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  • Pendant ce temps là, en France

    on a le choix entre Plus belle la vie et Joséphine ange gardien

    Oui, bon, je suis mauvaise langue, Canal fait des trucs pas mal mais on est quand même bien loin de ce que proposent nos voisins d'outre-Manche. Pour des explications sur le pourquoi du comment, tu peux aller lire cet article de Slate. Je vous avais déjà parlé des séries rigolotes, je vais me pencher sur mes dernières addictions sériesques grandes britonnes.

    Being_human.jpgBeing human

    J'ai vu le pilote de cette série lors de sa diffusion, puis, toute perturbationnée à l'idée de changer deux tiers du casting, je n'ai même pas pris la peine de regarder la suite. C'est donc avec un métro de retard que j'ai découvert Being human cette année. Je regrette de ne pas m'y être mise avant tellement c'est trop bien. L'histoire : une coloc entre un vampire, un loup-garou et un fantôme qui font ce qu'ils peuvent pour mener une vie normale et tentent par la de répondre à la grande question, qu'est-ce qu'être humain ? Cette série réussi le tour de force d'être à la fois drôle et sombre. Le casting est finalement très bien (comme quoi, parfois, je ferais bien d'être moins butée), j'adore le personnage de George et son évolution au fil des épisodes face à sa "condition" et depuis que j'ai découvert que l'acteur qui joue le rôle de Mitchell est originaire du quartier où j'ai vécu quand j'ai débarqué à Dublin, je suis en mode midinette de quinze ans et demi, on se refait pas ^^

     

    downton-abbey.jpgDownton Abbey

    Oui, bon, celui-là je l'ai vu l'an dernier mais je n'ai pas eu le temps de faire un billet dessus donc je me rattrape maintenant. Un period drama, trop bien ! Oui, dès qu’on me sort des belles robes et des manoirs anglais, c’est plus fort que moi, il faut que je regarde ! Et je n’ai pas été déçue, au contraire, j’ai adoré cette mini-série. Un Lord, un Lady, leur trois filles, dans un manoir de la campagne anglaise. Comme chez les Bennet, le couple n’ayant pas d’enfant mâle, le domaine ira à un cousin, qu’on espère voir épouser la fille aînée pour arranger tout le monde. Manque de bol, voilà notre héritier qui ne trouve rien de mieux que de monter à bord du Titanic, il faut donc trouver le parent mâle le plus proche et là, quelle horreur, un jeune homme de la classe moyenne qui travaille, impensable pour la douairière (Maggie Smith, parfaite, cela va sans dire). On assiste donc à un mini choc culturel. Et puis ce qui fait tout l’intérêt de cette série c’est qu’elle ne s’intéresse pas juste à la famille qui réside au manoir mais à tous ses habitants, du valet de Monsieur à la cuisinière en passant par le chauffeur et la femme de chambre, la série s’intéresse à tous les personnages, ce qui la rend encore plus addictive. Oui, j’avoue, j’ai dévoré les sept épisodes en très peu de temps et j’ai déjà hâte de voir la saison 2, déjà annoncé par ITV suite au succès de cette première saison.

    Misfits.jpgMisfits

    Des jeunes qui ont déconné et doivent payer leur dette à la société sous forme de travaux d’intérêt général sont frappés par un étrange orage et développent des pouvoirs surnaturels. Un peu comme Heroes mais anglais plus trash, plus drôle et donc vachement mieux ! J'avais bien aimé la saison 1 mais la suivante m'a tout simpêlemtn scotchée ! En à peine 7 épisodes par saison, cette série à réussi à rendre ces personnages crédibles et même attachants alors que ce sont des petits cons ! Et puis mon personnage préféré : Simon. J'ai accroché dès le début à son côté pauvre petit weirdo et je n'ai pas été déçue par son évolution dans la saison 2. Je vous laisse d'ailleurs découvrir le billet que Selena lui consacre.

