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  • Un livre, ça va

    c'est quand il y en a plusieurs que ça pose problème.

    Et comme j'ai toujours le temps de lire, mais pas trop de de bloguer, on va faire simple avec un billet pêle-mêle de mes lectures de novembre.

    de bons presages.jpgDe bons présages

    Je continue ma découverte de Neil Gaiman, cette fois en compagnie de Terry Pratchett avec un bouquin délirant et génial. Un ange et un démon, bien contents de se la couler douce sur terre, décident d'arrêter l'apocalypse qui va avoir lieu dans 11 jours. Mais tout ne se passe pas comme prévu car l'Antéchrist est en fait un gamin de 11 ans qui fait les quatre cents coups avec ses potes dans un village du Sud de l'Angleterre et celle-là, même les cavaliers de l'apocalypse ne l'avaient pas vue venir. J'ai adoré ce livre, à la fois loufoque et très réfléchi, avec sa propre mythologie et des références culturelles qui ne pouvaient que me plaire, dont le fameux précepte selon lequel toute cassette laissée plus de deux semaines dans une voiture se transforme inévitablement en Best of Queen. Et là, j'en vois déjà qui vont me dire de lire d'autres œuvres de Pratchett. C'est prévu, c'est juste que j'essaie de résister aux Annales du disque monde pour l'instant parce que si je m'y mets, ça va atomiser ma PAL.

     

    la grammaire est une chanson douce.jpgLa Grammaire est une chanson douce

    Ce livre, c'est Anne Shirley qui me l'a offert pour célébrer mon entrée dans le monde merveilleux des maîcresses. D'ailleurs, c'est trop un truc de maîcresses parce que la MF qui suit un de mes collègues PES l'utilise en classe (et là, grâce à Anne Shirley, comment j'ai pu ressortir ma science XD). Mais ce livre n'est pas réservé aux prof, loin de là, je pense même qu'il pourra réconcilier les plus réfractaires avec la grammaire. Imaginez l'histoire de deux enfants rescapés d'un crash aériens et qui se retrouvent incapables de parler et atterrissent sur une île. Loin d'être déserte, elle est peuplée de gens qui aiment les mots et de mots : des noms, précédés d'un déterminant à clochette pour les annoncer et qui parfois se marient avec des adjectifs. C'est un conte, c'est doux, c'est rigolo, ça se lit vite et c'est un véritable plaisir du début à la fin.

     


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    The Strain

     Vous en avez marre des vampires mollassons qui ne se repaissent plus de sang humain pour le quatre heures ? Alors ce livre est fait pour vous. Guillermo del Toro, à qui l'ont doit notamment Le Labyrinthe de Pan, et Chuck Hogan nous racontent une histoire de vampires plus proches des zombies que des mormons et qui fait peur, pour de vrai. Je vous explique : un avion atterrit à New York et puis pouf, plus rien, tout le monde est mort. Et ensuite, les corps disparaissent de la morgue et il se passe des trucs bizarres (et dégueu) un peu partout. Seuls quelques personnes réalisent vraiment ce qui se passe et essaient alors de lutter contre l'invasion. Ce livre est extrêmement bien fait avec des flash backs expliquant l'origine des vampires, des explications très détaillées sur le fonctionnement du corps des vampires et la confrontation d'habitants encore pas tout à fait remis du 11 septembre avec un truc incroyable et effrayant. Le suspense monte petit à petit depuis le début du livre jusqu'à devenir insoutenable et il n'y a même pas besoin de raconter dans les détails les scènes où les vampires se nourrissent, les auteurs se contentent de les suggérer, ce qui les rend encore plus horribles. Je n'ai qu'une chose à dire : prévoyez de la place au congélo avant d'entamer votre lecture !

