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  • Une bonne épouse indienne

    unre bonne épouse indienne.jpgGrâce au site Ulike, j'ai reçu Une Bonne épouse indienne d'Anne Cherian. L'auteur, est née en Inde et vit en Californie et nous raconte à travers un mariage arrangé le voyage d'une femme qui passe de jeune indienne soumise en attente d'un mari à femme de médecin en Amérique, un statut a priori enviable, si elle ne doutait pas des sentiments de son mari.

    Suneel, devenu Neel, anesthésiste brillant, vit à San Francisco, il roule en Porsche, a un appartement dans un des quartiers les plus prisés de la ville. Il sort avec une belle blonde et affiche un passeport américain. L'inde est déjà loin pour lui.

    Leila vit avec ses parents dans une petite ville indienne, elle est prof à l'université mais surtout, à trente ans passés, elle est toujours célibataire, au grand dam de sa famille.

    Neel rentre en Inde car son grand-père est malade et sa famille insiste pour qu'il rencontre des jeunes filles de bonne famille, en effet en Inde, c'est votre famille qui se charge de trouver votre moitié. C'est ainsi que Neel rencontre Leila et sa famille, et avant même de comprendre ce qui se passe, il se retrouve fiancé à la demoiselle. Pour lui, sa famille l'a piégé et il compte bien divorcer dès que possible. Pour Leila, après plusieurs années à essuyer des refus, elle a enfin été choisie mais s'étonne que son futur époux ne soit pas plus présent.

    Les félicitations de la famille, la cérémonie du mariage, le couple n'a pas le temps de souffler avant de partir pour l'Amérique. Et là, Neel se dit qu'il va continuer tranquillou à voir sa maîtresse et qu'avec un peu de chance, Leila finira par comprendre et se lasser. Non mais quel connard !!! Certes, il ne souhaitait pas ce mariage mais ce n'est pas une raison pour ne pas assumer. D'ailleurs, il connaît les règles de vie en Inde et en Amérique alors que Leila doit faire face à un nouveau pays avec une mentalité très différente de celle de son pays d'origine. Si encore il lui avait dit clairement qu'il l'avait épousée par obligation et qu'il ne comptait pas se comporter en parfait mari. Mais non, au lieu de ça, il la laisse tous les weekends comme une vieille chaussette et se contente de donner le change en public devant ses amis.

    Heureusement, Leila est loin d'être bête et comprend rapidement ce qui se passe. Mais que faire, quand on a été élevé pour devenir une bonne épouse soumise ? Quitter Neel ne fait pas partie de ses options car même s'il la trompe, c'est sur elle et sa famille que retomberait la honte (et là moi, je m'énerve tout seule devant mon livre avec une folle envie d'émasculer le monsieur et de secouer la dame).

    Le mariage arrangé dont nous parle ici l'auteur ne tombe pas dans les clichés : l'épouse est très intelligente et très cultivée et finit pas oser tenir tête à son mari. Le couple finit par se rapprocher même si la communication ne fait vraisemblablement pas partie de leur éducation. J'ai beaucoup apprécié le personnage de Leila mais pas celui de Neel. Le mec qui préfère sa secrétaire blonde un peu pouffe à la place d'une épouse intelligente cultivée et bien foutue, j'ai du mal à comprendre. Sa façon de traiter les deux femmes montre qu'il ne mérite ni l'une ni l'autre et même si pendant une bonne partie du livre j'ai souhaité qu'il réalise que sa femme est géniale et qu'il arrête de la tromper et essaie de la connaître, à la fin j'ai trouvé son personnage tellement moumou que j'aurais préféré que Leila le quitte et vive sa vie aux Etats-Unis sans lui.

    Petit détail qui m'a bien plu : le nom de la traductrice apparaît sur la couverture. La traduction était d'ailleurs très réussie, aucune tournure de phrase bizarre, très peu de coquilles et un mini lexique à la fin du livre pour les termes indien plutôt que des notes en bas de pages à tout va ou des périphrases à coucher dehors. Et ça, ça fait du bien !

