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18.02.2011

Toxique

littérature,françoise sagan,toxiqueAprès Un certain regard, je continue ma (re)découverte de Françoise Sagan avec Toxique.

Françoise, jeune écrivain phénomène qui aime les bolides et la vitesse est victime d'un grave accident. Pour calmer la douleur, on lui donne un médicament dont elle deviendra accro et dont elle aura beaucoup de mal à se désintoxiquer. Toxique est donc son journal de désintox.

Première impression, c'est quoi ce jaune ? D'accord, je me plains souvent de l'aspect tristoune des couvertures de livres français mais le jaune là, je trouve ça moyen, tendance laid. Mais ne jugeons pas ce livre à sa couverture. Autre surprise : très peu de pages avec très peu de texte sur chaque page. Le texte est accompagné de dessins de Dubuffet qui se marient très bien au sujet forcément sombre.

Honnêtement, je ne sais pas quoi penser de ce livre. D'un côté, les bribes de pensées de cette jeune femme face à elle-même et son addiction rendent son témoignage poignant. D'un autre côté, la brieveté de ce livre est vraiment très frustrante et je l'ai lu en si peu de temps que j'avais l'impression que ma lecture était passée trop vite pour que je puisse réellement avoir une opinion sur ce livre. Je ne sais pas vraiment à quoi je m'attendais, mais certainement à quelque chose de plus consistant.

Toxique me laisse donc une impression étrange d'immédiateté mais aussi d'inachevé. Je crois qu'une relecture s'impose !

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23:55 Publié dans Lecture livresque | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : littérature, françoise sagan, toxique |

11.02.2011

Métronome

 

metronome.jpgVoilà un livre à côté duquel j'ai failli passer à cause de mon côté tordu qui fait que plus on me dit de lire un livre, moins j'ai envie de le lire. Métronome, succès en librairies, écrit par un acteur, c'est bien parce que Mr Chinchilla voulait le lire qu'il est entré chez moi. Eh puis Aurelia m'en ayant dit beaucoup de bien, je me suis plongé dedans, grand bien m'en a pris. 

Au fil des siècles et des stations de métro parisiennes, Lorant Deutsch nous dévoile l'histoire de la cité et à travers elle, celle de la France. On part donc des celtes installées...à Nanterre et non sur l'île de la cité comme on l'a cru si longtemps pour traverser 2000 ans d'Histoire. Et c'est une histoire riche en batailles et en guerre, entre les romains, les Francs, les Vickings, les guerres de religions, la révolution, il y a de quoi faire.

Ce qui est super avec ce bouquin, c'est qu'il rend l'Histoire accessible à tous, dans un français de meilleur qualité que la plupart des best-sellers actuels mais qui reste compréhensible par tous. Les événements relatés sont racontés de façon si vivante qu'on peu facilement se les imaginer. Il se situe quelque part entre manuel d'Histoire et guide touristique (incitant les promeneurs à s'incruster dans les cours intérieures des immeubles parisiens ^^) peuplé d'anectodes qui pourront sûrement réconcilier les plus récalcitrant avec les livres d'Histoire.

Contrairement à un livre d'Histoire "classique", on sent ici que son auteur est un passionné et il donne vraiment envie d'aller voir de ses yeux les endroits qu'ils cite. C'est comme ça que la semaine dernière je suis allée au musée du Moyen Age de Cluny pour voir les restes des thermes. Un truc que je n'aurais pas forcément fait si je n'avais pas lu ce livre.

Je dois cependant admettre que je n'aurais peut-être pas été aussi intéressée et enthousiaste si je n'habitais pas à Paris. Je me suis toujours intéressée à l'Histoire, c'était une de mes matières préférées à l'école et j'aime bien feuilleter des livres d'Histoire ou trainer sur des sites qui lui sont dédiés. Quand j'arrive quelque part, je m'intéresse au passé de ce lieu. Je peux donc vous raconter plein de choses sur l'Irlande, le Nord ou la Castille. Quant à ma région natale, je pourrais presque devenir guide touristique ^^ Mais l'histoire de Paris, avant d'y vivre, ça ne me passionnait pas plus que ça.