     

    maurice.jpgMaurice

    J'ai vu l'adaptation d'Ivory (avec Hugh Grant tout jeunot mit pilosité faciale) il y a quelques années et comme toujours j'ai mis pas mal de temps avant de lire l'original. Maurice, jeune homme issue de la bourgeoisie de la City londonienne rencontre Clive, jeune propriétaire terrien, à Cambridge. Les deux jeunes gens se rapprochent et entame une relation amoureuse, ce qui est franchement mal vu à l'époque. Car Maurice, s'il a été publié en 1970, après la mort de Forster, a été écrit en 1913. Et ce qui m'a marquée, c'est sa modernité, malgré le fait qu'il date de presque un siècle. Modernité car il présente une histoire d'amour entre deux hommes (chaste il est vrai) à une époque où la chose était tabou et considérée comme une perversion ou une maladie. Forster aborde aussi la société de classes et notamment la déliquescence de la landed gentry à travers l'état de délabrement du domaine de Clive et son mariage si respectueux des convenances mais sans amour. Si Clive semble plus ouvert au début du roman, son attitude par la suite m'a surprise et déçue : Pouf, je vais en Grèce et je découvre qu'en fait, je ne suis pas homo, donc je t'abandonne comme une vieille chaussette. Je me suis d'ailleurs demandée si c'est à cause de la pression sociale que Clive réprime sa vraie nature ou alors s'il n'abordait l'homosexualité que d'un point de vue intellectuel, influencé par les classiques grecs. Bref, vaste débat. Reste que le style est sublime et que les sentiments et les états d'âme de Maurice sont magnifiquement dépeints.

  • Anne of Green Gables - les téléfilms

    Bon, en fait, alors, donc. Je continue le challenge LMM d'Anne Shirley et me voilà à la phase "visionnage des téléfilms", sauf que je ne les ai pas sous la main et je ne pense pas avoir le temps de me les procurer et encore moins de les visionner d'ici la fin de l'année donc en bonne feignasse qui se respecte, je copie-colle mon avis posté sur The Inn at Lambton l'an dernier (en même temps, je n'ai pas changé d'avis depuis). *ATTENTION SPOILERS*

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    Ce qui nous donne:

    Premier téléfilm :

    Que de souvenirs du dimanche après-midi sur Meuh6. Je ai trouvé ce premier téléfilm très fidèle au premier livre. Megan Fellows est très bien pour ce rôle, même si on arrive difficilement a croire qu'elle a treize ans au début, et pour cause, elle en avait 17. Mais ça ne m'a pas gêné plus que ça.
    Mathew est aussi adorable que dans le livre , je suis fan de la scène où il achète un râteau et du sucre parce qu'il n'ose pas demander à voir les robes. D'ailleurs la vendeuse joue le rôle de la tante de Sarah dans Les Contes d'Avonlea. Et l'actrice qui joue l'autre tante de Sarah a aussi un petit rôle dans ce téléfilm (l'actrice que déclame avant Anne à l'hôtel), comme quoi, même sur l'île du prince Édouard, toutélié. Bref, j'ai retrouvé la bonne humeur et les personnages attachants du livre !

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    Deuxième téléfilm:
    Bon, je ne suis pas sûre que c'était l'idée du siècle de "squeezer" trois livres en un film, même s'il dure trois heures. Enfin, je me suis amusée à essayer de reconnaitre les intrigues des livres dans celle du téléfilm. Morgan Harris faisant office de Roy de rechange, bah, pourquoi pas. La scène de la poursuite de la vache dans la gadoue est géniale, surtout cette pauvre Diana avec sa robe immaculée ^^.
    Il y a plus de scènes d'amuuur entre Anne et Gilbert et  mon petit coeur de midinette ne s'en plaint pas. Ah, la scène où Gil annonce à Anne qu'il est fiancé...Ca ne se passe pas du tout comme ça dans le livre mais bon, pas grave XD Au final, je suis un peu déçue que le film s'attaque à trois tomes d'un coup avec les inévitables coupes que ça occasionne mais ça se laisse regarder.

