28.11.2009
De Byzance à Istanbul
Un port pour deux continents

Ville créée par les grecs, devenue romaine, puis capitale de l'empire Byzantin avant de devenir celle de l'empire Ottoman et aujourd'hui première ville de Turquie en nombre d'habitants, Istanbul s'est d'abord appelé Byzance puis Constantinople.
L'exposition suit un ordre chronologique qui reprend les phases importantes de l'histoire de la ville et propose de nombreux objets, souvent issues de fouilles archéologiques. Des cartes permettent de mieux situer la ville et de comprendre son importance, tant maritime que culturelle.
La première partie, consacrée aux origines de Byzance et à son histoire antique et médiéval est présentée dans une salle sombre et minérale, à la lumière tamisée, qui s'il plante admirablement le décors, mais rend la lecture assez difficile. Puis à l'étage, la lumière reprend le dessus, notamment ave la partie consacrée aux voûtes d'églises et de mosquées qui sont projetées sur le plafond, une démarche originale qui met vraiment en valeur les images projetées.
Vient ensuite l'histoire d'Istanbul, capitale de l'empire Ottoman, très bien documentée avec des nombreux tableaux et objets d'époque.
La partie consacrée à la Turquie contemporaine est très réduite et se compose d'une diaporama du début du XXe siècle à nos jours, sans réels explications, ce qui est un peu dommage mais permet d'éviter les sujets qui fâchent.
La dernière salle, consacrée aux fouillent du ports de Théodose découvert récemment lors des travaux du métro qui reliera les deux rives du Bosphore, conclue très bien cette expo en faisant le lien entre passé et présent qui se cotoient dans une ville plurimillénaire qui revendique une culture cosmopolite.
10:16 Publié dans I call it art | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : exposition, de byzance à istanbul |
19.11.2009
Né dans la rue - Graffiti
Après TAG au grand palais, le graffiti investit la fondation Cartier.

Né dans la rue donc, plus précisément à New York au début des années 70, le graffiti est maintenant du "street art" et entre au musée.
Au sous sol, on retrace l'histoire du graffiti. Du simple nom gribouillé au marqueur dans les rames de métro aux trains entiers bombés, le graffiti a beaucoup évoluer pour se rapprocher de l'art contemporain et de la pub. L'expo propose de nombreuses photos et vidéos, toutes très intéressantes mais vite prise d'assaut (avec deux casques par écran, ça limite) donc il vaut mieux éviter d'y aller en weekend. Cette rétrospective permet vraiment de comprendre les conditions dans lesquelles s'est développé le graffiti, New York étant vraiment une ville assez mal famée et au bord de la banqueroute à l'époque. Les objets exposés valent également le détour, notamment les carnet des graffeur et le costume d'employer des transport que portait un graffeur pour ne pas se faire prendre.
Au rez de chaussé, d'un côté, des oeuvres contemporaines créées spécialement pour l'expo d'un côté, et une projection de vidéos de l'autre. Je n'ai pas eu le courage de rester pour voir tous les films proposés, mais celui sur le monsieur qui va peindre les murs de tout un village au Brésil en s'inspirant de l'art traditionnel m'a vraiment plu, tout comme celui où un homme se contente d'effacer la crasse sur les parois d'un tunnel pour dessiner des crâne. En revanche, celui sur les pixadores de Sao Paolo m'a plutôt mis mal à l'aise. si ce mouvement se rapprochait du punk et était un moyen de lutter contre la dictature, aujourd'hui, ceux qui pratique le pixo sont surtout intéressés par l'adrénaline que leur procure le fait d'aller taguer des murs hors d'atteinte.
J'avoue que je trouve ça un peu ridicule d'exposer ce qui à l'origine était un act de rébéllion contre la société dans un musée, qui plus est un musée créé par une marque de bijoux, où les bobos parisiens viendront s'extasier devant ce qu'ils considèrent comme du vandalisme quand ils le voient dans le métro.
08:00 Publié dans I call it art | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : exposition, né dans la rue graffiti |
11.10.2009
Louis Comfort Tiffany, Couleurs et lumière
une expo qu'elle est toute petite et en plus elle est chère
Louis Comfort Tiffany, fils du fondateur de la bijouterie du même nom, est un créateur d'objets et de vitraux. Effectivement, les vitraux et lampes exposés sont magnifiques et les explications sur les techniques qu'il a mises au point pour travailler le verre sont vraiment intéressantes. Mais voilà, c'est un peu court. Je conçois tout à fait que ça soit difficile de faire venir des objets aussi fragiles mais il y avait en tout et pour tout deux pièces à visiter, je trouve ça ridiculement court pour une exposition. A 11€ plein tarif, vous m'excuserez mais j'appelle ça du foutage de gueule. Je bénéficiais du tarif réduit à 6€ sinon je n'y aurais pas mis les pieds. D'ailleurs, c'est la despote qui avait choisi l'expo sans trop nous demander notre avis (enfin, techniquement elle avait dit à Mr Chinchilla qu'on allait au musée du Luxembourg et Mr Chinchilla était incapable de me dire quelle expo y était en cours, bref).
Donc voilà, je n'ai pas forcément grand chose à dire de plus. Tiffany mérite effectivement d'être mieux connu en Europe et ses vitraux sont magnifiques, avec une véritable impression de mouvement et de lumière. Ses lampes sont également superbes mais je suis moins fan des vases. Ses oeuvres sont vraiment aériennes et c'est un plaisir pour les yeux mais la taille de l'expo donne forcément un sentiment de frustration quand on en sort avec une impression de s'être fait avoir, surtout quand on passe par la boutique où la moindre babiole affiche un prix prohibitif. Bref, nous avons enchainé sur une balade dans le jardin du Luxembourg. L'expo photo sur les grilles du jardin sur le Mékong était vraiment sympa (et gratuite !) et le "défilé" de gens bizarres sortant d'un défilé de la fashion week qui a suivi alors qu'on dégustait un café sur un banc à côté du métro Odéon était très distrayante également. Tout ça pour dire que si vous avez des invit, allez voir cette expo, sinon, abstenez-vous, vous risqueriez d'être déçu.





