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  • Et le Dieu du rock dit "I'm waiting for my man"

    "Here he comes, he's all dressed in black"

     

    musique,lou reed

    Hier soir, j'écoutais la radio et je me suis dit oh tiens, un morceau de Lou Reed, c'est pas courant à la radio, cool. Et pour cause, ayant simultanément fait un tour le net, j'apprenais qu'il était mort. Ca m'a foutu un sacré coup au moral. Lou Reed et le Velvet faisaient partie de la BO de mon adolescence, je l'avais découvert avec Perfect Day dans Trainspotting et du haut de mes 12 ans je le vénérais. Encore aujourd'hui, Transformer reste un de mes albums préférés du monde entier, sans vous parler de son travail avec le Velvet.

    Bref, je suis triste mais je ne vais pas mettre Hello it's me sinon je vais pleurer alors voilà :

     

    Et juste pour info, David Bowie, Iggy Pop et Patti Smith ont interdiction formelle de mourir, que les choses soient claires !

  • Will Grayson Will Grayson

    WillGrayson.jpgWill Grayson habite Chicago, c'est un lycéen qui a deux règles dans la vie : s'en foutre et la fermer. Il trouve que ça lui réussit plutôt bien et lui évite pas mal de problème. Son meilleur ami, Tiny Cooper est un steak qui joue dans l'équipe de foot américain du lycée, homo exubérant qui tombe amoureux à tout bout de champ. Les deux sont très différents mais amis depuis l'enfance et se complètent assez bien

    Will Grayson habite à l'autre bout de Chicago, c'est un ado dépressif n'osant pas encore assumer son homosexualité qui vit seul avec sa mère et déteste le lycée où il n'a pas d'amis.

    Et un jour, Will Grayson rencontre Will Grayson et cette rencontre va avoir plus d'importance qu'ils ne le pensent.

    Cette histoires d'ados largués est écrite à quatre mains par John Green que j'aime beaucoup et David Levithan que je ne connaissais pas mais dont l'écriture m'a énormément plu, autant vous dire que je vais harceler ma bibliothécaire jusqu'à ce que je puisse lire un de ses romans.

    Bizarrement le premier Will Grayson (celui de John Green) est assez tête à claque alors que le deuxième (celui de David Levithan) m'a plus touchée et émue. Le personnage de Tiny, qui au début m'a un peu fait peur car risquant de devenir un énooorme cliché est en fait génial, drôle et attachant. Sa joie de vivre semble tellement...improbable (ben oui, l'adolescence, on dira ce qu'on voudra mais c'est loin d'être sympa) et à la fois tellement communicative et sincère. Il met un petit brin de folie dans la vie un peu terne des personnes qu'il rencontre. Etant moi-même du genre timide introvertie tendance invisible, je me suis dit que j'aurais bien aimé avoir un ami comme lui quand j'étais ado.

    Et puis quand on voit le politiquement correct de certains romans YA, ça fait plaisir de voir des personnages qui se questionnent sur leur identité sexuelle et un roman qui aborde ouvertement l'homosexualité des personnages. Même s'il est très ancré dans la société américaine, il se dégage quelque chose de plus universelle sur l'adolescence et cette époque de la vie où on en apprend plus sur soi-même et sur les autres. 

    Et puis comme Will 1 a une édition de Persuasion dans sa bibliothèque et Will 2 regarde Pride and Prejudice avec sa mère, ça me fait une raison de plus d'aimer les personnages et le roman :)

  • Le largage amical

    Je ne parle pas des sagouins qui te larguent en terminant pas un lapidaire "on reste amis". Non, je parle du fait de se faire larguer par un/e ami/e. Quand tu te fais larguer par ton mec/ta copine, à moins de tomber sur une raclure qui se dit qu'il/elle va se contenter de ne plus donner de nouvelles et que tu vas finir par comprendre, quand tu te fais larguer, tu le sais, ça fait mal, et c'est donc socialement accepter de faire la loque humaine le temps que ça aille mieux. 

    Quand tu te fais larguer par un/e ami/e c'est bien plus insidieux. D'abord, pas de rupture "officielle", de "je te quitte", "tout est fini entre nous". C'est bien plus pervers, à un moment, tu te rends compte qu'on te donne moins de nouvelles, qu'on met des plombes à répondre à tes messages, qu'il y a des silences inconfortables, moins d'occasions de se voir. Mais le temps que tu réalises, les choses sont déjà bien avancées et vous n'êtes plus proches, juste de vagues connaissances. Et c'est là que ça fait mal, parce qu'au final, tu ne sais pas ce qui s'est passé, tu te demandes ce que tu as bien pu faire. Il y a des gens dont j'ai été très proche quad j'étais plus jeune et nous nous sommes éloignés, que ce soit parce qu'on a évolué différemment ou pour des raisons plus géographiques. Mais c'est bien différent de ces relations que tu as bâties une fois adulte et que tu pensais solides. Et comme il n'y a pas eu de rupture officielle, tu ne sais pas trop comment réagir. Officiellement, vous êtes encore amis, il n'y a pas eu de dispute, de coup de pute, de raison de ne plus s'adresser la parole et la personne en face fait comme si tout était normal. Et c'est là que les moyens de communications modernes te pourrissent un peu plus la vie. Quand comme moi tu as pas mal bougé depuis que tu as quitté le nid familiale, tes amis n'habitent pas forcément à deux rues de chez toi, et le prix du train ou de l'essence (quand ce n'est pas l'avion) étant ce qu'ils sont, vous gardez le contact pas internet. Et là, Facebook a un outil bien pervers pour te déprimer un peu plus quand tu repenses à ce que cette amitié était. Vas sur la page de la personne, clique sur le bouton "friends" et sur "see friendship" dans le menu déroulant. Tu peux alors voir tous les échanges entre cette personne et toi. Donc tu te rends compte qu'il y a encore deux ans, vous remplissiez vos murs respectifs de liens qui pourraient intéresser l'autre personne, de private jokes à tout va et autres petits mots d'encouragement. Et puis récemment, un petit  joyeux anniversaire, même pas très personnalisé ni très drôle, juste pour être poli quoi. Et je parle même pas des mails quasi-quotidiens ou des factures détaillées de portable qui affichent plusieurs centaines de SMS, toujours aux mêmes numéros.