Alors certes, l'histoire de Paris est liée à celle de la France dnc on apprend plein de choses mais si on ne maîtrise pas un minimum la géographie parisienne, on peut facilement passer à côté de pas mal de références, à moins d'avoir un plan de la ville sous les yeux, ce qui n'est pas idéal pour profiter de sa lecture. Sinon, on peut acheter la version illustrée.

 

07:00 Publié dans Lecture livresque | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : littérature, métronome, lorant deutsch, histoire, paris |

08.02.2011

Road trip part III: Maine

Mieux vaut tard que jamais, voici enfin la suite de mon périple nord-américain ! 

Donc après Montréal et Québec, nous voici parti aux Etats-Unis. Le passage à la douane fut épique avec un douanier qui se prenait pour un cowboy et nous a posé un milliard de questions allant de qu'est-ce que vous faites dans la vie à comment vous avez rencontré la personne chez qui vous allez. Et bien sûr, même si ce n'est pas l'envie qui manque, interdiction de faire de l'humour.

Nous voilà enfin dans le Maine, arrêt au premier village pour faire le plein d'essence (à des prix qui feraient pleurer n'importe quel compatriote) et se restaurer. Nous faisons dans le local avec un diner vraiment très local, même que sur la carte il y a marqué qu'on peut apporter sa propre barbaque de caribou et ils vous la cuisinent, chouette. Nous nous sommes contentés des crevettes (avec une sauce cocktail parce que quand la serveuse nous a donné la liste des sauces, c'est le seul mot qu'on a compris XD)

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Nous avons ensuite passé quelques jours chez une amie dans la banlieue de Portland qui nous a accueill comme des rois. Elle nous a même emmenés au drive-in :

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Et comme elle connaît les propriétaires, nous avons pu visiter la salle de projection...vintage, n'est-ce pas ?

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Nous avons ensuite testé un resto très typique également, avec une déco d'un bon goût sans faute :

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Un petit passage par Portland et son phare :

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Nous sommes même allées nous baigner dans un lac qui doit faire la superficie d'un département français (admirer les pieds de Mr Chinchilla^^) :

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Nous avons profité de cette étape pour faire une expérience culturelle indispensable :

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Son rayon chips :

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Changement total de décor et départ pour le cottage de la soeur de ma copine :

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La vue au petit matin :

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Un classique des feux de camps au bord de la mer :

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Une balade dans les alentours, notamment les petits ports de pêche au homard :

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Nous avons aussi visité le phare de Pemaquid :

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Et comme il faut bien se restaurer, passage par un autre diner typique :

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Ensuite, retour chez les pêcheurs qui ont un humour particulier :

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Voici donc la bête : le homard le moins cher que j'ai vu avec une empreinte carbone défiant toute concurrence !

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J'ai bien envie de dire "à bientôt pour la suite" mais je ne sais pas quand je posterai donc je dis juste à la prochaine :)

17:57 Publié dans Reise Reise | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : voyage, maine |

07.02.2011

La vie (pas) très cool de Carrie Pilby

 

carrie pilby.jpgC'est chez Cunéipage que j'ai entendu parler de ce livre pour la première fois, une petite commande de livres pour mon anniversaire et le voilà entre mes mains.

Je ne suis pas surdouée, je n'ai pas sauté 3 classes, ni même une seule d'ailleurs, je ne suis pas diplômée d'Harvard, pourtant, je n'ai pas pu m'empêcher de m'identifier à ce personnage. Carrie Pilby est très intelligente, n'aime pas les hypocrites, se sent mal à l'aise avec les autres, aime le soda à la cerise et chercher l'origine des mots dans le dictionnaire. Son père ayant les moyens de lui payer un loyer, elle vit seule à New York et passe le plus clair de son temps dans son lit. C'est là que je me reconnais dans ce personnage, le côté associal, mal à l'aise quand il s'agit d'entamer la conversation, moi aussi j'ai un peu tendance à rester dans mon cocon au lieu d'affronter la vraie vie. Et que dire du temps que je passe dans mon lit quand je ne dois pas me lever tôt ^^ Sinon, j'ai une dictionnaire des mots d'origine étrangère et j'adore le Dr Pepper.