08:05 Publié dans I call it art | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : exposition, louis comfort tiffany |
29.09.2009
Journées européennes du patrimoine
Quand on me dit journées du patrimoine, je pense lambris, dorures et lustres en cristal. Alors forcément, quand j'ai reçu une invitation à une visite du Ministère de l'Economie grâce à Ulike, j'avoue que ça n'aurait pas été mon premier choix. Mais j'ai accepté parce qu'une visite privée, c'est forcément plus intéressant et j'ai bien fait ! De toute façon, j'ai eu de quoi faire niveau dorures par la suite.
Bercy fête ses 20 ans.
Rendez-vous à 11h30 pour cette fameuse visite privée du Ministère. On commence par une présentation autour de la maquette. Avant de s'installer ici, le ministère se trouvait au Louvres, classe mais pas du tout pratique, alors en 89, on déménage dans les locaux flambant neufs de Bercy. La conférencière nous a donc présenté les différents bâtiments sur la maquette et expliqué le fonctionnement du ministère, c'est qu'il y en a du monde la-dedans, une véritable ville dans la ville mais très bien pensée et fonctionnelle. Notre petit groupe a eu ensuite le droit de visiter des pièces qui ne sont normalement pas ouvertes au public avec en prime les explications de la conférencière. Pas de visite du bureau du ministre mais une belle vue sur la Seine et Paris du haut de l'Hôtel des ministres. Au final, cette visite a duré dans les deux heures et était vraiment passionnante.
Ensuite, direction l'Ambassade de Grande Bretagne. Des lambris en veux-tu en voilà, on est dans un hôtel particulier du Faubourg Saint honoré, avec en prime un trône et une salle de bal. Mais ce qui m'a le plus marquée c'est bien sûr le jardin et son gazon très anglais. Il n'y a que des grands britons pour faire pousser un gazon moquette où tous les brins d'herbe ont le même hauteur et pas la moindre mauvaise herbe ne pointe son nez. Ajoutez à cela un temps superbe et le son du piano qui nous parvenait de l'intérieur, ça ne m'aurait pas surpris de croiser Lizzie et Darcy.
C'est tout pour samedi.
Dimanche, levé aux aurores (pour un dimanche) et en route pour le Sénat. Il y avait déjà pas mal de monde mais nous n'avons patienté qu'un petit quart d'heure avant d'entrer. Là aussi, du salon d'apparat à moquette rouge et lustre en cristal à gogo, Mr Chinchilla a pris un buste de ce pauvre M. Poincaré pour celui de Lenine (la barbichette pointue sans doute), nous avons bien sûr visité l'hémicycle et des pièces diverses et variées à la déco parfois trèèèès chargée (que genre une église italienne à côté elle paraît sobre). Y'a pas à dire, cette maison de retraite de luxe pour vieux hommes politiques sur le retour, elle est quand même vachement bien !