    Et rien que ça, ça fout un cafard pas possible. Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce que j'ai fait ? Pourquoi cette personne s'en bat manifestement l'oeil avec une patte de mouche morte et m'a éjectée de sa vie comme si de rien était sans prendre la peine de m'expliquer pourquoi ? 

    Voilà, ce post ne sert absolument à rien si ce n'est à mettre des mots sur une grosse déception amicale qui me ronge depuis un moment et à laquelle je repense assez régulièrement. Alors oui, il n'y a pas mort d'homme, j'ai d'autres amis et une famille sur lesquelles je peux compter, mais il n'empêche que ça fait mal et que c'est d'autant plus dur à surmonter qu'on est dans un flou relationnel là où ça serait sûrement plus simple de se faire jeter et de tourner la page pour de bon.

    La chose à faire serait peut-être d'en parler ouvertement, mais ça ferait de moi la personne qui met officiellement fin à notre amitié et je n'arrive pas à m'y résoudre (qui a dit maso ?) Peut-être que j'ai aussi peur d'entendre les raisons qui font que je me suis faite jeter. Je n'en sais rien en fait, peut-être que j'espère encore que les choses vont s'arranger ou alors que l'autre personne finisse par me dire clairement qu'elle n'a plus envie d'être mon ami/e. 

    Voilà, c'était la minute thérapie de comptoir, bientôt, le retour de vos programmes ;)

  • Sweet tooth

    littérature, ian mcewan, sweet toothJe me suis inscrite à un book club et le premier livre au programme est Sweet Tooth, le dernier roman de Ian McEwan. De quoi me donner envie de rester puisque c'est un auteur que j'apprécie particulièrement (bon, en fait, pour des raisons indépendantes de ma volonté, je n'ai pas pu aller au book club le jours où on devait discuter de ce livre, donc je suis un peu dégoûtée mais bon, c'est la vie).

    Sweet tooth, c'est l'histoire de Serena, une jeune anglaise dans les années 70 qui quitte la fac et commence son premier boulot...dans les services secrets. Enfin, on se calme, hein, parce que ce qu'elle fait ressemble plus à du secrétariat qu'à un film d'espionnage. La voilà donc qui s'emmerde un peu à taper à la machine des rapports écrits par des gens qui eux, font des trucs un peu plus intéressants qu'elle, le tout en étant moins bien payée que si elle bossait dans le privé sans pouvoir dire à personne ce qu'elle fait dans la vie.

    Comment est-elle entré dans les services secrets ? Ben c'est facile, étudiante pas très douée en maths à Cambridge, Serena a eu une aventure avec un homme plus âgé qu'elle qui l'a aidé à préparer son entretien d'embauche, normal. Le truc c'est que le maths, ça n'est pas son truc justement, Serena serait plus du genre dévoreuse de romans. C'est comme ça qu'elle est affectée à "Sweet tooth", sa mission : trouver de jeunes écrivains anticommunistes et leur filer des sous (en faisant croire qu'il s'agit d'une bourse offert par une obscure fondation) car la Guerre froide à aussi son versant culturel, si, si. Voici donc la demoiselle qui découvre le monde de la littérature et ne trouve rien de mieux que de tomber amoureuse du premier écrivain qu'elle doit recruter. Sachant qu'elle ne peut bien sûr pas lui révéler qui elle est, c'est embêtant pour construire une relation  amoureuse.

    Je vous avouerai que l'histoire ne m'a pas passionnée plus que ça. Serena n'est pas à mon sens un personnage attachant, elle est même plutôt cruche parfois et j'avoue avoir eu envie de la baffer ou de la secouer à de nombreuses reprises. Le "twist" à la fin rappelle énormément celui d'Atonement mais en un peu moins bien, peut-être parce que la situation est moins dramatique. McEwan fait de son personnage masculin une espèce de double de lui-même, au point d'amener le lecteur à se demander ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas. Les nouvelles de Haley que lit Serena n'était pas sans rappeler celles de First love, last rites par exemple. Certains trouveront peut-être ça bien fait, moi j'ai surtout eu l'impression qu'il a essayé de me prendre pour une truffe pendant tout le roman et j'ai moyennement apprécié.

    Reste une description en filigrane du début des années 70 en Grande Bretagne qui est vraiment passionnante, surtout pour moi qui suis née une décennie après et ai toujours eu l'impression que plein de choses étaient mieux avant. Le fait est que non, les années 70 ça n'était pas aussi cool que peuvent le pense les gens de ma génération, entre la Guerre froide qui est encore d'actualité, les bombes de l'IRA, la grève des mineurs et le premier choc pétrolier, l'ambiance n'était pas hyper jouasse, si on ajoute à cela des vieux relents de machisme qui font que des filles qui ont fait des études sont confinées à un travail subalterne puisque de toute façon leur destinée est de se marier et de faire mère au foyer, je me dis que finalement, le présent, ça n'est peut-être pas parfait, mais c'est pas si pire.

    Une avis plutôt mitigé donc mais une lecture qui a eu le mérite de me faire emprunter Saturday à la bibliothèque mais il faut déjà que je m'attaque au prochain livre du book club : une dystopie en Corée du Nord (!).