    Un livre qui se lit vite, avec des descriptions très réussies qui font voyager jusqu'en Inde et des chapitres courts et bien rédigés qui distillent un certains suspense et donnent envie d'enchaîner le suivant. Certaines situations feront cependant grincer des dents les féministes dans mon genre.

    Découvrez ce livre et bien d'autres sur http://chroniquesdelarentreelitteraire.com

  • Une éducation

    une éducation.jpgAu début des années 60 dans une banlieue londonienne, Jenny, 16 ans, poussée par des parents petit-bourgeois, étudie dur pour entrer à Oxford. Au programme, lycée privé avec cours de littérature et de latin, violoncelle à l'orchestre municipal et, bah, c'est tout. Du boulot, du boulot, du boulot, on n'entre pas à Oxford comme ça. On n'en est pas encore au Swinging London et Jenny ne jure que par la France, ses auteurs, sa capitale, sa musique (sa musique ?!).

    Un jour de pluie, un inconnu en voiture de vieux beau propose de la raccompagner. Cette rencontre va changer sa vie. Cet homme mystérieux, David, séduit Jenny et sa famille. A elle les clubs de jazz, les concerts de musique classique, les escapades à la campagne et à Paris et les soirées avec les fascinants amis de David.

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    Carey Mulligan je l'aime bien. Depuis ses débuts en Kitty Bennet dans Pride and Prejudice 2005, je garde un œil sur sa carrière et c'est avec plaisir que je l'ai vue dans Bleak House, Northanger Abbey ou Public Ennemies. En plus, elle a joué dans un épisode de Doctor Who, et pas n'importe lequel : Blink ! Et rien qu'à elle, elle confirme donc ma théorie sur les films britanniques : au moins un acteur qui a tourné dans une adaptation d'un roman de Jane Austen et un acteur qui est apparu dans Doctor Who.

    Carey Mulligan est vraiment parfaite dans le rôle de cette ado studieuse des années 60 qui tombe amoureuse d'un homme plus âgé et je pense que vous entendrez encore beaucoup parler d'elle, en tout cas, c'est tout le mal que je lui souhaite. D'ailleurs, je ne suis pas la seule à la trouver géniale, puisqu'elle a reçu le BAFTA de la meilleure actrice pour ce rôle.

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    Mais ce film ne vaut pas le coup d'œil que pour sa performance. Le scénario est signé Nick Hornby (si vous ne connaissez pas cet auteur, précipitez-vous dans la première librairie pour acheter un de ses romans, au hasard, La bonté, mode d'emploi) et le reste du casting est parfait, d'Alfred Molina en père de famille qui perd ses certitudes à Peter Sargaard en séducteur. Le casting est éminemment austenien avec Carey Mulligan que j'ai déjà cité mais aussi Olivia Williams (Miss Austen regrets), Rosamund Pike (Pride and Prejudice 2005), Dominic Cooper (Sense and Sensibility 2008), Emma Thompson (Sense and Sensibility 1997) ou Sally Hawkins (Persuasion 2007). Oui, je sais, je suis monomaniaque, et avec ce film je m'en donne à cœur joie :D

    La reconstitution historique est très soignée et la condition de la femme à l'époque bien évoquée. L'histoire est très bien racontée, on se prend d'affection pour cette jeune fille qui ne sait plus trop où elle en est et hésite entre les études et l'amour (parce qu'à l'époque, on ne pouvait pas avoir les deux) mais surtout entre travailler dur sans en voir de résultant immédiat et le monde excitant dont David lui ouvre les portes. Et c'est vrai qu'on la comprend, entre bosser sa version latine et partir en amoureux à Paris, on ne réfléchit pas à deux fois, surtout quand on a 16 ans !