Direction ensuite la Sorbonne, on voit qu'il y a moins de sous, le dépliant est en noir et blanc. Je sais bien qu'il ne s'agit pas du bâtiment où les étudiants ont cours quotidiennement, mais franchement ça en jette d'avoir une fac comme ça ! On parlait justement des facs moches chez Axoo, voir ça quand on a fait ses études supérieures dans des trucs moches et délabrés, c'est limite rageant. Petit point je-suis-frand-comtoise-et-j'en-suis-fière-même-si-personne-sait-où-c'est du jour : dans la cours il y a deux statues, Hugo et Pasteurs, tous deux franc-comtois !!!

Puis en allant au centre culturel irlandais (surprenant de ma part, n'est-ce pas ?) on est passé devant le Panthéon, on a vu de la lumière on est entré qui était ouvert et où il n'y avait pas encore de file immense pour entrer. Il commençait à faire faim, j'avoue, donc je n'ai pas lu toutes les présentations, juste celles des personnages que je connais/aime bien. Ca peut sembler bête mais j'ai vraiment eu des frissons devant la tombe le cénotaphe de Jean Moulin, c'est vraiment un personnage historique qui m'a marquée depuis toute petite alors dans un lieu aussi solennel, je vous laisse imaginer.

Pause miam puis visite du Centre culturel irlandais. Pas grand chose à voir à part la chapelle et une installation chelou dans la cours, mais la partie vraiment intéressante (en tout cas pour l'obsédée de bouquins que je suis) était la visite guidée de la bibliothèque patrimoniale : 8 000 livres anciens restaurés il y quelques années. D'ailleurs, petite anecdotes : pour accéder à la bibliothèque, il fallait laisser sacs et vestes à l'entrée, dans un placard fermé à clé, manquerait plus qu'un visiteur maladroit nous bousille un livre du XVe siècle. Et là, une vieille a tapé un caca parce que, quand même, laisser son sac, des fois qu'on lui piquerait, non mais où va le monde ma bonne dame. Elle est resté jusqu'à la fermeture du placard et a doublé tout le monde à la fin pour être la première à l'ouverture. Nan mais c'est quoi ces gens ?!

Bref, un excellent weekend ensoleillé et culturisant. Encore merci à Ulike pour la visite VIP et vivement l'édition 2010.
18:30 Publié dans I call it art | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : journées du patrimoine, ambassade de grande bretagne, sénat, sorbonne, panthéon, centre culturel irlandais |
07.09.2009
Tarzan et le paquet de chips géant
Je voulais parler de l'expo sur Gustave Eiffel à l'Hôtel de ville mais elle est terminée donc ça ne servirait pas à grand chose. A la place, plein feu sur deux expo qui se terminent à la fin du moi : Tarzan au Quai Branly et Martin Parr au jeu de Paume.
Avant de devenir un mythe, Tarzan est un personnage de roman créé par Edgar Rice Burroughs. Le monsieur n'a jamais mis les pieds en Afrique et cristallise donc dans l'histoire de son personne l'image d'un continent africain fantasmé, entre nature intacte et sauvages limite cannibales. Son Tarzan et un homme intelligent, cultivé et polyglotte. C'est la BD puis l cinéma qui vont en faire un sauvage mal dégrossi qui sait à peine parler et pousse des cris étranges.
Le début de l'expo est très intéressant car il rapproche Tarzan de mythes comme celui d'Hercule ou de Romulus et Remus. On découvre les sources d'inspiration plus ou moins conscientes de son auteur et les liens avec d'autres personnages littéraires ou cinématographiques comme King Kong.
Ensuite, le moins qu'on puisse dire c'est que la BD et le ciné ont popularisé le personnage mais ça a un peu viré au gros n'importe quoi. Entre les films qui en font un gentil demeuré en zlip léopard (pas trop court le zlip, les ligues de vertu veillent au grain) et les BD qui ont inventé des aventures de plus en plus tordues, du genre Tarzan et la légion romaine perdue dans un coin d'Afrique, Tarzan et les amazones chaudasses, Tarzan et les dinosaures, Tarzan et l'Atlantide, on voit que le filon a été usé jusqu'à la corde.

