25.03.2011
Pendant ce temps là, en France
on a le choix entre Plus belle la vie et Joséphine ange gardien
Oui, bon, je suis mauvaise langue, Canal fait des trucs pas mal mais on est quand même bien loin de ce que proposent nos voisins d'outre-Manche. Pour des explications sur le pourquoi du comment, tu peux aller lire cet article de Slate. Je vous avais déjà parlé des séries rigolotes, je vais me pencher sur mes dernières addictions sériesques grandes britonnes.
Being human
J'ai vu le pilote de cette série lors de sa diffusion, puis, toute perturbationnée à l'idée de changer deux tiers du casting, je n'ai même pas pris la peine de regarder la suite. C'est donc avec un métro de retard que j'ai découvert Being human cette année. Je regrette de ne pas m'y être mise avant tellement c'est trop bien. L'histoire : une coloc entre un vampire, un loup-garou et un fantôme qui font ce qu'ils peuvent pour mener une vie normale et tentent par la de répondre à la grande question, qu'est-ce qu'être humain ? Cette série réussi le tour de force d'être à la fois drôle et sombre. Le casting est finalement très bien (comme quoi, parfois, je ferais bien d'être moins butée), j'adore le personnage de George et son évolution au fil des épisodes face à sa "condition" et depuis que j'ai découvert que l'acteur qui joue le rôle de Mitchell est originaire du quartier où j'ai vécu quand j'ai débarqué à Dublin, je suis en mode midinette de quinze ans et demi, on se refait pas ^^
Downton Abbey
Oui, bon, celui-là je l'ai vu l'an dernier mais je n'ai pas eu le temps de faire un billet dessus donc je me rattrape maintenant. Un period drama, trop bien ! Oui, dès qu’on me sort des belles robes et des manoirs anglais, c’est plus fort que moi, il faut que je regarde ! Et je n’ai pas été déçue, au contraire, j’ai adoré cette mini-série. Un Lord, un Lady, leur trois filles, dans un manoir de la campagne anglaise. Comme chez les Bennet, le couple n’ayant pas d’enfant mâle, le domaine ira à un cousin, qu’on espère voir épouser la fille aînée pour arranger tout le monde. Manque de bol, voilà notre héritier qui ne trouve rien de mieux que de monter à bord du Titanic, il faut donc trouver le parent mâle le plus proche et là, quelle horreur, un jeune homme de la classe moyenne qui travaille, impensable pour la douairière (Maggie Smith, parfaite, cela va sans dire). On assiste donc à un mini choc culturel. Et puis ce qui fait tout l’intérêt de cette série c’est qu’elle ne s’intéresse pas juste à la famille qui réside au manoir mais à tous ses habitants, du valet de Monsieur à la cuisinière en passant par le chauffeur et la femme de chambre, la série s’intéresse à tous les personnages, ce qui la rend encore plus addictive. Oui, j’avoue, j’ai dévoré les sept épisodes en très peu de temps et j’ai déjà hâte de voir la saison 2, déjà annoncé par ITV suite au succès de cette première saison.
Misfits
Des jeunes qui ont déconné et doivent payer leur dette à la société sous forme de travaux d’intérêt général sont frappés par un étrange orage et développent des pouvoirs surnaturels. Un peu comme Heroes mais anglais plus trash, plus drôle et donc vachement mieux ! J'avais bien aimé la saison 1 mais la suivante m'a tout simpêlemtn scotchée ! En à peine 7 épisodes par saison, cette série à réussi à rendre ces personnages crédibles et même attachants alors que ce sont des petits cons ! Et puis mon personnage préféré : Simon. J'ai accroché dès le début à son côté pauvre petit weirdo et je n'ai pas été déçue par son évolution dans la saison 2. Je vous laisse d'ailleurs découvrir le billet que Selena lui consacre.
07:00 Publié dans Dans ma télé | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : série télé, being human, downton abbey, misfits |
20.10.2010
Anne of Green Gables - les téléfilms
Bon, en fait, alors, donc. Je continue le challenge LMM d'Anne Shirley et me voilà à la phase "visionnage des téléfilms", sauf que je ne les ai pas sous la main et je ne pense pas avoir le temps de me les procurer et encore moins de les visionner d'ici la fin de l'année donc en bonne feignasse qui se respecte, je copie-colle mon avis posté sur The Inn at Lambton l'an dernier (en même temps, je n'ai pas changé d'avis depuis). *ATTENTION SPOILERS*

Ce qui nous donne:
Premier téléfilm :
Que de souvenirs du dimanche après-midi sur Meuh6. Je ai trouvé ce premier téléfilm très fidèle au premier livre. Megan Fellows est très bien pour ce rôle, même si on arrive difficilement a croire qu'elle a treize ans au début, et pour cause, elle en avait 17. Mais ça ne m'a pas gêné plus que ça.
Mathew est aussi adorable que dans le livre , je suis fan de la scène où il achète un râteau et du sucre parce qu'il n'ose pas demander à voir les robes. D'ailleurs la vendeuse joue le rôle de la tante de Sarah dans Les Contes d'Avonlea. Et l'actrice qui joue l'autre tante de Sarah a aussi un petit rôle dans ce téléfilm (l'actrice que déclame avant Anne à l'hôtel), comme quoi, même sur l'île du prince Édouard, toutélié. Bref, j'ai retrouvé la bonne humeur et les personnages attachants du livre !