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    A première vue, c'est vrai qu'en comparant sa prof, Miss Stubbs (époustouflante Olivia Williams), cheveux tirés, grosses lunettes et vielle fille et Helen (Rosamund Pike, sublime comme toujours), jeune fille qui porte des vêtements superbes en semble si sûre d'elle, Jenny n'est plus si sûre de vouloir faire des études. Pourtant, à y regarder plus près, Helen est une cruche (je trouve d'ailleurs qu'on a un peu forcé le trait sur ce personnage) et ne mène cette vie luxueuse que grâce à son petit ami friqué (Dominic Copper, avec qui j'ai toujours autant de mal)

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    Surtout que l'enjôleur David semble bien cacher quelque chose, et en bonne parano ascendant fille qui se méfie des mecs qui ont un peu tendance à être tous des salauds, j'ai passé une bonne partie du film à craindre le pire pour Jenny. Je ne vous dirai pas comment les choses se terminent, vous le découvrirez en allant voir le film, qui vaut vraiment le coup !

  • 9.3 Mémoire d'un territoire

    93.jpgDepuis mon inscription à l'IUFM, j'essaie d'en savoir plus sur le département où je vais commencer ma carrière si j'ai ce foutu concours, et le moins qu'on puisse dire, c'est que ce n'est pas facile d'échapper aux clichés. C'est pourquoi quand le site Cinétrafic m'a proposé un partenariat, j'ai choisi le DVD de 9.3 Mémoire d'un territoire.

    Pour commencer, il faut que j'explique un truc aux franciliens, pour nous autres pauvres provinciaux, le terme Paris englobe toute l'Ile-de-France, on ne situe pas forcément les départements les uns par rapport aux autres et ça me fait toujours bizarre de faire références aux départements par leur numéro et non leur nom. La banlieue, autre terme vague un peu fourre-tout qui a finit par virer synonyme de "coin qui craint" grâce aux médias nationaux. Quant à "cité", chez moi ça fait référence aux cités ouvrières construites par les patrons paternalistes de l'usine locale. Bref, c'est seulement en arrivant à Paris il y a un an et demi que j'ai pris conscience de la géographie de la région et que j'ai réalisé l'image que certains coin pouvaient avoir.

    Tout ce blabla sur mon auguste personne pour vous dire dans quel état d'esprit j'étais pour visionner le documentaire de Yamina Benguigui, 9.3 Mémoire d'un territoire. Mais si, vous savez, elle a reçu un globe de cristal l'an dernier pour son doc. Manque de bol, on se souvient plus de la vanne fourreuse de Jean-Luc D. que du film en question, et c'est bien dommage.

    Il y a environ 150 ans, Napoléon III voulait faire de Paris the place to be, en pleine modernisation de la future ville lumière, on décida de bazarder l'industrie hors de Paris, parce que c'est moche et ça pue. Pour éviter que le vent n'apporte les relents des usines sur la capitale, on les installa au Nord Est de Paris. Le développement industriel de la région attira beaucoup de travailleurs, venus d'abord d'autres régions de France comme l'Auvergne ou la Bretagne, puis d'autres pays d'Europe, principalement d'Espagne ou d'Italie. Evidemment, les conditions de travail et de vie sont catastrophiques, entre la pollution des usines et les logements insalubres. Et ça ne va pas aller en s'améliorant, avec de nouveaux travailleurs venu d'autres pays travaillant et vivant dans des conditions de merde.

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    Au moment de la réforme administrative de la région parisienne, les autorités ont tellement peur des ouvriers (tous des cocos et des révolutionnaires, c'est bien connu) qu'elles englobent tout ce petit monde dans un département. La banlieue rouge, comme on surnomme alors le 93 fait peur aux bourgeois bien pensant. Comme c'est étrange, la désindustrialisation suivra, officiellement pour rétablir l'équilibre Paris-province, laissant sur le carreau une bonne partie de la population du département. A côté de ça, il faut bien loger tout les gens qui viennent travailler, venus des Antilles, rapatriés d'Algérie ou immigrés, et là, on a une super idée : eh les mecs, si on construisait des cages à poules immenses et moches pour pas cher, comme ça les logements se détérioreront vite et y vivre deviendra un enfer ? Ouais, bon j'exagère mais il faut dire que les logements à grande échelle et à bas coût, c'était franchement pas l'idée du siècle.