On découvre aussi les sous-tarzans et autres tarzanes pour tenter de faire concurrence à l'homme de la jungle et le temps qu'il aura fallu au cinéma pour faire un film proche du roman original. Même si j'avoue, les scènes de baston en noir et blanc avec croco en plastoque et acteurs déguisés en singes sont assez marrantes. La fin concernant le lien Tarzan robots et Tarzan super héros est très gné ? limite on se demande ce que ça fout là et c'est un peu dommage.
Les fans de BD, enfin de comics, seront ravis car l'expo propose de nombreuses planches originales mais le titre entier de l'expo Tarzan ! ou Rousseau chez les Waziri laissait à penser qu'on aurait droit à une vision plus axé sur le mythe de Tarzan, l'image qu'on les occidentaux de l'Afrique, le rapport à la nature et des trucs un peu plus poussés que des peluches d'animaux sauvages exposées parce qu'on ne savait pas quoi mettre d'autre.

Au final, le début est intéressant, le milieu distrayant et la fin, un peu bâclée mais c'est quand même une bonne expo (en plus, comme j'ai moins de 26 ans, l'accès au musée était gratuit).
Ce sont les affiches de cette fausse plage surpeuplée qui m'ont donné envie de voir l'expo Planète Parr. Et aussi le fait que l'expo rassemble des objets hétéroclites collectionnés par Martin Parr, dont le plus gros paquet de chips jamais commercialisé. Car oui, j'aiiiime les chips, si j'ouvre le paquet, je me sent obligée de le finir, je sais que c'est mauvais pour la santé mais j'y peu rien. Bon, en fait, ce ne sont pas des chips mais des espèces de cochonneries au maïs goût fromage absolument immondes, petite déception donc. Mais le reste valait le coup donc je m'en remettrai.
Martin Parr est à la fois collectionneur et photographe, et ça commence fort avec des objets très kitsch à l'effigie d'Obama, je ne sais toujours pas si je préfère les tong ou le maillot de bain.

Ensuite, on a droit à des cartes postale d'un goût plutôt douteux (ça m'a rappelé quand j'étais monitrice de séjour linguistique sur l'Ile de Wight et qu'on avait organisé une chasse au trésor ou les gosses devaient rapporter une liste d'objets dont la carte postale la plus tacky possible). Viennent ensuite des photos documentaires, d'abord une série British des années 70 à nos jours, reflétant la vie de la working class, entre quartiers de maisons toutes semblables, soirées bingo et habitués du pub du coin. La deuxième série de photos est plus internationales mais très sympa également.

Prenons ensuite l'escalier, aux murs recouvert de plateaux plus kitsch les uns que les autres (j'aime beaucoup celui avec Charles et Lady Di, mais je crois que je préfère celui avec les Beatles) pour accéder à l'étage ou sont exposés divers objets collectionnés par Parr. Entre autres, une quantité impressionnante de montres Saddam Hussein, du chocolat Spice girls, et autres théières Margaret Thatcher.
On découvre ensuite une série de photos de Martin Parr intitulée Luxury et qui réunit des photos de gens riches sapés avec un mauvais goût très prononcé et qui se goinfrent aux course de chevaux et autre lieux de rencontre de gens pêtés de thune, quand ils ne boivent pas du Moët et Chandon dans des flûtes plastique en fumant des gros cigares. La photo d'invités d'une soirée de charité en train de se goinfrer est aussi révoltante sinon plus que les clichés représentant la pauvreté. La vue de ces photos engendre un rejet et un dégoût du mode de vie de ces classes qui se voudraient supérieur.