Deuxième téléfilm:
Bon, je ne suis pas sûre que c'était l'idée du siècle de "squeezer" trois livres en un film, même s'il dure trois heures. Enfin, je me suis amusée à essayer de reconnaitre les intrigues des livres dans celle du téléfilm. Morgan Harris faisant office de Roy de rechange, bah, pourquoi pas. La scène de la poursuite de la vache dans la gadoue est géniale, surtout cette pauvre Diana avec sa robe immaculée ^^.
Il y a plus de scènes d'amuuur entre Anne et Gilbert et mon petit coeur de midinette ne s'en plaint pas. Ah, la scène où Gil annonce à Anne qu'il est fiancé...Ca ne se passe pas du tout comme ça dans le livre mais bon, pas grave XD Au final, je suis un peu déçue que le film s'attaque à trois tomes d'un coup avec les inévitables coupes que ça occasionne mais ça se laisse regarder.

Troisième téléfilm :
Première réaction
Anne a pris un méga coup de vieux. Sur la jaquette du DVD il est écrit qu'elle a 25 ans mais on lui en donne facilement 10 de plus. Sa voix est beaucoup plus grave (je suppose qu'en VF c'est la même actrice qui double donc ça ne se remarque pas). On essaie donc de nous faire gober que 5 ans se sont écoulés depuis le dernier téléfilm (mais bien sûr), qu'Anne et Gil ne sont toujours pas mariés et que c'est la guerre
. Ils reviennent à Avonlea, Diana est devenu une bourge prétentieuse
, Green Gable est à moitié à l'abandon
ben vi, sans l'arrivée des jumeaux dans le téléfilm précédent, personne pour reprendre la ferme. Et là ça vire au grand n'importe quoi, Gil va travailler dans un grand hôpital à New York, Anne le suit et travaille dans l'édition
et un écrivain lui vole sont manuscrit
Ils finissent par en avoir marre et retournent à Avonlea. Mais c'est la guerre (je l'ai pas déjà dit ça ?) et Gil s'engage dans l'armée, épouse Anne et part au front dans la foulée
Pouf, 1918, comme Anne n'a pas de nouvelles de Gil, elle s'engage dans la Croix rouge pour le retrouver
Et là je me suis ennuyée ferme (encore pire qu'avant) jusqu'à ce qu'Anne retrouve Gil. Bon ok, épouser Gil et devenir la femme du docteur Blythe avec une ribambelle de gosses, ce n'est peut-être pas assez mélodramatique pour les producteurs, mais là ça frise le ridicule. J'ai vraiment eu l'impression qu'on nous avait inventé de toutes pièces une histoire, pas hyper intéressante qui plus est, et qu'on a collé l'étiquette Anne of Green Gables dessus pour faire vendre. Pourtant j'aurais bien voulu voir le Capitaine Jim moi.
07:24 Publié dans Dans ma télé | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : anne of green gables, lucy maud montgomery, challenge lmm |
15.10.2010
FM, putting the freak in frequency
Il commence à faire moche, vous êtes fatigué, vous déprimez devant les affectations pour le retour des vacances de Toussaint (ah non, ça, c'est moi) et vous n'auriez rien contre une bonne rigolade pour survivre ? Alors je ne peux que vous conseiller de regarder FM. Qu'essécé ? Il s'agit d'une série comique de ITV avec Chris O’Dowd de The It Crowd, Kevin Bishop, le frère de Wendy dans L’Auberge espagnole et Nina Sosanya,vue dans Love Actually.

