Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Les Contrées du rêve

    lovecraft.jpgUn livre lu il y a quelques temps déjà pour le Challenge geek mais dont je n'avais pas encore eu le temps de parler ici.

    De Lovecraft, je connaissais les nouvelles horrifiques qui se passent généralement dans des petites villes de Nouvelle Angleterre, avec leurs universités étrangement bien pourvues en matière de livres occultes ;-)

    On retrouve un peu de cet univers ou du moins on y fait référence dans ce recueil mais ça s'arrête là. Ici, Lovecraft nous emmène dans un monde parallèle, les contrées du rêve. Les habitants de la terre peuvent y accéder en rêvant, mais c'est à leurs risques et périls. C'est que ce monde onirique reste très...lovecraftien, avec des gens qui deviennent fous, des monstres et autres bestioles pas très sympa, des divinités parfois effrayantes et des peuples plutôt hostiles.

    Personnellement, j'ai adoré découvrir cet univers mystérieux et fascinant, l'explorer aux côtés des héros de chaque histoire. C'est un monde riche en paysages somptueux et avec une mythologie très fouillée. Chaque nouvelle cité découverte, chaque nouvelle peuplade rencontrée semble comme une infime partie de ce monde à part et donne envie d'en découvrir d'avantage, même si parfois ce qu'on rencontre est infâme et donne envie de mettre le livre au congélateur.

    L'édition que j'ai lu propose une nouvelle traduction et un ordre qui permet de ne pas trop se perdre dans ce dédale de références, de gens, de lieux et de créatures, tant le monde proposé par Lovecraft est complexe. Le recueil à proprement parler est d'ailleurs précédé d'un texte du traducteur qui m'a évidemment intéressée. En effet, comment retraduire Lovecraft en restant fidèle à l'auteur (ce qui n'a pas toujours été le cas quand ses oeuvres ont traversé l'Atlantique) tout en évitant de retraduire certains termes déjà bien ancrés dans l'univers francophone de l'auteur ? J'ai trouvé son questionnement très pertinent, sauf peut-être sa réflexion sur l'orientation sexuelle de l'auteur ; je m'en fiche un peu de savoir si Lovecraft était gay.

    Au final la traduction de David Camus m'a beaucoup plu, j'ai trouvé le style fluide et respectueux de l'auteur. Il faut dire que j'ai du mal à lire Lovecraft en VO (déjà qu'en français il y a des mots que je ne comprends pas....) et comme je suis un peu feignasse, je n'ai pas envie de sortir mon dico/ordi pour chercher le sens d'un mot toutes les deux lignes donc je choisi la VF en me disant que quand je serai plus motivée, je le relirai en VO (j'ai d'ailleurs une super édition en cuir de Gollancz que je compte bien lire un jour !). D'une autre côté j'avais commencé une vieille traduction il y a longtemps et c'était vraiment douloureux, du genre en lisant le français, je me disais "ok, l'auteur avait du écrire ça, le traducteur a mis ça mais en fait ça veux dire ça", ce qui est vraiment gonflant et n'aide pas du tout à entrer dans l'histoire. Ici, aucun problème de ce genre, j'ai donc pu savourer cette lecture et me laisser happer par ce monde irréel et envoûtant, certes moins connu que Cthulu mais qui mérite qu'on s'y attarde. 

    Et s'il y a bien une chose à retenir de ce livre, c'est de ne jamais emmerder les chats et d'être gentil avec eux, on ne sait jamais. C'est d'ailleurs entre autres pour ça que je file des croquettes au chat du voisin et que je le câline quand il vient miauler dans le jardin.

     

    littérature, hp lovecraft, les contrées du rêve, challenge geek