Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

L'auberge de la Jamaïque

auberge de la jamaique.jpgLa jeune Mary Yellan vient de perdre sa mère et comme elle l'avait promis à cette dernière, elle va aller vivre avec sa tante Patience, dont le mari, Joss Merlyn, est le propriétaire de l'Auberge de la Jamaïque. En arrivant, la jeune fille découvre un bâtiment en décrépitude, une tante sous le joug d'un mari violent et alcoolique. Mais Mary n'a pas le choix et préfère rester pour protéger sa pauvre tante de ce détestable mari. Petit à petit, Mary apprend à aimer la lande sauvage qui entour l'auberge mais découvre aussi que son oncle est impliqué dans des activités louches. en effet, l'auberge a une sale réputation dans la région et l'oncle Joss aussi. L'auberge n'accueille jamais de voyageurs ni de client, saufs certaines soirées de débauches où l'oncle Joss convie les hommes les moins recommandables de la contrée. Il ne faudra pas longtemps à Mary pour comprendre que son oncle fait de la contrebande, mais il y a bien pire. Les deux hommes qu'elle va rencontrer, Jem, le frère de Joss et le vicaire d'un village voisin sont-ils des amis ou des ennemis ? A qui Mary pourra-t-elle se confier et demander de l'aide le cas échéant ?

Décidément, j'aime de plus en plus Daphne du Maurier. Elle sait créer des personnages envoûtants et vous embarquer dans une histoire prenante du début à la fin. Contrairement à l'héroïne un peu mollassonne de Rebecca, Mary est une femme forte et indépendante qui ne se laisse pas faire et ose agir, au risque d'être complémentement inconsciente à être trop sûre d'elle. Elle est un peu une féministe avant l'heure, qui mène l'enquête sur ce qui se passe et qui ne se laisse pas faire par les hommes et leur tient tête.

La lande sauvage superbement décrite, l'ambiance oppressante de l'auberge isolée, le secret qui à fait de tante Patience l'ombre d'elle-même, l'oncle Joss si menaçant et pourtant faible face à la boisson, on ajoute à cela le style sans faute de Daphne Du Maurier et vous comprendrez pourquoi j'ai dévoré ce livre en quelques jours. Entre envie d'en apprendre d'avantage et crainte de ce que Mary allait découvrir et de ce qui risquait de lui arriver, la tension ne retombe jamais jusqu'au dénouement final. L'héroïne, libre de marcher dans l'immensité de la lande, est pourtant enfermée dans une vie sombre et accablante sans issue de secours.

L'auteur joue avec nos nerfs et avec la vérité. Qui croire ? Mary se fait-elle des films ou la vérité est-elle si horrible qu'on préfère se voiler la face ? Le vicaire, qui vient plusieurs fois à l'aide de Mary, a parfois une expression étrange sur le visage. Jem, le voleur de chevaux, est-il assi mauvais que son frère ? Que se passe-t-il donc à l'auberge de la Jamaïque une fois la nuit tombée ?

La seule chose que je pourrais reprocher à ce livre, c'est la toute fin. Une fois la vérité révélée, Mary qui était si forte et indépendante se laisse amadouer comme une jeune fille naïve.

Les commentaires sont fermés.