Vient ensuite une collection d'affiches et autres assiettes commémoratives kitschouilles relatives aux grèves des mineurs dans les années 80. Car derrière les objets kitschissimes présentés, cette expo est aussi une façon de revenir sur des événements plus ou moins marquants de l'histoire contemporaine.
La partie intérieur de l'expo se termine une partie consacrée à la série sur les villes britanniques commandé par le Guardian et qui représente une prise sur le vif de la Grande Bretagne actuelle. Retour à l'extérieur pour une série de photos consacrée au tourisme de masse avec pléthore de touristes en bob et sandales avec chaussettes.
Bref, une expo so British et très hétéroclite bien organisée et très sympa à découvrir.
11:03 Publié dans I call it art | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : exposition, tarzan, martin parr |
20.06.2009
William Blake, le Génie visionnaire du romantisme anglais
Avec beaucoup de retard, je vais parler de l'exposition sur William Blake. Si elle vous intéresse, dépêchez-vous car elle se termine le 28 juin.
Je me souviens avoir emprunté un livre de Blake à la bibliothèque étant ado. Je me souviens du titre chants d'innocence et d'expérience. Je savais aussi qu'il était graveur et qu'il avait illustré la Bible et la Divine comédie de Dante. Bref, je ne savais pas grand chose.

Cette exposition présente de nombreuses œuvres de Blake ainsi que les techniques de gravure qu'il utilisait ou a développées.

L'œuvre de Blake fait la part belle aux auteurs classiques comme Shakespeare, Milton ou Dante alors que d'autres sont inspirées de visions ou de rêves de Blake. Quelques œuvres sont très académiques mais pour la plupart elles m'ont semblées très originales, voire même avant-gardistes pour l'époque, à des années lumières du style de l'époque. Blakes était considéré comme fou par la plupart de ses contemporains et c'est vrai que son ouvre m'a semblé vraiment très moderne pour dire qu'il était contemporain de la Révolution française. Révolution qu'il a d'ailleurs soutenue, ce qui lui a valu quelques problèmes. D'ailleurs, au delà d'un certain mysticisme et de l'étrangeté de certaines œuvres, les illustrations de Blake témoignent d'un engagement qu'on pourrait qualifier de politique et d'une foi en l'Homme.

L'exposition retrace les différentes étapes de la vie de Blake à travers ses créations littéraires et artistiques. Beaucoup d'œuvres mélangent d'ailleurs les deux, avec des gravures de textes aux enluminures très travaillées. De nombreuses œuvres étant d'ailleurs dans un format vraiment très petit, donc pas forcément évident de tout regarder avec attention.

Artiste incompris en son temps, l'image de William Blake a ensuite évoluée et il a été considéré un véritable génie visionnaire. La dernière partie de l'exposition est d'ailleurs consacrée à l'influence de Blake sur la culture contemporaine, avec notamment des extraits du film Dead Man de Jim Jarmusch dans lequel Johnny Depp joue le rôle d'un personnage appelé...William Blake.
10:27 Publié dans I call it art | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : exposition, william blake |
20.05.2009
Les marins font la mode
Je suis allée voir l'expo Les marins font la mode, au Musée national de la marine. C'est un peu étrange de voir une expo sur la mode dans un musée de la Défense mais pourquoi pas. Après tout, l'uniforme marin a été détourné à plusieurs reprises pour finir d'une façon ou d'une autre dans nos armoires.
On commence donc par le commencement : les uniformes de marine du XIXe siècle à nos jours. Si les marins portaient un peu ce qu'ils voulaient, la majorité étant marins pêcheurs ou de commerce avant d'être militaires, les officiers devaient en revanche porter un uniforme bien défini. Avec le temps, les choses évoluent et deviennent plus carrées avec un uniforme bien défini pour chacun. Il a même fallu inventer des uniformes féminins lors de la féminisation de la marine après la Seconde Guerre Mondiale. Pour illustrer le tout, des gravures, des photos, et des uniformes en vrai exposés dans un ordre chronologique.
Ensuite, ben on a pas attendu Coco Chanel pour que la marine influence la mode. Dès le XIXe siècle, on se déguise en marin pour aller au bal masqué et ces dames ne tardent pas à porter des robes inspirées des costumes marins. Et n'oublions pas les générations d'enfants forcé à porter un costume de matelot parfaitement ridicule tout ça parce que la reine Victoria en accoutrait ses propres rejetons.

