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Un certain regard

9782851974709FS.gifJ'ai lu Bonjour tristesse l'été de mes 15 ans. Il faisait partie de ma liste de livres à lire pour remédier à mon inculture. Car, quoi qu'on en dise, Sagan fait partie des meubles et des monstres sacrés de la littérature française. Mais qui est donc cette femme qui a défrayé la chronique à de nombreuses reprises ? Son premier livre publié alors qu'elle n'a pas 20 ans choque et décroche le Prix des critiques dans la foulé (ou l'inverse ?) et elle sera ensuite associé dans l'esprit des gens à l'alcool, la vitesse et l'argent. 

Un certain regard réunit en fait des extraits d'entretiens publiés dans deux ouvrages, l'un publié en 1974 et l'autre en 1992. On y découvre Françoise Sagan face à sa légende et à l'image sulfureuse que le public a d'elle.  Le livre se découpe en chapitres qui ont trait à des thèmes importants pour l'auteure comme l'argent, l'écriture ou la politique;

Il revient également sur l'enfance de Françoise, alors Quoirez, et bien sûr le chamboulement engendré par la publication de Bonjour tristesse. Mais ce qui m'a beaucoup intéressé c'est la façon dont Sagan envisage la création littéraire, par exemple la différence entre l'écriture de romans et de pièces de théâtre. 

Ce livre a le mérite de montrer Françoise Sagan sous une autre lumière, ses réponses aux questions des journalistes sont intelligentes, élégantes mais surtout sincères et spontanées. Elle ne se démonte pas face à des questions qui touchent à sa vie privée ou à des sujets pas forcément agréables et trouve toujours quelque chose d'intéressant à dire, et le fait avec classe.

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Ce carnet se lit vite, trop vite, surtout quand je sais que L'Herne en a publié d'autres, que j'ai maintenant très envie de lire (c'est mon banquier qui va être content). L'Herne, qui a aussi le bon goût de rééditer en français les oeuvres d'une auteure anglaise que je vénère, Elizabeth Gaskell (oui, je sais, aucun lien, fils unique, mais je tenais à le signaler).

Tout ça pour dire que le lecture d'Une certain regard m'a permis d'aborder Sagan différemment et de la voir comme un être de cher et de sang et non plus comme le "charmant petit monstre" dont parlait Mauriac.

 

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