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  • De Byzance à Istanbul

    Un port pour deux continents

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    Ville créée par les grecs, devenue romaine, puis capitale de l'empire Byzantin avant de devenir celle de l'empire Ottoman et aujourd'hui première ville de Turquie en nombre d'habitants, Istanbul s'est d'abord appelé Byzance puis Constantinople.

    L'exposition suit un ordre chronologique qui reprend les phases importantes de l'histoire de la ville et propose de nombreux objets, souvent issues de fouilles archéologiques. Des cartes permettent de mieux situer la ville et de comprendre son importance, tant maritime que culturelle.

    La première partie, consacrée aux origines de Byzance et à son histoire antique et médiéval est présentée dans une salle sombre et minérale, à la lumière tamisée, qui s'il plante admirablement le décors, mais rend la lecture assez difficile. Puis à l'étage, la lumière reprend le dessus, notamment ave la partie consacrée aux voûtes d'églises et de mosquées qui sont projetées sur le plafond, une démarche originale qui met vraiment en valeur les images projetées.

    Vient ensuite l'histoire d'Istanbul, capitale de l'empire Ottoman, très bien documentée avec des nombreux tableaux et objets d'époque.

    La partie consacrée à la Turquie contemporaine est très réduite et se compose d'une diaporama du début du XXe siècle à nos jours, sans réels explications, ce qui est un peu dommage mais permet d'éviter les sujets qui fâchent.

    La dernière salle, consacrée aux fouillent du ports de Théodose découvert récemment lors des travaux du métro qui reliera les deux rives du Bosphore, conclue très bien cette expo en faisant le lien entre passé et présent qui se cotoient dans une ville plurimillénaire qui revendique une culture cosmopolite.

  • In the loop

    in the loop affiche.jpgLes États-Unis se préparent à une opération militaire au Moyen Orient (référence à peine voilée à l'invasion de l'Irak). Pendant ce temps là, Simon Foster, secrétaire d'Etat britannique au développement international vient de faire une boulette à la radio. Malcolm Tucker, responsable de la com du Premier Ministre, écossais fou furieux qui passe son temps à insulter tout le monde, vient lui remonter les bretelles.

    Pendant ce temps là, les pro et anti guerre de Washington aimeraient bien récupérer Simon dans leur camps à quelques jours du vote de la motion à l'ONU. Simon et son assistant looser Toby s'envolent donc pour Washington.

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    Ça a l'air compliqué ? C'est normal mais ne vous affolez pas, c'est une comédie, et très drôle avec ça. Pas d'action mais des situations et des dialogues absolument hilarants !!! Avec en primes, des références à Jane Austen, Dickens, JRR Tolkien et JK Rowling.

    Quelques exemples :

    - Where do you think you are, some fucking regency costume drama? This is a government department, not some fucking Jane fucking Austen novel! Allow me to pop a jaunty little bonnet on your purview and ram it up your shitter with a lubricated horse cock!
    - Your swearing does not impress me. My husband works for Tower Hamlets and believe me those kids make you sound like... Angela Lansbury!

    Does that not fit within your purview, Marie Antoinette? Why don't you just scuttle off back to fucking Cranford and play around with your tea and your cakes and your fucking horse cocks. Let them eat cock!
    Hey, you! Ron Weasley, you do it.

    "Climbing the mountain of conflict"? You sounded like a Nazi Julie Andrews!

    - Liza wrote a paper, it's called PWIP PIP.
    - PWIP what?
    - PWIP PIP.
    - Who wrote that? Charles Dickens?

    - Go fuck yourself Frodo.

    Vous l'aurez compris, les personnages ne parlent pas dans un langage très chatié et les références culturelles sont très ciblées mais c'est justement le décalage entre les deux qui rend ça encore plus drôle. L'affrontement roasbif-yankee et également très drôle, comme la tête du Général et l'incompréhension qui se lit dans ses yeux quand Tucker lui dit de ne plus jamais le traiter d'anglais.

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    Au final, tout le monde en prend pour son grade, à commencer par les politiciens qui ne pensent qu'à leur carrière quand ils prennent des décisions aussi importante qu'engager une guerre. Ce film est donc une satire très réussie des hautes sphères du pouvoir. Le film garde un rythme très enlevé sur toute sa durée et le casting est absolument parfait, avec plein de têtes qu'on a déjà vu, comme Tom Hollander, Peter Capaldi, James Gandolfini, Steve Coogan et la fillette qui jouait dans My girl et qui a bien grandit depuis.