On suit Lindsay et Dom, animateurs sur une radio indépendante et leur productrice, Jane. Lindsay, boulet devant l’éternel et absolument pas doué avec les filles est un adorable loser alors que Dom est un alcoolique rock’n’roll de première. Etrangement, leur duo sur les ondes fonctionne très bien et leur émission accueille des invités plutôt cools en interview. Leur quotidien n’est pas de tout repos, entre les invités de leur émission, la standardiste un peu nunuche sur laquelle craque Lindsay et Topher, le Mr Perfect qui exaspère Lindsay.
Autre intérêt de la série : des groupes de rock en guest à chaque épisode ! Comme les Wombats ou même une petite apparition de Marianne Faithfull *__*
Cette série est tout simplement hilarante, si, si, je vous jure. Les personnages se retrouvent dans des situations pas possibles et tout bonnement à hurler de rire. C'est drôle, dynamique et la BO est à tomber, ce qui ne gâche rien. J'ai piqué plusieurs fous rires devant ma télé (alors que j'étais au bord de la dépression donc c'était loin d'être gagné) et j'ai regardé la saison entière d'un seul trait. Pour l'instant, il n'y a eu qu'une saison de 6 épisodes mais j'espère bien qu'ITV prévoit une suite !
Je vous laisse avec un petit aperçu :
Et une petite vidéo de vous savez quel site de vente en ligne qui résume bien l'ambiance de la série par ici
07:28 Publié dans Dans ma télé | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : série télé, fm, itv, chris o'dowd |
26.02.2010
9.3 Mémoire d'un territoire
Depuis mon inscription à l'IUFM, j'essaie d'en savoir plus sur le département où je vais commencer ma carrière si j'ai ce foutu concours, et le moins qu'on puisse dire, c'est que ce n'est pas facile d'échapper aux clichés. C'est pourquoi quand le site Cinétrafic m'a proposé un partenariat, j'ai choisi le DVD de 9.3 Mémoire d'un territoire.
Pour commencer, il faut que j'explique un truc aux franciliens, pour nous autres pauvres provinciaux, le terme Paris englobe toute l'Ile-de-France, on ne situe pas forcément les départements les uns par rapport aux autres et ça me fait toujours bizarre de faire références aux départements par leur numéro et non leur nom. La banlieue, autre terme vague un peu fourre-tout qui a finit par virer synonyme de "coin qui craint" grâce aux médias nationaux. Quant à "cité", chez moi ça fait référence aux cités ouvrières construites par les patrons paternalistes de l'usine locale. Bref, c'est seulement en arrivant à Paris il y a un an et demi que j'ai pris conscience de la géographie de la région et que j'ai réalisé l'image que certains coin pouvaient avoir.
Tout ce blabla sur mon auguste personne pour vous dire dans quel état d'esprit j'étais pour visionner le documentaire de Yamina Benguigui, 9.3 Mémoire d'un territoire. Mais si, vous savez, elle a reçu un globe de cristal l'an dernier pour son doc. Manque de bol, on se souvient plus de la vanne fourreuse de Jean-Luc D. que du film en question, et c'est bien dommage.
Il y a environ 150 ans, Napoléon III voulait faire de Paris the place to be, en pleine modernisation de la future ville lumière, on décida de bazarder l'industrie hors de Paris, parce que c'est moche et ça pue. Pour éviter que le vent n'apporte les relents des usines sur la capitale, on les installa au Nord Est de Paris. Le développement industriel de la région attira beaucoup de travailleurs, venus d'abord d'autres régions de France comme l'Auvergne ou la Bretagne, puis d'autres pays d'Europe, principalement d'Espagne ou d'Italie. Evidemment, les conditions de travail et de vie sont catastrophiques, entre la pollution des usines et les logements insalubres. Et ça ne va pas aller en s'améliorant, avec de nouveaux travailleurs venu d'autres pays travaillant et vivant dans des conditions de merde.
Au moment de la réforme administrative de la région parisienne, les autorités ont tellement peur des ouvriers (tous des cocos et des révolutionnaires, c'est bien connu) qu'elles englobent tout ce petit monde dans un département. La banlieue rouge, comme on surnomme alors le 93 fait peur aux bourgeois bien pensant. Comme c'est étrange, la désindustrialisation suivra, officiellement pour rétablir l'équilibre Paris-province, laissant sur le carreau une bonne partie de la population du département. A côté de ça, il faut bien loger tout les gens qui viennent travailler, venus des Antilles, rapatriés d'Algérie ou immigrés, et là, on a une super idée : eh les mecs, si on construisait des cages à poules immenses et moches pour pas cher, comme ça les logements se détérioreront vite et y vivre deviendra un enfer ? Ouais, bon j'exagère mais il faut dire que les logements à grande échelle et à bas coût, c'était franchement pas l'idée du siècle.