  • Ramsès au Pays des Points-Virgules

    littérature,ramsès au pays des points-virgules,pierre thiryTout d'abord, je tiens à remercier Pierre Thiry de m'avoir offert et dédicacé ce livre. Attention, je vais finir par me prendre pour une blogueuse influente XD

    Mais qu'est-ce qui se cache derrière ce titre ? Voilà ce que nous dit la quatrième de couverture :

     

    Quelques jours avant Noël, Alice discute avec son oncle Sigismond : un bouquiniste érudit. Elle se moque de lui car il ne connaît même pas J.-K. Rowling l'auteur d'Harry Potter. Elle évoque un roman qui aurait été écrit par un certain Jérôme Boisseau : «Ramsès au pays des points-virgules». L'oncle Sigismond n'en a jamais entendu parler. Osera-t-il avouer à sa nièce qu'il existe des écrivains dont il ignore tout ? Ce roman, ce romancier existent-ils? Que raconte «Ramsès au pays des pointsvirgules» ? Qui en est le véritable auteur ? Qui est le Ramsès dont il est ici question ? Les réponses à toutes ces interrogations seront-elles dans ce livre ? Ce volume s'adresse à tous les lecteurs de dix à cent-dix ans. On y arpentera les méandres mystérieux du château de Baskerville, on y croisera Charles Hockolmess, le chat qui cite sans cesse Jean de La Fontaine. On y découvrira que le lecteur autant que l'auteur ont chacun leur rôle à jouer dans la naissance d'un livre. C'est particulièrement le cas de ce livre où le lecteur est invité à mettre son grain de sel.

     

    Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ce livre mais j'ai passé un très bon moment. Malgré les soucis liés à l'auto-édition (il y a un espace avant et après un signe de ponctuation double bon sang !) je suis vite rentrée dans le récit. Un récit plutôt loufoque, voire surréaliste et truffé de références littéraires qui part un peu dans tous les sens. On se demande un peu où on va comme ça mais finalement, l'auteur sait où il nous mène et nous laisse même tirer tout ça au clair en écrivant le chapitre final. Le lecture est d'ailleurs sollicité à plusieurs reprises pour compléter les paroles de chansons de Boris Vian, un clin d'oeil qui m'a bien plu.

    Et au risque de paraître prévisible, un livre dans lequel on croise Alice et le lapin blanc, des chats qui parlent, des chansons de Boris Vian et des recettes de cuisine ne pouvait que me séduire, ouais, je sais, je suis prévisible ^^

    En lisant Ramsès au pays des Points-Virgules, on se rend compte qu'on a à faire à un livre écrit par quelqu'un qui aime les livres et les mots et qui a décidé de partager ça sans prétention, ce qui crée une certine connivence avec le lecteur. Je ne sais pas si l'auto-édition est un choix mais quand je vois les bouses qui sont publiées de nos jours, je me demande bien pourquoi ce livre n'a pas trouvé grâce aux yeux des maisons d'édition traditionnelles.

    Au final, je recommande ce livre aux amoureux des mots qui ont su gardé une âme d'enfant et j'espère que Pierre Thiry aura quand même trouvé le temps de lire Harry Potter ;)

  • In Dublin's Fair City...

    Demain, c'est la fête nationale de mon pays d'adoption ! Si l'an dernier, j'avais donné dans l'hagiographie avec Patou, sa vie, son oeuvre, cette année je vais me mettre une mine poster mes photos de là-bas. On va commencer par ma ville : Dublin.

    Par où commencer ? O'Connell Street et son Spire, peut-être.

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    Molly Malone que je n'ai jamais réussi à prendre en photo seule.

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    Trinity College

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    Le château

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    Temple Bar et ses pubs à touristes

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    Christchurch et Dublinia, un expo sur Dublin au Moyen Age.

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    Dame Street, la rue où j'ai croisé Depardieu.

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    Le monument Wellington dans le Phoenix park (c'est là que je faisais mon yogging)

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    Les maisons georgiennes

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    Saint Stephen's shopping centre

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    Oscar sur son caillou

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    Bewley's pour prendre un petit déj ou juste un café

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    Au détour d'un canal

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    Le city hall

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    Henrietta Street

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    Ces deux photos vous disent quelque chose ? Ces deux endroits ont servi de décors pour le tournage de Becoming Jane.

    Pourtant, on n'est pas en Angleterre, la preuve, les boîtes à lettres ne sont pas rouges.

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    Votre serviteuse chez Guinness (faut bien faire des trucs à touriste)

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    Et pour qu'il n'y ait pas de jalou, je suis aussi allée chez Jameson.

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    L'ancien hôpital militaire de Kilmainham, aujourd'hui musée d'art moderne.