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    L'humour est très anglais, j'espère donc qu'il n'existe pas de VF de ce film, mêrme si les sous titres font perdres certaines références, ils sont quand même forts utiles pour comprendre Jamie aka the crossest man in Scotland.

    Je ne peux que vous conseiller d'aller voir ce film, drôle et féroce qui m'a littéralement fait hurler de rire !

  • Vive la République !

    vive la république.jpgCécile a 22 ans et va réalisé son rêve depuis toute petite : devenir maîtresse d'école (et elle n'a même pas eu à affronter la baisse de nombre de postes ou les réformes à la con, c'est pas juste). Pour cette première année, elle va enseigner à une classe de CP dans une école de centre ville. Elle va donc devoir apprendre à lire à "Baptiste jamais assis sur sa chaise, Audrey qui aime déjà sa maîtresse, Marianne l'endormie, Steven au QI " limite ", Louis si zenti, Tom le querelleur, Robin le gros bébé, Toussaint et Démor Baoulé, fraîchement arrivés de Côte-d'Ivoire". Ajoutons à cela son directeur qui l'intimide, ses collègues revêches, un inspecteur qui la terrorise et le serveur du fast food du coin qui lui a tapé dans l'oeil. Le personnage de Cécile est attachant, parfois énervant mais on voit qu'elle s'épanouit dans son métier.

    Mais les véritables héros de ce roman, ce sont les 12 enfants de la famille Baoulé, tous menacés d'expulsion car la demande d'asile de leurs parents a été rejetée. Ces gamins qui doivent faire face à une situation qui les dépasse sont absolument adorables. Ce sujet est malheureusement toujours autant d'actualité quand on voit le nombre de reconduites à la frontière actuellement.

    Vive la République ! se lit plus comme un conte qu'un roman, le méchant étant très méchant et les gentils très gentils. Heureusement, les personnages sont très travaillés, ce qui compense ce manichéisme, même si Marie-Aude Murail force un peu le trait parfois. C'est sympathique de voir les enfants hors de l'école, entre la gamine qui grignote devant des débilités télévisuelles parce que ses parents travaillent tard et celle dont la mère et la grand-mère détestent la nouveauté et la nourriture trop grasse, on n'évite pas les clichés mais c'est toujours savoureux à lire.

    J'ai également beaucoup apprécié le directeur de l'école, apôtre de l'école laïque, gratuite et obligatoire, pas juste en théorie mais aussi dans les faits puisqu'il n'hésite pas à défier sa hiérarchie pour aider ces enfants. Il m'a fait pensé à un mélange entre le directeur de mon école quand j'étais petite et le père de Marcel Pagnol dans ses Souvenirs d'enfance.

    J'ai cependant une petit réserve à propos de deux choses : est-ce que les enfants Baoulé sont appréciés pour ce qu'ils sont ou parce que grâce à eux l'école ne ferme pas ? Je suis plutôt cynique et je me demande si cette famille aurait été aussi bien accueillie dans d'autres circonstances. autre bémol : comme par hasard, si la demande d'asile n'aboutit pas, c'est à cause d'une dame qui se fait acheter par le méchant qui veut construire un fast food à la place de l'école, pas à cause de l'institution en elle-même. Là aussi, je trouve que c'est une vision un peu trop idéaliste de la situation.

    A part ça, Vive la République ! est un roman vraiment émouvant qui se lit très vite et traite de thèmes actuels comme la surconsommation, le racisme, la solidarité et les valeurs de la République. J'envisage d'ailleurs de l'offrir à Eric Besson pour Noël.

  • Micmacs à tire-larigot

    affiche.jpgBazil n'a pas de bol. Vraiment. Déjà, quand il était petit, son père a sauté sur une mine et sa mère l'a tellement mal pris qu'elle a fini à l'asile pendant que lui atterrissait chez les bonnes soeurs. Plus tard, Bazil s'est pris une balle perdue qui est restée logée dans son crâne. De retour de l'hosto, il avait perdu son appart et son boulot. Re pas de bol. Alors Bazil a fini clochard à faire des petits numéros dans la rue avant d'être adopté par une famille recomposéee de gens bizarres  et gentiment barrés de la rue.

    Il y a calculette, qui a le compas dans l'oeil, Remington, qui adore les proverbes, petit Pierre, roi de la récup, Fracasse, tête brûlée, Placard, ex-taulard, la môme caoutchouc, contorsionniste et Tambouille, la maman qui nourrit tout ce petit monde.