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    Troisième téléfilm :
    Première réaction Anne a pris un méga coup de vieux. Sur la jaquette du DVD il est écrit qu'elle a 25 ans mais on lui en donne facilement 10 de plus. Sa voix est beaucoup plus grave (je suppose qu'en VF c'est la même actrice qui double donc ça ne se remarque pas). On essaie donc de nous faire gober que 5 ans se sont écoulés depuis le dernier téléfilm (mais bien sûr), qu'Anne et Gil ne sont toujours pas mariés et que c'est la guerre . Ils reviennent à Avonlea, Diana est devenu une bourge prétentieuse , Green Gable est à moitié à l'abandon ben vi, sans l'arrivée des jumeaux dans le téléfilm précédent, personne pour reprendre la ferme. Et là ça vire au grand n'importe quoi, Gil va travailler dans un grand hôpital à New York, Anne le suit et travaille dans l'édition et un écrivain lui vole sont manuscrit Ils finissent par en avoir marre et retournent à Avonlea. Mais c'est la guerre (je l'ai pas déjà dit ça ?) et Gil s'engage dans l'armée, épouse Anne et part au front dans la foulée Pouf, 1918, comme Anne n'a pas de nouvelles de Gil, elle s'engage dans la Croix rouge pour le retrouver Et là je me suis ennuyée ferme (encore pire qu'avant) jusqu'à ce qu'Anne retrouve Gil. Bon ok, épouser Gil et devenir la femme du docteur Blythe avec une ribambelle de gosses, ce n'est peut-être pas assez mélodramatique pour les producteurs, mais là ça frise le ridicule. J'ai vraiment eu l'impression qu'on nous avait inventé de toutes pièces une histoire, pas hyper intéressante qui plus est, et qu'on a collé l'étiquette Anne of Green Gables dessus pour faire vendre. Pourtant j'aurais bien voulu voir le Capitaine Jim moi.

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  • Emily's quest

    emily's quest.jpgMe voici déjà arrivée à la lecture du troisième et malheureusement dernier tome des aventures d'Emily. Ce tome m'a paru un peu plus triste et mélancholique que les précédents.

    Les amis d'Emily sont partis faire quelque chose de leur vie alors qu'elle reste seule à New Moon avec ses tantes et le cousin Jimmy. Au bout de seulement quelques chapitres, voilà qu'elle se blesse et doit garder le lit, je vous laisse imaginer ma tête, moi qui m'attendais à une lecture qui remonte le moral...

    Emily est maintenant une jeune femme et son entourage attend évidemment qu'elle se comporte comme on l'attend des membres de son sexe, comprenez : qu'elle se marie avec un jeune homme approuvé par les Murray, s'installe avec lui et fasse des enfants. Seulement, vous vous doutez bien qu'une forte tête comme Emily ne va pas se conformer aux usages et ça va jaser de Blair Water à Shrewsbury. Entre les amoureux éconduits et les histoires terminées aussi vite qu'elles ont commencé, les commères se régalent.

    Il faut dire qu'Emily ne peut s'empêcher de penser à son ami d'enfance, Teddy Kent. La fierté et l'imagination un peu trop fertile d'Emily font qu'elle est persuadée qu'il ne s'intéresse pas à elle, voire qu'il se moque d'elle. Et là, on a envie de la secouer un bon coup. Car si pour le lecteur, c'est flagrant que ces deux-là sont faits l'un pour l'autre depuis le premier livre, ils vont passer un sacré bout de temps à jouer à je te suis, tu me fuis, je te fuis, tu me suis.

    La carrière d'Emily prgresse également mais elle doit affronter de nombreuses déceptions avant d'enfin publier son premier livre. Ses prochent s'imaginent d'ailleurs se reconnaître dans certaines de ses publications et ses voisins racontent qu'il ne faut pas la contrarier, sinon elle vous mettra dans sa prochaine histoire, ce qui m'a beaucoup fait rire.

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    Bref, ce livre est un peu moins joyeux que les précédents mais le style de Lucy Maud Montgomery est toujours aussi agréable à lire et je l'ai donc dévoré aussi vite que les deux précédents. Je suis triste de laisser cette héroïne que j'ai vraiment appréciée au fil de ma lecture et aussi un peu frustrée de ne pas savoir ce qui va lui arriver ensuite. Je n'aurais pas dit non à un quatrième tome ^^.

    Je remercie encore Anne Shirley de m'avoir fait découvrir cette série !