Le hic, c'est que Carrie est seule, très seule, et se rend bien compte que ça ne peut plus durer. La personne qu'elle voit le plus, c'est son psy, qui lui a d'ailleurs concocté une petite liste de défis à relever pour l'aider à sortir de sa coquille. L'histoire est sympa, certaines choses peut-être un peu trop convenues mais j'ai passé un très bon moment en lisant ce bouquin et j'avoue m'être sentie moins seule et moins bizarre que je le pensais, ça change. Je me dis d'ailleurs que sans une rencontre par hasard avec Mr Chinchilla et le ouèb pour rencontrer des gens avec qui j'ai plus d'affinité que nombre de ceux que je croise IRL, j'en serais sûrement au même point, mais sans diplôme d'Harvard ni appart à NY.

Cette lecture est exactement ce qu'il me fallait : un livre à la fois léger et profond, une héroïne intelligente, drôle, sensible...et inadaptée ^^ Même si c'est classé chick-litt, que le titre français est un peu   , ne vous fiez pas aux apparences, Carrie n'a pas de souci de mec, de fringues ou de boss tyrannique, juste trop de principes pour un monde de moutons faux-culs, un manque de confiance en soi pour entrer en contact avec les autres et un quinzième degré assumé mais pas compris par le commun des mortels. 

 

05.02.2011

Chroniques martiennes

chroniques_martiennes.jpgTout commence en 1999 avec la première expédition vers Mars...qui ne reviendra pas. Puis une autre, puis un autre. Car Mars est peuplée de martiens qui réagissent différemment à chaque incursion humaine. La nouvelle où les martiens prennent les astronautes humains pour des fous et les envoient à l'asile vaut le détour. De plus en plus de colons terriens viennent s'installer sur Mars, exterminant au passage les martiens par inadvertance en leur transmettant...la varicelle.

Si le début du livre est effectivement de la "pure" science fiction, la suite apparaît plus comme une critique sociale. La conquête de Mars et la disparition des martiens m'a fait penser à la conquête du continent américain par les européens et la disparition des amérindiens (ou quel que soit le terme politiquement correct actuellement). La colonisation qui suivra fait un peu penser à la conquête de l'Ouest. L'arrivée des humains et la destruction de Mars pour la remodeler à l'image de la terre mènera à détruire sa singularité et en fera une sorte de terre bis alors que les colons étaient justement venu pour échapper à ce qu'ils n'aimaient plus sur terre. La nature humaine étant ce qu'elle est, c'est finalement une guerre sur terre et le retour de tous les colons qui "sauvera" Mars.

Les nouvelles abordent des thèmes assez différents, certaines sont drôles, d'autres flirtent avec le fantastique, voire l'horreur, comme la nouvelle qui fait référence à  Edgar Allan Poe. Les nouvelles qui m'ont le plus intéressées sont celles où les personnages remettent en cause ce qu'ils perçoivent comme réalité, que ce soit des machines ou des martiens qui lisent dans les pensées des humains pour incarner des personnes qu'ils connaissent.

Je n'ai lu que très peu de romans de SF, c'est un peu une de mes "bonnes résolutions littéraires" de m'y intéresser et je ne regrette absolument pas d'avoir commencé par ces Chroniques Martiennes qui abordent des thèmes très variés avec un style riche et poétique.

 

07:00 Publié dans Lecture livresque | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : littérature, ray bradbury, chroniques martiennes |

03.02.2011

Comme un roman

comme un roman.jpgAprès Chagrin d'école, voici un livre qui me tentait bien. En dévoreuse de livres que je suis, je suis toujours surprise de la réaction des gens face à la lecture. Le "il faut lire" venant de parents qui eux, ne lisent que le 20 minutes dans les transports mais n'ont pas ouvert un livre depuis des années, j'ai toujours eu du mal. Moi je lis parce que ma grand-mère m'a transmis son amour des livres et que j'ai toujours vu mon père lire. Bon, c'était des truc de mécanique sur les camions et les trains mais c'était des livres quand même.

Et que dire de la littérature à l'école ? Eh bien que très peu de profs ont réussi à vraiment m'y intéresser. D'abord parce que disséquer un livre comme le prof de SVT nous faisait disséquer des petites bêtes pour voir ce qu'il y avait dedans, ça me sortait par les yeux. Ensuite, que j'ai rarement apprécié les livres qu'on nous faisait lire à l'école, les seuls m'ayant vraiment plus, ça serait Le Bourgeois gentilhomme et plus tard Si c'est un homme mais dans l'ensemble, je me suis ennyuée ferme en cours. J'ai toujours lu les livres au programme et su répondre aux questions à l'interro mais qu'est-ce que ça m'a gonflé ! 