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    Ses nouveaux amis vont d'ailleurs aider Bazil dans sa grande entreprise : se venger des fabricants d'armes qui sont la cause de ses malheurs, plus précisément Nicolas Thibault De Fenouillet et François Marconi (qui bluffe. Désolée, elle était facile).

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    Dès les premières images, on reconnaît tout de suite la patte de Jeunet, que ce soit la lumière si particulière due à l'utilisation d'un filtre jaune ou les petite inventions rigolotes et poétiques. Les personnages sont tous des gueules qu'on a déjà croisées dans d'autres de ses films pour certains et les personnages bizarroïdes de ce petit gang sont tous attachants, ma préférence allant quand même à Calculette et Remington. J'ai cependant eu un peu de mal avec le personnage de la contorsionniste, je crois que je n'ai pas trop accroché à l'actrice, j'y peux rien.

    Le film regorge de trouvailles comme le générique "old school" juste après avoir vu le personnage de Danny Boon regarder Le Grand sommeil ou la mise en abîme d'affiches du film dans le film. J'ai aussi aimé le fait que Jeunet film un Paris moins idéalisé que dans Amélie Poulain. En plus maintenant que je suis parisienne, je reconnais certains endroits.

    Mais tout cela ne compense pas un petit coup de mou du côté de l'innovation et du scénario. C'est sympa, c'est joli, mais ça ne vaut pas Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain ou Un long dimanche de fiançailles que j'adore et ça a un petit côté déjà vu.

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    Alors certes, ce film est très beau à regarder et donne le sourire, c'est indéniable mais il m'a paru un peu naïf, c'est bien joli de faire ces effets de style mais l'histoire ne va pas chercher très loin et c'est dommage je trouve. Surtout qu'avec des méchants aussi bien joués c'est un peu étrange de les voir se laisser mener en bateau si facilement.

    Reste qu'un film bof d'un réalisateur aussi doué que Jeunet, ben ça reste quand même plutôt un bon film et avec la grisaille automnale, un peu de poésie et de bons sentiment ne feront de mal à personne.

  • Autumn's here

    J'ai été taguée par Anne Shirley qui se demande quelles sont les sept choses qui rythment mon automne.

    L'automne, c'est quand même plein de trucs chiants, il faut bien le dire, comme les démarches administratives à la con du style demande de bourse qui reste lettre morte, sécu étudiante qui ne vous envoie votre attestation que le jour où vous vous déplacez et autre joyeusetés.

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    Cette années pour moi, c'est aussi une quantité de boulot que je n'ai pas connu depuis trèèèès longtemps : étudier, réviser, bachoter, j'ai un concours à préparer moi m'sieurs dames. Et vous savez quoi ? Le pire, c'est que ça va aussi me faire l'hiver et le printemps, youpi...

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    Heureusement, il y a aussi des trucs sympa pour compenser !

    Bruncher. Le reste de l'année aussi vous me direz, mais en automne rien de tel que de flemmarder au lit le weekend et d'enchaîner sur un bon brunch. Surtout quand c'est un buffet comme samedi dernier, la bûcheronne en moi a refait surface.

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    Mon manteau, c'est bête mais j'attendais avec impatience les premiers frimas pour étrenner mon nouveau manteau, en tartan bleu marine avec trois gros boutons, je l'aimeuh !!!

    J'adore marcher su les feuilles mortes. Pas celle qui sont toutes molles après passage sous la pluie, celle qui sont bien sèches et font du bruit.

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    L'automne, c'est le retour des plats à un zillion de calories mais qu'on se donne bonne conscience en se disant qu'on fait le plein de calcium jusqu'à l'année prochaine comme la raclette, la tartiflette, la fondue ou le Mont d'or chaud, et qui se dégustent évidemment entre amis. D'ailleurs la raclette de novembre est en bonne voie de devenir un rituel HU.

    Et l'automne, c'est la saison qui précède l'hiver (esprit de déduction quand tu nous tiens) avec tous ses shopping de Noël, déco du sapin et autres pâtissages intensifs de bredeles. Parce qu'autant en automne je vire mollassonne avec une furieuse envie d'hiberner, autant au premier décembre, pouf, je me transforme en elfe du père Noël sous exta qui chantonne vive le vent en accrochant des guirlandes partout. Pourtant il fait aussi mauvais, voire pire, j'ai toujours autant de taf, voire plus, mais c'est psychologique.

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    Je tague qui veut !

     

    Aucun lien, fils unique, mais j'ai enfin mis ma blog roll à jour :)