  • FM, putting the freak in frequency

    Il commence à faire moche, vous êtes fatigué, vous déprimez devant les affectations pour le retour des vacances de Toussaint (ah non, ça, c'est moi) et vous n'auriez rien contre une bonne rigolade pour survivre ? Alors je ne peux que vous conseiller de regarder FM. Qu'essécé ? Il s'agit d'une série comique de ITV avec Chris O’Dowd de The It Crowd, Kevin Bishop, le frère de Wendy dans L’Auberge espagnole et Nina Sosanya,vue dans Love Actually.

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    On suit Lindsay et Dom, animateurs sur une radio indépendante et leur productrice, Jane. Lindsay, boulet devant l’éternel et absolument pas doué avec les filles est un adorable loser alors que Dom est un alcoolique rock’n’roll de première. Etrangement, leur duo sur les ondes fonctionne très bien et leur émission accueille des invités plutôt cools en interview. Leur quotidien n’est pas de tout repos, entre les invités de leur émission, la standardiste un peu nunuche sur laquelle craque Lindsay et Topher, le Mr Perfect qui exaspère Lindsay.

    Autre intérêt de la série : des groupes de rock en guest à chaque épisode ! Comme les Wombats ou même une petite apparition de Marianne Faithfull *__*

    Cette série est tout simplement hilarante, si, si, je vous jure. Les personnages se retrouvent dans des situations pas possibles et tout bonnement à hurler de rire. C'est drôle, dynamique et la BO est à tomber, ce qui ne gâche rien. J'ai piqué plusieurs fous rires devant ma télé (alors que j'étais au bord de la dépression donc c'était loin d'être gagné) et j'ai regardé la saison entière d'un seul trait. Pour l'instant, il n'y a eu qu'une saison de 6 épisodes mais j'espère bien qu'ITV prévoit une suite !

    Je vous laisse avec un petit aperçu :

    Et une petite vidéo de vous savez quel site de vente en ligne qui résume bien l'ambiance de la série par ici

  • Emily climbs

    Emily climbs.jpgVoici enfin mon billet sur le deuxième tome des aventures d’Emily Starr. Nous suivons la demoiselle au lycée de Shrewsbury. Pour la peine, Emily quitte New Moon et va vivre avec un autre membre de la famille. Vous trouviez tante Elizabeth revêche ? En comparaison avec tante Ruth, vous la trouverez sympathique et aimante. Tante Ruth, c’est limite l’antéchrist XD Elle est toujours sur le dos d’Emily, la traite de menteuse et imagine toujours le pire de sa nièce. Autant dire que si Emily s’épanouie au lycée, la cohabitation avec tante Ruth n’est pas toujours aisée.

    Heureusement, elle rentre aussi souvent que possible à New Moon et ses amis d’enfance sont aussi à Shrewsbury. Et le talent d’Emily commence à être reconnu, ses écrits étant publiés dans des magazines et lui rapportent même de l’argent. Petit à petit, la famille Murray reconnaît enfin qu’Emily est douée pour écrire et peut en tirer un revenu certain.

    Au fil du livre, on suit le passage d’Emily du monde de l’enfance à l’âge adulte, avec son cortège d’enthousiasmes et de déceptions.

    Ce qui m’a beaucoup marquée, c’est le poids des conventions sociales qui pesaient sur les jeunes filles à l’époque. J’étais déjà au courant mais j’ai vraiment eu un sentiment d’injustice face à la situation décrite dans ce livre où la pauvre Emily doit faire face à d’affreux ragots, heureusement, sa famille sait être là quand il faut. Le pauvre cousin Andrew, envoyé par la famille pour faire la cour à Emily et s’assurer qu’elle fasse un mariage qui leur plaira est assez ridicule et la façon dont Emily réagit prouve sa force de caractère.

    Une autre qui m’a par contre mise mal à l’aise, c’est le comportement de Dean. On voit très bien qu’il a des sentiments pour Emily alors qu’elle aurait l’âge d’être sa fille. Je sais bien qu’il n’en dit rien et que les mariages entre de très jeunes filles et des hommes plus âgés était monnaie courante à l’époque mais moi ça me dérange quand même de voir Dean attendre qu’Emily grandisse pour qu’il puisse la courtiser. Beurk !

    Encore une lecture très agréable et qui m’a donnée envie (comme toujours) de me jeter sur la suite et d’aller visiter l’Ile du Prince Edouard.

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