Bref, tout ça nous donne : plus de taf et des conditions de vie pas jouasses du tout. Des politiques de la ville faiblardes et des pouvoirs publics pas franchement concernés, voire qui font peur aux gens avec l'insécurité et la délinquance dans les banlieues pour se faire réélire ont bien laissé la merde s'accumuler (désolé pour ce langage peu châtié). Et ensuite, il faudrait s'étonner que ça pète ? Les émeutes de 2005, fil rouge du documentaire prennent alors un tout autre sens. Personnellement, j'étais en Espagne à l'époque et j'avais bien du mal à comprendre ce qui se passait, entre les médias espagnols qui en faisaient des tonnes et les sites internet d'information français qui donnaient des versions différentes selon leur bord politique.
Autant vous le dire, j'ai pleurée une bonne partie du film. D'une part parce qu'ayant des grands parents ouvriers, ça m'a forcément parlé, mais surtout parce que le mépris avec lequel ce département a été traité m'a fait vraiment mal. J'ai d'ailleurs attendu quelques jours avant d'écrire ce billet histoire de prendre du recul et j'ai quand même du mal. A certains moments, j'avais carrément honte de mon pays, sans que le petit Nicolas n'y soit pour rien.
J'ai trouvé ce documentaire vraiment intéressant, parce qu'il montre la situation de la Seine Saint Denis à travers des images d'archive mais aussi et surtout en donnant la parole à des habitants. Ces témoignages étaient tous sincères et certains m'ont vraiment marquée, comme celui de cette jeune fille qui voulait être avocate et qui a dû se battre pour ne pas finir en filière poubelle juste parce qu'elle était noire et originaire du 93. Le pire, c'est qu'à la fin de ses études, elle a dû aller aux Etats-Unis pour trouver du travail, même avec un diplôme, "issue de l'immigration" et du 93, personne ici ne voulait lui donner sa chance.
Moi aussi je suis petite fille d'immigrés, j'ai vécu dans une ville industrielle où vivent des gens venus de pleins de pays différents, la désindustrialisation ne nous a pas épargnés et mon collège était étiqueté ZEP, avec certains profs qui ne se faisaient pas prier pour nous montrer que pour eux, on n'était qu'une bande de cas soc' bons à rien (heureusement, j'ai aussi eu des profs très bien). Alors, pourquoi chez moi on s'en est mieux sorti ? Parce que personne n'entend parler de nous dans les médias ? Parce qu'à plus petite échelle, c'est plus facile de gérer des populations défavorisées ? Parce que dans une petite ville les gosses des HLM vont à la même école que les fils de notables ? Ou alors j'ai juste la chance d'avoir une famille qui vient de l'étranger, certes, mais d'Europe, d'avoir la peau bien blanche et un prénom avec le nom du petit Jésus dedans (pour une athée, c'est un comble, je sais) ? En fait, je n'en sais trop rien et au final je me pose encore plus de questions après avoir vu ce documentaire. Je vais chercher de l'aspirine parce que mon petit cerveau surchauffe.
Oups, je me rends compte que j'en ai écrit une sacrée tartine, j'espère que malgré ça, vous aurez envie de voir ce documentaire.
9/3 Mémoire d'un territoire
Un film de Yamina Benguigui
Distribution : ZYLO
Date de sortie : 09/02/2010
13:08 Publié dans Dans ma télé, Grand écran | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : cinéma, documentaire, 93 mémoire d'un territoire, yamina benguigui |
18.01.2010
Rions un peu avec nos amis grands britons
Il parait qu'aujourd'hui c'est le Blue Monday, le jour le plus déprimant de l'année. Si, si c'est scientifique, regardez. C'est l'hiver, il fait froid, gris, nuit, rayer la mention inutile. L'effervescence des fêtes est retombée et les nouvelles résolutions sont déjà oubliées. Heureusement, j'ai le remède idéal contre le lundi de la déprime. Les séries télé britanniques, bien sûr ! Quand on parle séries, on pense tout de suite aux productions américaines alors que nos amis d'outre Manche ne sont pas en reste. J'avais déjà parlé de Coupling et de Father Ted et je continue en vous proposant quelques shots d'humour british contre la grisaille ambiante.
Blackadder
Avant de devenir mondialement célèbre avec Mr Bean, Rowan Atkinson était la Vipère Noire et revisitait à sa sauce les épisodes marquant de l'histoire d'Angleterre avec son valet Baldrick. De la Guerre des deux roses à la Première guerre mondiale en passant par l'époque elisabéthaine ou georgienne (avec Hugh Laury en prince de Galles abruti). Quant au dernier épisode, on y voit Blackadder voyager dans le passé, avec une petite rencontre sympathique avec William S.
Spaced
Fan de Shaun of the dead et Hot Fuzz, cette série est pour toi ! Tim et Daisy se font passer pour un couple pour louer un appartement. La proprio, Marcha est un peu étrange, mais ce n'est rien comparé au voisin artiste torturé ou au meilleur pote de Tim, obsédé par les armes à feu. On suit donc les aventures de la petite bande, parsemées de références culturelles, comme dans cette scène :
Black books
Bernad Black tient une librairie crade et bordélique et son but n'est pas exactement d'attirer le chaland. Alcoolique, fumeur, à l'hygiène douteuse, il n'est pas vraiment l'archétype du gars bien mais on se marre à suivre sa vie et celle de son assistant, Manny, et de la gérante du magasin d'à côté, Fran.
The IT Crowd
Roy et Moss sont les deux nerds du service informatique d'une grande société de Londres. Un jour, il voient débarquer leur nouvelle chef qui a comme qui dirait un peu menti sur son CV quant à ses compétences en informatique et qui, elle, ne s'attendait pas à atterrir au sous-sol. La cohabitation s'annonce difficile entre Jen qui va découvrir les joies de geekland et en profiter pour tenter d'apprendre la vraie vie Auchan à Roy et Moss.
Et vous, vos remèdes anti-déprime ?
20:47 Publié dans Dans ma télé | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : séries télé, blackadder, black books, spaced, the it crowd |
02.01.2010
For auld lang syne Doctor
The end of an era, comme diraient Monica et Rachel, le dixième docteur nous a quitté. Je ne sais pas ce que la nouvelle saison nous réserve mais je crois que quoi qu'il arrive, David Tennant restera mon docteur préféré.
Et comme c'est la nouvelle année, le voici en train de chanter une chanson de circonstance dans l'émission de la BBC QI. Vous reconnaitrez au passage l'animateur, Stephen Fry, ainsi que le papa de Georgia et Manny de Black Books.
23:07 Publié dans Dans ma télé | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : david tennant, doctor who, auld long syne |
31.08.2009
Take my love, take my land, take me where I cannot stand
I don't care, I'm still free
You can't take the sky from me
Sauf que Mr Chinchilla s'évertue à dire Take my hand à la place de Take my land. J'vous jure, les mecs.