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    La prison de Kilmainham, lieu important dans l'histoire du pays et qui a servi de décor dans des films comme Au nom du père ou Le vent se lève.

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    Les deux cheminés de la centrale éléctrique depuis la plage.

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    Et le plus important, un pub ! 

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    Et un cliché mais tant pis, même moi je la connaîs par coeur cette chanson !

    Fichtre, je suis toute nostalgique maintenant. Donc demain, je mets mon t-shirt vert de la Saint Patrick et j'essaie de trouver un pub digne de ce nom !

  • Jonathan Strange & Mr Norrell

    jonathan-strange-n-mr-norrell.jpgCa y est, après avoir surmonté la peur que m'évoquait ce pavé de plus de 1 000 pages chaque fois que je choisissais un nouveau livre, j'ai enfin terminé ma lecture *chante We are the champions*

    Non pas que cette lecture ait été difficile ou ennuyeuse, c'est juste qu'elle prend du temps et que le format du livre n'invite pas à le promener dans son sac à main à longueur de RER (encore qu'il m'a suivi dans un Corail direction Strasbourg dans un sac à main qui contenait également une bouteille de Savagnin, mais ça, c'est une autre histoire).

    Dans l'Angleterre de la Régence, il n'y a plus de magicien depuis belle lurette (oui parce qu'avant, il y en avait) et ceux qui se font appeler magiciens se contentent d'étudier la magie et non de la pratiquer. C'est alors que débarque un gentleman un peu aigri tendance ermite qui pratique la magie, ce qui peut être bien utile au gouvernement d'un pays en guerre avec Napoléon et dont le roi n'a plus toute sa tête. Mais avant d'officier pour le gouvernement, Mr Norrell va devoir faire face à un obstacle de taille : la vie mondaine.

    Puis un jour, un jeune gentleman du Shropshire (j'adore ce mot, Shropshire, c'est presque aussi sympa que Shrubbery^^) décide que lui aussi, il va faire magicien, ça a l'air sympa comme boulot. C'est ainsi que le jeune Mr Strange devient l'élève de Mr Norrell, ce qui n'enchante que très moyennement ce dernier qui pense que la magie doit être réservée à une élite composée uniquement de....lui.

    Livre fantastique, roman historique, comédie de moeurs, récit d'aventures, tout ça à la fois, ce livre est absolument génial et passé les 400 premières pages, je n'ai plus pu le lâcher. Les personnages, le style, l'intrigue, je n'ai rien à redire. Et puis les notes de bas de pages énoooormes pour nous raconter la vie d'un personnage qui a été vaguement mentionné au détour d'un paragraphe, on adore ou on déteste, et ça tombe bien, j'adore et je n'ai pas boudé mon plaisir.

    Alors d'accord, il y a certains passages plus plaisants que d'autres, certains récits pas forcément hyper nécessaires mais qui permettent d'introduire une intrigue ou un personnage d'une façon qui a le mérite de sortir des sentiers battus.

    Les aristocrates fats et obsédés par leur statut social m'ont un peu rappelé Ridicule, un des rares films français qui ne m'ait pas ennuyée. Les personnalités opposées et pourtant complémentaires des deux magiciens, avec leur qualités et leurs défauts donnent envie de voir où tout cela va les mener. Sans parler de ce mystérieux roi corbeau qui régna sur le nord de l'Angleterre pendant plusieurs siècles et dont le rôle dans l'histoire de la magie britannique semble prépondérant. Humain élevé chez les fées, ce mystérieux souverain passionne Strange autant qu'il révulse Norrell.

    Bien sûr, Susanna Clarke a fait ses devoirs et restitue le monde de la Régence avec beaucoup d'exactitude, on croise même Wellington en guerre contre la Grande armée ou Lord Byron en voyage sur la contient.

    Le style de l'auteur, sa façon de se moquer avec ironie des personnages et de leurs comportements m'ont fait penser au style de Jane Austen, auteure que je vénère donc venant de moi, c'est plus qu'un compliment :) Et un roman aussi dense et abouti a quelque chose de magistral qui force le respect, tout le monde que crée l'auteur est tellement détaillé qu'il en semble réel et le suspense monte petit à petit alors que les éléments de l'intrigue finale se mettent en place petit à petit au cours du roman. Le livre suivant a intérêt à être un chef d'oeuvre, au risque de paraître bien fade à côté de Jonathan Strange & Mr Norrell.