Enfin, après avoir admiré les maillots de bains de l'époque, on passe au vif du sujet avec des pièces de couturiers inspirés par le style marin. On trouve donc du YSL, Dior, Gaultier et j'en passe. On voit également comment des pièces maîtresses de l'uniforme marin sont passées dans notre garde robe comme les cabans, pantalons à pont et autres marinières. Sans oublier plusieurs variations sur le thème de la marinière par Gaultier ou Agnès B.

Mais ce qui m'a le plus intéressé, c'est la partie de l'expo sur l'image du marin dans l'imaginaire collectif. Héros romantique qui défend sa patrie loin des siens, aventurier qui va au bout du monde et découvre des terres inexplorées, vilain garçon tatoué avec une femme dans chaque port, on a droit à toutes les images que peut véhiculer la profession. Enfin, presque. Le marin est parfois aussi associé à l'homosexualité et je trouve dommage qu'on le mentionne juste en passant au lieu de vraiment en faire un autre archétype comme l'aventurier ou le tatoué. Il y avait de quoi faire pourtant, avec un extrait de Querelle de Fassbinder et quelques portraits de Pierre et Gille, mais a priori, on a préféré diluer tout ça dans la masse plutôt que d'en parler ouvertement. C'est normal en même temps, au musée national de la marine, on doit être un peu frileux à ce sujet, comme l'est la Défense en général. Moi je dis ça, je ne dis rien.

Heureusement, le blog de l'expo est plus locace avec cet article. Ce blog est d'ailleurs très bien fait et complète parfaitement l'expo.
08:00 Publié dans I call it art | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : exposition, les marins font la mode |
15.04.2009
Le grand monde d'Andy Warhol
Il y a deux semaines (déjà) je suis allée voir l'expo des portraits de Warhol. Ses portraits de Marilyn font sûrement partie des oeuvres les plus célèbres au monde, on les retrouve sur des tasses, des coussins et autres carnets, c'est dire. On peut même warholiser ses photos si on veut se la jouer trendy, genre Gabriel Solis dans Desperate Housewives.
Avec 250 portraits, on découvre le business d'Andy, tirer le portrait de gens plus ou moins célèbres et surtout très riches. Du bling bling avant l'heure donc.
C'est toujours sympa de voir plusieurs portraits exposés ensemble et non disséminés dans les musées et collections privées du monde entier et on s'amuse à voir qui on reconnaît, qui est toujours "in" et qui a sombré dans les tréfonds de la jet set. Warhol a tiré le portrait de chanteurs, d'acteurs, d'artistes, d'hommes d'affaires, de politiciens, de têtes couronnées (voir le portrait pas hyper flatteur de Lady Di au débuts des années 80 avec une coupe qui ne lui va pas du tout). Quand on était vraiment quelqu'un, on se faisait tirer le portrait par Andy Warhol, aujourd'hui, on porte une Rolex, tout fout le camp.

C'est intéressant de voir comment Warhol s'y prend et aussi les tirages originaux qu'il va utiliser pour ses portraits. Au final, j'ai passé un bon moment et je n'ai pas eu l'impression de me faire arnaquer comme pour la rétrospective Lachapelle.

Ce qui m'a un peu dérangé dans cette expo, c'est qu'elle est très consensuelle. Tout le monde connaît les portraits de Warhol, tout le monde les aime et a l'impression de s'y connaitre en art et de comprendre ce qu'il voit en visitant cette expo. Ne nous méprenons pas, elle est très bien cette expo, bien strucutrée, bien expliquée, il y a de la place, les gens ne se marchent pas dessus et elle couvre deux étages, donc on en a pour son argent. La boutique du musée vend des trucs hors de prix (69 € pour 3 tasses, pis quoi encore ?) alors je me suis rabattue sur les cartes postales, comme d'hab. J'ai d'ailleurs acheté celle de Shoes, la toile qui a remplacé au pied levé (je suis déjà dehors) le portrait d'YSL, Pierre Bergé ayant jugé qu'il n'était pas assez mis en valeur. Car au final, cette pseudo mini affaire est la seule chose qui réussirait presque à donner un parfum de scandale à cette expo très comme il faut.

