD ? En plus j'ai trouvé ça un peu limite que Dumbledore découvre grâce au souvenir de Slughorn que Voldy avait créé des Horcruxes. C'est un peu un des mages les plus puissants de tous les temps et c'est seulement là qu'il se rend compte de ce qui se passe ? C'est quand même mal amené cette affaire.

    Harry potter 6 Tom.jpg

    La scène de la grotte est magnifique et l'esthétique se rapproche beaucoup du Seigneur des anneaux (c'est peut-être pour ça que je trouvais que Dumby ressemblait à Gandalf sur les affiches du film), ce qui pour moi est un compliment. Mais la suite se passe vraiment trop vite, retour à Hogward, pif, paf pouf, Dumby se fait Avada Kedavré par Severus, les Deatheaters qui sont entrés jouent aux délinquants dans l'école sans que personne ne dise rien, mais que fait la police font les aurors ? Et comme personne ne s'était vraiment embêté à savoir qui était ce fameux prince (c'est dans le titre mais ça n'intéresse parsonne, va comprendre Charles), la découverte tombe un peu à plat et la confrontation entre les deux personnages est là aussi trop rapide.

    Bref, je crois que je suis trop fan du livre pour être vraiment objective quant à la qualité du film, même si dans l'ensemble j'ai bien aimé et je suis rassurée pour la suite. Peut-être qu'un second visionnage me permettra de mieux l'apprécier.

    Reste plus qu'à attendre le 24 novembre 2010 pour la sortie du suivant...si elle n'est pas repoussée bien sûr.

  • L'age de glace 3

    L'age de glace 3 affiche.jpgTout va bien pour nos bêbete de l'Age de glace, la vie suit son cours et Manny et Ellie attendent un heureux événement. C'est alors que Sid décide d'adopter des oeufs qui ne sont autres que des oeufs de dinosaures. Ben vi, figurez vous que les grosses bestioles qu'on croyait éteintes vivent dans un monde souterrain ! La maman dino n'apprécie pas trop et embarque Sid dans ce monde perdu (tiens, j'ai déjà entendu ça...) et ses amis partent à son secours. Le monde des dinosaures est rempli de dangers que nos héros ne sont absolument pas préparés à affronter. Heureusement, il rencontre une fouine/belette (pas sûre) chasseur de dino un peu zinzin, appelé Buck, doublé par....Simon Pegg !!! J'adore cet acteur et il est génial dans ce rôle/doublage. Comment la bande va-t-elle s'en sortir ? Et surtout, Scrat l'écureuil finira-t-il par attraper sa noisette ?

    Je ne l'ai pas vu en 3D mais j'ai trouvé l'animation toujours aussi bonne, si ce n'est encore meilleure que dans les deux précédents opus. Certaines scènes devaient effectivement mériter le détour en 3D, mais que voulez-vous, moi je préfère la VO en illimité. L'histoire n'a rien de révolutionnaire mais ça se tient quand même et l'humour est au rendez-vous. Les scènes s'enchaînent sans temps mort et on ne voit vraiment pas le temps passer.

    J'avais vraiment été déçue par Shreck le troisième mais L'Age de glace 3 est bien meilleur. Certes, on sent bien que l'originalité du premier n'est plus vraiment présente mais j'ai quand même passé un très agréable moment et ri de bon coeur. Certaines blagues s'adressent évidement à un public très jeune mais il y a aussi énormément de références qui plairont aux adultes, un film familial donc, dans le bon sens du terme !

    Je suis du genre à me méfier de l'ajout d'un nouveau personnage pour booster un peu l'histoire mais Buck est absolument tordant en survivor de la jungle / chasseur de dino frapadingue qui se parle à lui même, la scène du caillou portable est d'ailleurs hilarante.

    l'age de glace 3 buck.jpg

    Les aventures de Scrat sont également très drôles, avec un triangle amoureux entre lui, la miss écureuil et...la fameuse noisette qu'il poursuit depuis le premier film.

    l'age de glace 3.jpg

    Oh et le bébé mammouth est trop choupinounet, j'en veux un, j'en veux un, j'en veux un !!!!

    l'age de glace 3 bébé.jpg

    Au final, une suite honnête et un bon divertissement, rien de tel pour se changer les idées et se muscler les zigomatiques.

  • Public ennemies

    Public ennemies affiche.jpgPublic ennemies, c'est très alléchant, en théorie. Le film raconte l'histoire de John Dillinger, célèbre braqueur de banque des années 30. On y retrouve un casting fort intéressant avec en tête Johnny Depp, Christian Bale, Marion Cotillard mais aussi Billy Crudup, Leelee Sobieski, le frère de Phoebe Giovanni Ribisi, ou Faramir David Wenham. Au commandes, Michael Mann, le réalisateur du Dernier des Mohican, Heat, Ali et Collateral et aussi de Deux flics à Miami et c'est là que j'ai commencé à me méfier.

    Pour faire simple, à aucun moment, je n'ai réussi à entrer dans l'histoire et j'ai passé une bonne partie du film à me demander si enfin, c'était la scène finale. 2h13, ça peut paraître trèèèès long.

    Qu'est-ce qui m'a déplu ? Plusieurs choses en fait, à commencer par l'image. Je crois que même si le scénario m'avais plus intéressé l'image m'aurait gêné. Je suis désolée mais au cinéma j'aime bien une photo travaillée et là, j'ai eu droit à une image crue et terne et des plans pas toujours judicieux, sans parler des mouvements de caméra qui donnent le mal de mer. Je sais que c'est un peu la signature de Michael Mann et que certains adorent mais moi, je ne peux pas, en plus je trouve que ça fait vraiment bizarre pour un film qui est sensé se passer dans les années trente.

    Autre point négatif : c'est un film de gangster, l'histoire de la lutte contre le grand banditisme et la création du FBI ou un film d'amuuur impossible ? Faudrait choisir parce que là, ben c'est ni l'un ni l'autre. Il n'y a pas de suspense concernant la "carrière" de Dillinger, pas de vrai duel entre lui et le FBI et l'histoire d'amour est traitée de façon trop superficielle pour être vraiment intéresseante. C'est aussi le cas pour les personnages, qui manquent tous de profondeur, ce qui est quand même dommage avec un casting pareil.

    public ennemies 1.jpg

    Les amis avec qui j'ai vu le film ont plutôt aimé même s'ils ont eu du mal à rentrer dans l'histoire au début mais moi, je suis vraiment restée totalement hermétique à ce qui se passait. J'ai trouvé qu'il n'y avait pas de suspense, je ne me suis attaché à aucun personnage et j'étais même à deux doigts de piquer un somme, ce qui ne m'arrive JAMAIS au ciné.

    Bref, heureusement qu'il y avait Johnny Depp et Christian Bale mais un véritable affrontement entre les deux hommes et le suspense qui en découle auraient donné un peu de substance à ce film franchement terne.

    Public ennemies 3.jpg Public ennemies 2.jpg