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    Bref, tout ça nous donne : plus de taf et des conditions de vie pas jouasses du tout. Des politiques de la ville faiblardes et des pouvoirs publics pas franchement concernés, voire qui font peur aux gens avec l'insécurité et la délinquance dans les banlieues pour se faire réélire ont bien laissé la merde s'accumuler (désolé pour ce langage peu châtié). Et ensuite, il faudrait s'étonner que ça pète ? Les émeutes de 2005, fil rouge du documentaire prennent alors un tout autre sens. Personnellement, j'étais en Espagne à l'époque et j'avais bien du mal à comprendre ce qui se passait, entre les médias espagnols qui en faisaient des tonnes et les sites internet d'information français qui donnaient des versions différentes selon leur bord politique.

    Autant vous le dire, j'ai pleurée une bonne partie du film. D'une part parce qu'ayant des grands parents ouvriers, ça m'a forcément parlé, mais surtout parce que le mépris avec lequel ce département a été traité m'a fait vraiment mal. J'ai d'ailleurs attendu quelques jours avant d'écrire ce billet histoire de prendre du recul et j'ai quand même du mal. A certains moments, j'avais carrément honte de mon pays, sans que le petit Nicolas n'y soit pour rien.

    J'ai trouvé ce documentaire vraiment intéressant, parce qu'il montre la situation de la Seine Saint Denis à travers des images d'archive mais aussi et surtout en donnant la parole à des habitants. Ces témoignages étaient tous sincères et certains m'ont vraiment marquée, comme celui de cette jeune fille qui voulait être avocate et qui a dû se battre pour ne pas finir en filière poubelle juste parce qu'elle était noire et originaire du 93. Le pire, c'est qu'à la fin de ses études, elle a dû aller aux Etats-Unis pour trouver du travail, même avec un diplôme, "issue de l'immigration" et du 93, personne ici ne voulait lui donner sa chance.

    Moi aussi je suis petite fille d'immigrés, j'ai vécu dans une ville industrielle où vivent des gens venus de pleins de pays différents, la désindustrialisation ne nous a pas épargnés et mon collège était étiqueté ZEP, avec certains profs qui ne se faisaient pas prier pour nous montrer que pour eux, on n'était qu'une bande de cas soc' bons à rien (heureusement, j'ai aussi eu des profs très bien). Alors, pourquoi chez moi on s'en est mieux sorti ? Parce que personne n'entend parler de nous dans les médias ? Parce qu'à plus petite échelle, c'est plus facile de gérer des populations défavorisées ? Parce que dans une petite ville les gosses des HLM vont à la même école que les fils de notables ? Ou alors j'ai juste la chance d'avoir une famille qui vient de l'étranger, certes, mais d'Europe, d'avoir la peau bien blanche et un prénom avec le nom du petit Jésus dedans (pour une athée, c'est un comble, je sais) ? En fait, je n'en sais trop rien et au final je me pose encore plus de questions après avoir vu ce documentaire. Je vais chercher de l'aspirine parce que mon petit cerveau surchauffe.

    Oups, je me rends compte que j'en ai écrit une sacrée tartine, j'espère que malgré ça, vous aurez envie de voir ce documentaire.

     

    9/3 Mémoire d'un territoire

    Un film de Yamina Benguigui

    Distribution : ZYLO

    http://www.zylo.net/

    Date de sortie : 09/02/2010

  • So many boys, so little time

    tome 7.gif tome 8.jpg tome 9.jpg

    Suite et fin (temporaire) de ma lecture des aventures de Georgia Nicolson. Premier constat : l'éditeur français a fini par comprendre que les couvertures étaient moches, il a donc fait un effort pour le tome 9 et a viré les dessins. J'ai envie de dire "alléluia" !

    Lire les aventures trépidantes de Miss Georgia détend toujours autant le cerveau même si ce que je reprochais aux tomes précédents est toujours là, voire s'est accentué.

    Le langage de Georgia est parfois difficile à suivre, la traduction doit y être pour beaucoup. D'ailleurs quand on lit les tomes à  la suite comme je l'ai fait, on remarque des petites erreurs : dans le tome 8 Georgia est en 3e et dans le tome 9 à la rentré suivant le prof parle de la sortie faite avec la classe de première l'année précédente.

