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  • Pink Floyd : Magiciens, alchimistes et milliardaires

    Pinkfloyd.jpgLes gens, je suis impardonnable. Babelio m'envoie un livre, et moi comme un boulet, je mets trois plombes à le lire. Certes, entre, mes révisions, mon stage et mon rhume, je n'ai pas été hyper dispo mais quand même, ce n'est pas glorieux.

    J'ai enfin eu le temps de terminer ma lecture et de me replonger dans la musique de Pink Floyd par la même occasion (merci Axoo). Quand j'étais ado, BFF empruntait les CD de Pink FLoyd de ses parents et j'en faisais des copies cassettes (soooo last season century), et à l'époque ça ne dérangeait personne, mais ça, c'est une autre histoire. Ca faisait des années que je ne les avais pas écouté et la lecture de Pink Floyd : Magiciens, alchimistes et milliardaires a au moins été l'occasion de me replonger dans l'univers floydien. Car même si j'aime beaucoup leur musique, je ne m'étais jamais vraiment intéressée au groupe lui-même ou à ses membres.

    Le livre de Jean-Michel Oullion comporte trois parties : la première retrace l'histoire du groupe, la deuxième offre une analyse de chaque album de groupe mais aussi des albums solo de ses membres, enfin une troisième partie concerne ceux qui ont côtoyé le groupe de près ou de moins près d'ailleurs.

    L'histoire de Pink Floyd est vraiment intéressante à bien des égards. L'auteur passe rapidement sur l'enfance et l'adolescence des futurs membres du groupe, notamment la mort du père de Roger Waters durant la Seconde Guerre Mondiale et l'importance que cela aura pour le fils. On assiste ensuite aux débuts des jeunes musiciens de Cambridge à une époque qui me fascine : celle du Swinging London de la fin des années 60. Pour éviter d'être trop linéaire, le récit est entrecoupé d'anecdotes, on apprend ainsi que David Gilmour a servi de guide à Hendrix lors d'un séjour à Paris. Le succès viendra assez rapidement et, à peine le premier album enregistré, Syd Barrett, le leader du groupe, complètement à l'ouest à cause de la drogue et n'assumant pas la célébrité s'effacera et sera remplacé par David Gilmour. Le groupe doit faire ses preuves sans son ancien chanteur charismatique et s'en sort plutôt bien. Viendront ensuite des albums mythiques comme Atom Heart Mother, aka l'album à la vache, et bien sûr Dark Side of the Moon, qui restera plusieurs année dans le classement des albums les plus vendus aux Etats-Unis et Wish you were here.

    L'ambiance au sein du groupe n'est pas géniale, principalement à cause des divergences entre Waters et Gilmour. L'album Animals, montre l'emprunte de plus en plus forte de Waters qui sera encore plus forte sur The Wall, plus vraiment du Pink FLoyd à mon sens même si c'est sûrement l'album le plus connu du groupe pour les jeunes générations, notamment à cause du morceau Another Brick in the wall. Ensuite, Waters et Gilmour se font la gueule depuis des années, et ce dernier recrée le groupe avec ses anciens acolytes sauf Waters le temps de quelques albums dont le Division Bell. Chacun sort son album solo, pas toujours transcendant d'ailleurs et même si certains inconditionnels espèrent toujours une reformation du groupe, soyons réaliste, Pink Floyd, c'est du passé. Et j'ai envie de dire tant mieux. Même si j'aurais adoré les voir su scène, le côté papys du rock ce n'est pas du tout mon truc (c'est la qu'un Tardis serait bien utile).

    Si les info abondent dans ce livre, j'ai parfois eu l'impression qu'il y en avait trop : tel jour à tel heure à tel endroit, le groupe a joué devant tant de spectateurs telles chansons. Oh et une chose qui m'a "choquée" : Wikipedia cité en source. De quoi faire dresser les cheveux sur la tête de mes profs de fac. Pour un mec qui a fait Science Po, il n'y a pas de quoi être fier.

    Les analyses d'albums sont intéressantes à lire mais pas toutes à la suite, sinon ça devient vite rébarbatif, il vaut mieux les lire  par petit bout et, pourquoi pas, écouter l'album en même temps.

    La dernière partie m'a appris pas mal de choses, notamment comment Gilmour avait donné sa chance à Kate Bush. En revanche, je ne vois pas l'intérêt d'avoir ajouté Kubrick dans la liste : i la voulu utiliser la musique d'Atom Heart Mother, le groupe a dit non, Waters a voulu utiliser la voix de Hal, Kubrick a dit non, fin de l'histoire.

    Un livre au style très journalistique qui pourra plus ou moins plaire selon la sensibilité des lecteurs mais qui a le mérite de faire revivre un groupe de rock qui a marqué son époque et les générations suivantes et qui vous donnera l'occasion de (re)découvrir leur musique et de mieux la replacer dans son contexte.