Enfin bref, c'est en voyant Summer Glau se faire draguer dans un train par la bande de "tombeurs" de The Big Bang theory que je me suis souvenue que je voulais voir cette série. Mon esprit torturé n'emprunte pas toujours les chemins les plus courts et il dispose d'une logique, euh particulière disons.
Firefly, c'est une série d'une seule saison qui n'a pas su trouver son public parce que diffusée un peu n'importe comment par la Fox, même qu'après il y a eu un film appelé Serenity. Aux manettes, Josh Whedon, le papa de Buffy.
Alors, de quoi ça cause ?
Eh bien on suit les aventures de l'équipage du vaisseau Serenity, prêt à accepter n'importe quel boulot plus ou moins légal pour survivre. En effet, depuis la guerre civile et la victoire de l'Empire l'Alliance, c'est pas rose tout les jours pour les rebels.
Malcolm Reynolds, ancien militaire du côté des gentils, s'est reconverti en capitaine du Serenity. (Hey, mais c'est le mari de Katherine de Desperate Housewives !)
A ses côté, Zoé, son ancienne camarade au temps de la guerre. Amazone impitoyable, on n'a pas trop envie de l'avoir comme ennemie.
Wash, le pilote, accessoirement mari de Zoé. Alan Tudik !!! Il est trop choupi et il me fait rire (surtout dans Death at a funeral)
Kaylee, un peu nunuche mais excellente mécanicienne, l'association girly et cambouis dans toute sa splendeur.
Jayne, mercenaire détestable mais qui me fait bien rire avec son côté bucheron. L'épisode où il propose d'échanger une fille contre son arme favorite était vraiment très drôle.
Shepherd, homme d'église dont on découvre petit à petit qu'il n'a pas du faire ça toute sa vie et a sûrement bossé pour l'Alliance à une époque mais ça reste des suppositions.
Inara, une courtisane façon XXVIe siècle, élégante, distinguée, pas comme le reste de l'équipage donc, auquel elle apporte une certaine respectabilité.
Le Dr Simon Tam et sa petite sœur, River, poursuivie par de mystérieux hommes aux gants mapa bleus peu avenants qui ont fait des expériences sur la petite parce qu'elle est super intelligente, ce qui l'a rendue un peu déphasée, la pauvre.

Autant le dire tout de suite, Firefly n'est pas un space opera classique, mais plutôt un space western spaghetti (si ça existe), ce qui a de quoi déconcerter au début, à commencer par le générique façon musique country. En effet, contrairement à BSG auquel j'ai tout de suite accroché, il m'a fallu un peu plus de temps pour apprécier Firefly. Mais la magie a opéré et j'ai vite été accro. Il fallait nous voir avec Mr Chinchilla chanter le générique devant notre écran, grand moment de classe internationale comme vous vous en doutez...
Les personnages sont tous très différents et pourtant, on s'attache à chacun d'eux, même à Jayne le bourrin de service, parce qu'ils ne sont pas des caricatures sur pattes mais bien des êtres complexes derrière la première impression qu'on peut avoir d'eux. J'ai beaucoup aimé l'épisode avec les flashbacks où on découvre comment chaque membre de l'équipage a été recruté On voit vraiment que c'est un peu des bras cassés chacun dans leur coin mais ensemble, ils forment une super équipe. Le personnage de Wash me fait vraiment rire et j'adore le couple qu'il forme avec Zoé, deux personnages que tout semble opposer et qui se retrouve au final très complémentaires.