    Qu'arrive-t-il donc à Georgia dans ces bouquins ? Elle se rapproche de Massimo l'inutile mais Super Canon revient du pays du Kiwi en folie. Je n'apprécie tellement pas Scooterino que je suis bien contente de voir Robbie refaire surface. Evidement, Dave la Marrade est toujours dans le coin et que ça s'embrasse par inadvertance.

    Georgia est toujours aussi immature et égoïste, comme toute ado qui se respecte, et c'est très drôle à lire. Comme d'hab, elle a du popo dans les yeux et ne se rend pas compte que Scooterino il est nul et qu'elle serait cent fois mieux avec Dave. Même si à tous les coups, ils ne vont pas finir ensemble dans le dernier tome et et je vais être frustrée. D'ailleurs, quelqu'un connaît-il la date de sortie française de ce tome 10 ? Parce que si ça tarde trop, j'ai bien envie de tenter la VO, histoire de vérifier si mes peurs concernant la traduction sont fondées.

    Angus_Thongs_and_Perfect_Snogging.jpg

    Ca me fais penser que j'ai enfin vu le film, adapté du tome 1. Dans l'ensemble j'ai bien aimé même s'il s'éloigne parfois trop du livre à mon goût.

    L'actrice qui joue le rôle de Georgia est parfaite, Craquos et plus graou que Super Canon et Dave la Marrade est un peu loupé car trop relou. Heureusement, le film est très drôle et la bande son est géniale donc j'ai vite oublié ces quelques défaut. LA bande de copines de Georgia est tout à fait comme je me l'imaginais (même si Jas n'a pas de frange). La fin est un peu too much mais comme il n'était pas prévu d'adapter les autres tomes, why not ?

  • I love you Phillip Morris

    I love you phillip morris.jpgDepuis le temps que j'attends la sortie de ce film ! J'ai même bravé mon hermitude pour aller le voir un vendredi soir à la séance de 20h30, c'est dire.

    Avant, Steven Russell était flic dans une petite ville, bon père de famille et bon chrétien. Puis il a déménagé au Texas et un accident de la route lui a fait réaliser qu'il ne voulait plus vivre dans le mensonge. Steven quitte donc sa famille et assume son homosexualité. Mais vouloir couvrir son chéri (Rodrigo Santoro, über-graou comme toujours) de cadeaux, ça coûte cher. Steven donne donc dans l'arnaque à l'assurance pour investir dans les montres bling bling. Il se fait pourtant choper par la police et atterrit en prison. C'est là qu'il rencontre l'amuuuuur de sa vie : Phillip Morris. Steven décide donc de sortir Phillip de taule et de passer le reste de sa vie à veiller sur lui. Mais les vieilles habitudes ont la vie dur et les arnaques de Steven vont vite lui échapper et il va devoir jouer au roi de l'évasion à plusieurs reprises. Le plus surprenant, c'est que ce film est tiré d'une histoire vraie.

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    Décidément, quand Jim Carrey ne fait pas le guignol, il fait des choix très judicieux (Eternal Sunshine of the Spotless mind, Truman Show). Son personnage d'arnaqueur/roi de l'évasion/éternel romantique est vraiment génial et on suit son histoire avec beaucoup d'intérêt. Il nous raconte tout ça avec une nonchalance impressionnante et nous surprend à plusieurs reprises, mention spéciale à l'énorme arnaque où il simule sa mort.

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    Film d'amour et d'humour, I love you Phillip Morris est à la fois très drôle et émouvant. Les deux acteurs principaux sont irréprochables, ils savent montrer les sentiments des personnages avec sincérité et subtilité. On croit vraiment à leur histoire d'amour, chose qui a a priori choqué les messieurs qui étaient derrière moi en sortant du ciné. Euh, les gars, en voyant l'affiche, vous vous attendiez à quoi ? J'ai d'ailleurs lu que le réalisateur avait eu du mal à trouver des financements à cause du sujet du film. Comme quoi, il a encore du boulot pour faire accepter l'homosexualité.

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    Bref, un film qui n'est ni totalement une comédie ni un film d'amour mais qui vaut le coup, pour son sujet original et les performances de Jim Carrey et Ewan McGregor.