08:34 Publié dans I call it art | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : art, exposition, warhol |
18.03.2009
Les primitifs italiens
Dimanche, j'ai fait ma parisienne.
Je suis allée à l'expo sur les primitifs italiens au musée Jacquemart André. C'est le cousin de ma môman qui s'est occupé du graphisme (qui était vachement bien, en toute objectivité :D), qui m'a envoyé des invit.
Ensuite, Irish breakfast (nostalgie...), promenade au parc Monceau, glace et devinez qui j'ai vu ? En allant prendre le métro à Clémenceau, qui c'est qui sort en tuture et qui fait coucou aux quatre touristes qui passent par là à la foule en délire ? Notre bienaimé président et sa délicieuse épouse ! J'ai pas pu voir s'il avait sa Rolex parce qu'il faisait coucou avec la main droite. Dommache !
Sur ces détails ô combien passionnant de ma life, revenons à l'expo.
Le musée Jacquemart André est un hôtel particulier haussmannien situé dans le VIIIe dont les propriétaires étaient férus d'art. On peu ainsi voir les salons de réception et les appartements de la famille au rez-de-chaussée et leurs acquisitions italiennes ainsi que l'expo à l'étage.
L'exposition, De Sienne à Florence, les primitifs italiens, propose pour la première fois en France des pièces issues de la collection du baron Bernard Von Lindenau. Au final, 50 pièces du XIII au XV siècle exposées et qui m'ont permis de découvrir la peinture italienne de cette époque. Les œuvres représentent toutes des scènes religieuses et le doré domine, ce qui rappelle plus les peintures byzantines que la renaissance italienne. Les détails sont impressionnants pour l'époque, surtout les traits des visages, et on assiste à l'évolution de l'art médiéval vers la Renaissance.
Comme souvent dans ce genre d'expo, je regrette de ne rien y connaître en art et j'ai l'impression d'être une grosse inculte. Bref, je ne suis pas la personne la mieux placée pour recommander cette expo mais je pense que les amateurs d'art l'apprécierons. Quant aux barbares de mon espèce, ils auront envie d'étriper les papis qui ressortent leurs leçons de cathéchisme mais j'espère sue ça ne les empêchera pas d'apprécier les oeuvres exposées.
08:00 Publié dans I call it art | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : expositions, primitifs italiens |
03.03.2009
Rétrospective David LaChapelle
L'expo qu'elle est trop luscious
dixit Ariel dont bal
Même si vous débarquez et que le nom de David LaChapelle ne vous dit rien, vous avez sûrement déjà vu certains de ses clichés de Marilyn Manson, Drew Barrymore, Courtney Love ou Britney Spears. Vous avez peut-être vu également ses clips ou ses pubs. Mais LaChapelle ne se contente pas de faire du porno soft et du glamour kitsch, ses œuvres parlent du consumérisme à outrance, mettent en scène Jesus au milieu d'apôtres gangsta, parle de déluge ou de guerre sainte. Ses œuvres sont très colorées, souvent drôle et faussement provocantes (je dis faussement parce que perso, il en faut beaucoup pour me choquer).
Quant à l'expo en elle même, elle est un peu courte, les salles sont exigües, il y a beaucoup de monde et on en a vite fait le tour. Les explications, écrites en tout petit à lire dans la pénombre et qui parlent de photos qui ne sont pas exposées ne sont pas des plus réussi. Moi qui adore acheter des cartes postales à la boutique du musée en sortant d'une expo, j'ai trouvé assez étrange qu'on y trouve des cartes de clichés qui n'étaient pas dans l'expo. Les pièces exposées n'étant pour la plupart disponibles uniquement en posters.
En rentrant, j'ai jeté un œil au le dossier de presse qui nous promet 200 œuvres alors que j'en aurais plutôt compté moins d'une centaine. Le même dossier de presse fourni également une liste qui comprends des photos qui n'étaient pas dans l'expo. Donc ou je suis un boulet qui n'a pas bien suivi les flèches et a loupé des salles, ou il en manque.
Pendant que j'y pense, je précise qu'en arrivant tôt un dimanche après-midi, j'ai fait 30 à 45 minutes de queue, mais quand je suis ressortie, il y avait un monde fou qui attendait. Je conseille donc d'y aller en semaine si possible ou d'acheter des billets coupe-file.
08:00 Publié dans I call it art | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : exposition, david lachapelle |