Les deux premiers épisodes ne m'ont pas convaincue plus que ça, mais à partir de troisième, j'ai commencé à bien aimer et le sublime Out of Gas a fini de me convaincre. L'alliance des univers SF et Western qui m'avait moyennement plu au début se révèle vite payante. Le côté road movie de l'espace est vraiment génial et l'humour est omniprésent. Chaque épisode a une atmosphère particulière et la série revisite à sa sauce différents genres cinématographiques pour le plus grand plaisir du spectateur. Le rythme est plus tranquillou que ce qu'on voit généralement en SF, mais ça donne un certain charme à la série, même s'il faut un temps d'adaptation. Ca permet en tout cas de découvrir les personnages dans leur intimité et de mieux comprendre leurs relations, donc de vraiment s'attacher à eux.
Bref, une belle découverte, le seul bémol étant le nombre limité d'épisode et l'absence de réponses à plein de questions, ce qui est vraiment très frustrant. Mais bon, ça donne un côté tranche de vie du vaisseau, photo prise sur le vif, comme si on s'était incrusté chez eux quelques temps mais ça s'arrête là.

10:38 Publié dans Dans ma télé | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : série télé, science fiction, firefly, josh whedon |
23.08.2009
Je regarde trop de séries
Petit billet programmé.
J'ai été taguées par Selena qui se demande quelle fan de séries je suis.
As-tu déjà reçu une série (ou un bout de série) en cadeau ?
Non, en prêt uniquement. En fait si, merci à Cécilou qui a une meilleure mémoire que moi. Mes collègues en Irlande m'avait offert un DVD des meilleurs épisodes de Father Ted.
As-tu déjà pensé à écrire pour une série ?
Non, je pense qu'être scénariste pour une série demande énormément de travail, surtout si la série dure sur plusieurs saisons et qu'on veut éviter les incohérences.
Que penses-tu des spin-off ?
J'essaie de penser à un spin-off qui dépasse l'original mais pour l'instant rien ne me vient à l'esprit. Ashes to Ashes est aussi réussi que Life on Mars mais pas mieux. En revanche, je peux citer pas mal de spin-off râtés, je pense notamment à Joey, sin-off de Friends absolument pas drôle.

As-tu une série culte ?
Une seule ?! Dur dur de choisir...Je dirais Friends, même si les dernières saisons sont un peu en dessous, c'est une série que je regarde toujours avec plaisir et dont j'ai dû voir chaque épisode au moins 10 fois.

Aimes-tu revoir les séries ?
Ouiiii! Surtout celles que j'ai découverte en VF ou alors vu il y a très longtemps, ou alors juste en attendant la diffusion d'une nouvelle saison.
Aimes-tu parler de tes séries préférées ?
Oui, j'aime surtout les faire decouvrir autour de moi, à Mr Chinchilla, à mes amies et à toi, cher lecteur de ce blog :)
Comment choisis-tu les séries que tu regardes ?
Bouche à oreille, internet, ce qu'il y a à la télé ou sur les étagères DVDs de mes amis...
Une série inavouable que tu suis/as suivi ?
Top model/amour gloire et beauté. Ben oui, je regardais souvent l'été avec ma meilleure amie quand on s'ennuyait ou même toute seule en VO sur la TSR, avec l'excuse bidon d'améliorer mon anglais. Encore aujourd'hui, il m'arrive de regarder un épisode pour me tenir au courant (tiens, ils ont encore changé d'acteur pour ce personnage, et elle, elle n'était pas morte finalement oh et elle, elle couche avec l'ex mari de sa fille XD).

Des moments préférés pour regarder une série ?
Pas vraiment, même si les daubes qui passent en prime time à la télévision me poussent à regader des séries le soir, il m'arrive aussi de regarder quelques épisodes dans l'après-midi.
Télé, DVD, ou ordinateur ?
Les trois ! La PS3 me permettant de regarder ce qui j'ai sur mon disque dur directement sur la télévision, ce qui est quand même mieux que l'écran de mon ordi.
Manger en regardant une série ?
J'aime bien grignoter devant la télé donc je dirais oui. Et Malcolm passe à l'heure où je dîne, donc re-oui.