Même si je n'ai jamais ressenti le blocage dont parle Pennac à propos des jeunes qui ressentent la lecture comme une torture, je sais que c'était le cas de pas mal de mes camarades et encore aujourd'hui, le dégoût qu'éprouve certaines personne envers la lecture provient surement de l'époque du collège ou du lycée. Moi, j'ai eu la chance de dévorer des livres comme Jane Eyre juste pour le plaisir, ce qui a compensé mon manque total de réceptivité face à ce que me proposait l'école.

En tout cas, j'ai beaucoup aimé l'analyse que propose Pennac et son envie de désacraliser la lecture et d'en faire à nouveau un plaisir.

 

07:00 Publié dans Lecture livresque | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : littérature, daniel pennac, comme un roman |

01.02.2011

Looking for Anne of Green Gables

looking-for-anne-of-green-gables.jpegLe challenge Lucy Maud Montgomery se terminait en 2010, je suis donc un peu en retard mais pour ma défense, je dirai que j'ai effectivement lu ce livre en 2010 mais que je n'ai pas eu le temps de poster avant.

 

Comme le laisse présager son titre, il raconte la création du personnage le plus connu de l'auteur : Anne Shirley. A travers ce processus de création, on découvre aussi la vie de l'auteur. Ce livre n'est donc pas une biographie au sens strict du terme mais plutôt la découverte de tout ce qui a influencé Lucy Maud Montgomery dans l'écriture de son roman.

Et ce livre est tout simplement passionnant ! Me plonger dans les coulisses de la création littéraire et dans la vie de l'auteur à cette époque était un véritable plaisir à chaque fois que je retrouvais ce livre. Il propose de nombreuses photographies de l'auteur et de ses proches, des reproductions de magazines, dont la photo de la jeune fille qui a inspiré le visage d'Anne :

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Irene Gammel a vraiment fait un travail fouillé en recherchant les vieux magazines que lisait LMM à l'époque, en étudiant son journal et ses échanges épistolaires pour proposer un livre très étoffé qui ne laisse de côté aucune piste pouvant mener à l'écriture d'Anne of Green Gables. Car on se penche aussi sur le mythe de la jeune orpheline, thème assez courant à l'époque dans la littérature enfantine, mais pas que. Le personnage d'Anne est donc un certain aboutissement de ce genre car s'il reprend certains codes, il les détourne ou les dépasse pour créer un personnage tellement marquant qu'il en efface ses prédécesseurs.

Si le parallèle entre la vie de LMM et son livre sont souvent mis en avant, personnellement, c'est surtout à Emily of New Moon que j'ai pensé. En effet, cette saga est la plus autobiographique de LMM, on y retrouve donc pas mal d'éléments de sa propre vie, notamment une relation plus que difficile avec sa famille maternelle et l'absence d'un père très idéalisé (décédé dans le roman, parti dans l'ouest avec sa nouvelle épouse IRL). Cette absence de vraie famille, LMM la compensera dans son roman par le foyer que Marilla et Matthew donnent à la jeune orpheline.

L'auteur insiste aussi beaucoup sur l'importance des amitiés féminines dans la vie de LMM. Ses amies proches auront toujours plus d'importance pour elle que sa vie amoureuse, son mariage étant d'ailleurs un échec. Ces relations fortes se retrouverons dans le livre avec l'amitié qui unit Anne et Diana. 

Comme je l'ai dit, ce livre nous en apprend aussi beaucoup sur la vie de LMM à cette époque. Une vie pas très joyeuse, avec des hivers interminables, une grand-mère vieillissante dont elle doit s'occuper et une famille qui aimerait bien la voir mariée comme il convient. Si le monde créé par LMM est si débordant de vie et heureux, c'est aussi pour oublier son propre état dépressif et ses problèmes personnels. N'étant pas moi-même dans une période très joyeuse à la lecture de ce livre, je pense que j'ai eu encore plus de sympathie envers elle.

 

Ainsi se termine le challenge LMM, mais je compte bien continuer mon chemin à travers l'oeuvre de cet auteur :-)

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