Si tu t’ennuies pendant un épisode, tu vas au bout ? Tu continues la série ?
Je n'aime pas abandonner une série en cours de route donc si je m'ennuie un peu, je lui laisse ses chances et regarde quelques épisode afin de me faire une idée. Après, si je suis vraiment déçue, je ne vais pas plus loin.
Tu suis quoi en ce moment ?
Rien de bien nouveau en ce moment à part Lark Rise to Candleford que j'ai découvert il y a peu, j'ai regardé quelques épisodes de Torchwood, je revisionne That's 70s show, Spaced, Dr Who, Dead like me, Gilmore girls, je regarde les redif de Malcolm sur Meuh6. Et j'attends la rentrée pour la reprise de The Big Bang Theory !!! et de Dexter !!!

Quel est la première série que tu as adoré d’amour ??
Buffy ! Je regardais religieusement le samedi soir, c'était à l'époque où j'étais au collège et on en discutait le lundi matin à la récré avec un copain qui était fan lui aussi. Que de souvenirs. Je crois que j'ai commencé à lâcher l'affaire au bout de 4 ou 5 saisons et je n'ai jamais vu la fin, shame on me !

Une série que tu as envie de faire connaître ?
Plein !! J'ai déjà parlé de Father Ted, Coupling, The Big Bang Theory et BSG ici, il y en a bien d'autres comme Life on Mars, Ashes to Ashes...
Je tague Axoo, Anne Shirley, KittKat, Kusa et Trillian.
09:45 Publié dans Dans ma télé, Foire aux tags | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : tag, séries télé |
22.08.2009
Battlestar Galactica

Merci KittKat de m'avoir prêté tes DVDs !!! Je n'ai vu que le pilote et la saison 1 mais je suis d'ors et déjà fan absolue de cette série et j'ai hâte de découvrir la suite !
Battlestar galactica est une série de SF qui oppose les humains aux vilains méchants Cylons, des robots métalliques tout pas beaux surnommées toasters, crés par l'homme et qui se sont rebellés contre leur créateur. La chose se corsant quand on découvre que certains Cylons ont une apparence humaine. Et ça devient encore plus compliqué quand les Cylons humanoïdes ont des sentiments humains. Bref, on a de plus en plus de mal à savoir qui sont les méchants et qui sont les gentils, et ça, ça me plait !

Le pilote, qui dure presque trois heures mais vaut vraiment le coup, peut se regarder comme un film indépendant de la série. On y voit l'attaque des Cylons et comment les survivants s'organisent dans les quelques vaisseaux spatiaux rescapés en une flotte hétéroclite, dont le Battlestar Galactica, seul vaisseau militaire qui n'a pas été détruit par les Cylons. Le Galactica était le plus ancien vaisseau de la flotte et allait être transformée en musée quand l'attaque a eu lieu, ce qui explique le côté un peu old school de la déco et de la technologie. Ca donne une esthétique assez différente de ce qu'on est habitué à voir en SF actuelle.
La série suit donc les aventure des humains survivant à la recherche de la terre. Car avant de se retrouver pourchassés dans l'espace, les humains vivaient sur des planètes colonies et leur religion, celle des dieux de Kobol (basée sur la mythologie grecque) parlait d'une planète mythologique d'où était originaire l'espèce humaine. D'ailleurs leurs écritures saintes parlent de la catastrophe et d'un leader qui mènerait les survivants à la Terre. Tout ce petit monde part donc à la recherche de cette planète perdue.
En chemins, les personnages devront faire face aux Cylons bien sûr, mais aussi à des problèmes de ravitaillement, à des luttes pour le pouvoir, des mutineries et bien d'autres événements.
La BO est géniale et les acteurs sont tous à la hauteur. Petite présentation des personnages principaux :
Le commandant Adama, vieux loup de mer de l'espace, capitaine du Galactica, taciturne mais avec un bon fond.
Son fil, Lee "Apollo" Adama, pilote d'élite qui a des problèmes relationnels avec son paternel (forcément, on est dans une série américaine).
Laura Roslin, ministre de l'éducation, elle se retrouve présidente car seule survivante du gouvernement, ce qui fait d'elle le leader de l'humanité, rien que ça.
Kara « Starbuck » Thrace, pilote tête brûlée garçon manqué à qui ont fait appel pour les missions difficiles.
Gaius Baltar, scientifique à l'accent so british un peu à l'ouest puisque son ex qui était en fait une Cylon lui tient compagnie, mais il est le seul à la voir.
Je sais que Gaius fait chavirer certaines mais moi, je me souviens surtout que l'acteur en question à joué le rôle de l'ami gay de Bridget Jones. Si,si, vous savez "Tom, who only wrote one hit record then retired because he found that one record was quite enough to get him laid for the whole of the Nineties".
J'aime beaucoup cette série car au delà de l'aspect space opera, elle ne donne pas dans le manichéisme, les bons d'un côté, les méchants de l'autre. Elle aborde aussi des aspects comme la difficulté de maintenir une démocratie dans un tel contexte, et les luttes de pouvoir, bien humaines et proche de ce que nous connaissons, l'influence des croyances religieuses, le rôle de l'armée face au gouvernement en cas de menace, les sentiments qui font de nous des êtres humain...Tout ça pour dire que Battlestar Galactica est vraiment une très bonne série, qui ne séduira pas que les fans de SF et qui va bien au-delà de simple batailles dans l'espace (même si celles-ci sont effectivement très bien tournées).

09:00 Publié dans Dans ma télé | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : battlestar galactica, science fiction, série télé |
31.07.2009
Cranford
J'avais parlé il y a peu du livre Cranford and other short stories, je vais maintenant vous causer de l'adaptation (vous voyez, je fais les choses tout bien dans l'ordre).
Tout d'abord, précisons que l'adaptation s'inspire en faite de trois récits de Gaskell : Cranford (incroyable), Mr Harrison's confessions (qui était aussi dans Cranford and other stories, ça tombe bien) et My Lady Ludlow (que je n'ai pas lu). Pour ceux que ça intéresse, les éditions Vintage ont eu la bonne idée de publier les trois ensemble sous le tire The Cranford Chronicles.
Comme toute adaptation BBC qui se respecte, les décors sont très réussis et le castings irréprochable, illustrant parfaitement le toutélié : Dame Judi Dench (Lady Catherine '05), Simon Woods (Mr Bingley '05), Imelda Stauton (Charlotte Palmer '95), Philip Glenister (Guv!), Julie Sawalha (Lydia '95), Claudie Blakley (Charlotte Lucas '05), Greg Wise (Willoughby '95) ou Frances Annis (la maratre de Molly dans Wives and Daughters), Michael Gambon (Squire dans Wives and Daughters et accessoirement Dumby). Et encore, je vais m'arrêter là avant de faire une liste exhaustive du casting.

L'histoire reprend celle de Cranford, petite village anglais peuplé de drôles de dames d'un âge certain, en y ajoutant des éléments des deux autres récits. Si l'histoire du docteur s'intègre parfaitement (et m'a autant fait rire que la nouvelle), puisque l'environnement de petite ville où les gentlemen se font rares est sensiblement la même que Cranford, j'ai en revanche trouvé que l'histoire de Lady Ludlow s'intégrait assez mal avec le reste. C'est vraiment une histoire parallèle et les personnages ont finalement très peu de contacts avec ceux des deux autres histoires. Bon, c'est pas non plus "pendant ce temps-là, à Vera Cruz" mais plus de liens avec l'intrigue du côté village auraient été les bienvenus.
Enfin, je critique mais ça reste quand même une très bonne mini-série, la narratrice de Cranford, Miss Smith, n'est pas aussi en retrait que dans le livre et joue un rôle plus important, tout en faisant le lien entre divers intrigues, une sorte "de fil rouge", et le colonel ne meurt pas (ouf) et remplace le père de miss Smith, ce qui ne m'a pas du tout gêné dans le sens ou un personnage de plus, extérieur au village n'aurait pas apporté grand-chose au film.

Les anecdotes sont aussi drôles que dans le livre, comme le chat qui avale la dentelle ou la vache en pyjamas. Un peu difficile de s'y retrouver entre les nombreux personnages mais au fil des épisodes on apprend à les connaître et à les apprécier. On retrouve le côté chroniques de la vie d'une petite ville anglaise où les éléments comiques côtoient des événements plus dramatiques et l'arrivée prochaine du chemin de fer confronte ce petit monde habitué aux traditions à la modernité et au changement. Pourtant, au delà des bonnets et de ce qui est proper, Cranford est finalement très moderne et faire réfléchir sur des thèmes comme la solidarité, le rôle des femmes, l'éducation, la vie privée, la peur du changement (c'est peut-être tordu, mais l'arrivée du chemin de fer pourrait être comparé à ce qu'on vit aujourd'hui avec la mondialisation ou la société d'information) bref, des thèmes toujours d'actualité.
Je suis une fan de Gaskell et je trouve que c'est une chance que les adaptations de ses romans jusqu'à présent soient si réussies : North and South, Wives and Daughters et maintenant Cranford m'enchantent chacun à leur façon. Et pour ceux que ça intéresse (je ne sais plus si j'en avais parlé dans le mail que je t'ai envoyé, Océane), il existe un coffret qui réunit ces trois adaptations.

Bonne nouvelle : la BBC tourne déjà une suite à Cranford avec deux épisodes prévus pour Noël 2009, c'est par ici. Je ne sais pas si la suite sera inventée de toutes pièces à partir des personnages présents ou s'inspirera d'autres nouvelles d'Elizabeth Gaskell mais j'ai vraiment hâte de voir ça !
11:47 Publié dans Dans ma télé | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : adaptation, bbc, cranford, gaskell |






