Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Celtic Twilight - Page 4

  • Death is a star

    La Mort, sa vie, son œuvre

     

    death.jpgVaste sujet que celui-ci, universel s’il en est, Agnès Michaux et Anton Lenoir nous proposent un livre sur la Mort.

    C’est très vaste, hétéroclite, ça part un peu dans tous les sens mais c’est au final un livre très intéressant.

    Le sujet peut paraître un peu glauque mais en fait pas du tout. On découvre les rites funéraires, les traditions liées à la mort dans différentes cultures et à différentes époques et la mort dans différentes mythologies. Mais c’est aussi un livre avec une approche un peu plus pop culture, du style les titres de chansons avec « death » dedans ou les sympathiques groupes de death metal nordiques.

    On se cultive aussi, avec  les derniers mots, derniers repas et autres épitaphes de personnages célèbres,  mais aussi des extraits de romans, des poèmes, des testaments comme celui de Victor Hugo, très long, suivi de celui de Rabelais, qui tient sur une ligne. On apprend aussi l’origine de certaines expressions comme le fameux « mort aux vaches » qui n’a rien à voir avec les bovins. Ttut y passe, des recettes de plats typiques de la Toussaint à la partition de la marche funèbre en passant par la mort des étoile. Un anthologie de la mort, histoire de mieux la connaître, et donc de moins la craindre.

    Je ne vais pas vous faire la liste de toutes les autres choses qu’on trouve dans ce livre car il y aurait trop à dire, le mieux, c’est de le lire, pas forcément d’une traite mais en l’ouvrant au hasard, ça marche aussi. Mention spéciale au passage à toutes les illustrations en noir et blanc qui sont vraiment bien trouvées, gravures macabres, squelettes en tous genres ou photos de stars dans des situations en lien avec le sujet, comme Nico au cimetière et James Dean au funérarium.

    Et puis la liste des présidents américains et français et les causes de leur morts avec la dernière partie « à colorier soi-même », c’est typiquement le genre d’humour noir que j’aime bien ^^

    Evidemment, un tel livre ne peut pas être exhaustif et il manquera forcément une référence qui vous semble incontournable : quoi, rien sur la Mort qui parle en majuscule dans les bouquins de Pratchett ? Je suis zoutrée. Mais ça reste un sacré boulot et on y apprend forcément plein de choses et ça, c’est plutôt cool.

  • Challenge Geek 2013

    A peine de retour et déjà inscrite à un challenge, c'est pas sérieux cette affaire.

    Alors voilà, je mettais tranquillement à jour mon Reader, je faisais le tours des blogs quand soudain je vois que Sofynet est inscrite à un challenge Geek. Je ne pouvais pas ne pas y participer ! 

    Si vous êtes intéressés, c'est sur le blog d'Hilde que ça se passe :)

    Et comme je ne suis absolument pas douée pour tenir un programme préétabli, je ne prévois rien officiellement. Je peux juste vous dire que j'ai quelques Lovecraft dans ma PAL et qu'à un moment ou un autre, on parlera forcément de Batman. Et si j'ai le temps (et la motivation), je n'exclue pas une relecture du Seigneur des anneaux et quelques mots sur les Annales du disque monde. 

    geek.jpg

  • Miss Peregrine et les enfants particuliers

    livre, miss peregrine et les enfants particuliers, ramson riggsJ'ai acheté ce livre au salon du livre jeunesse de Montreuil. J'ai d'abord été attirée par sa couverture : une photo en noir et blanc d'une fillette habillée style années 30 ? Intéressant. Et quand on y regarde du plus près, on se rend compte qu'elle ne touche pas le sol. Je lis rapidement le résumé, la bio de l'auteur, je feuillette, j'achète !

    Et donc ?

    Tout petit, Jacob idolâtrait son grand-père qui lui racontait des histoires merveilleuses. Celle de son enfance sur une île galloise, dans un orphelinat peuplé d'enfants aux pouvoirs extraordinaires, celle de monstres affreux qui cherchaient à s'attaquer à ces enfants et qu'il était le seul à pouvoir combattre. Mais en grandissant, Jacob ne croit plus aux histoires de son grand-père et se dit qu'il les a inventées pour faire face à une réalité bien plus violente : son grand-père est en effet le seul survivant d'une famille juive exterminée par les nazis. 

    Le temps passe, Jacob devient un ado intelligent et un brin asocial et grand-père yoyote un peu. Pourtant, la mort brutale de ce dernier laisse Jacob dans le doute : est-ce qu'il est devenu fou ou les histoires de son grand-père seraient-elles vraies ? Pour en avoir le coeur net, Jacob se rend sur l'île où son grand-père a passé son enfance et mène l'enquête.

    Autant vous le dire tout de suite, j'ai adoré ce livre et l'ai dévoré en quelques jours. C'est extrêmement bien écrit et on se laisse vite entraîner par l'histoire. Le livre est rempli de nombreuses photos anciennes un peu bizarres, très David Lynch, qui se fondent très bien dans l'histoire et créent une ambiance bien particulière. C'est un procédé original mais très réussi puisqu'elles permettent de rentrer dans l'histoire et de visualiser certains personnages.

    enfants particuliers.jpg

    Le personnage de Jacob est très attachant, avec son esprit vif et son humour. L'amour qu'il porte à son grand-père et sa volonté d'en apprendre plus sur lui le rendent vraiment intéressant, on s'identifie rapidement à lui et son envie d'en savoir plus devient vite contagieuse.

    L'ambiance de l'île, bout de terre au milieu du brouillard, coupée du reste du monde et l'orphelinat en ruines créent une ambiance assez irréelle, parfois mélancolique -après tout, combien de temps avant que les derniers habitants de l'île la quittent définitivement ?

    Sans vouloir en dire trop, je trouve que parler du nazisme en ayant recours au fantastique peu paraître surprenant mais c'est finalement une très bonne idée et une véritable réussite. La mythologie créée par  Ransom Riggs avec ses enfants particuliers, ses boucles temporelles et ses monstres est vraiment riche et bien fichue, d'ailleurs la fin ouverte du roman laisse la possibilité d'une suite.

    A noter qu'un projet de film basé sur ce livre est en cours de discussion, avec aux manettes Tim Burton. En espérant qu'il ne nous colle pas Johnny Depp en ado de 15 ans...

  • Ce billet vous est offert par US Airways

    Petit résumé des films que j'ai vu dans l'avion.

     

    lincoln_lawyer.jpgJ'ai commencé par un film que j'ai loupé au ciné : The Lincoln Lawyer

    Matthew McConaughey est un avocat aux méthodes un peu particulières qui en guise de bureau passe son temps dans sa Lincoln noire. Il s'occupe principalement de gens pas très recommandables et est très doué pour leur éviter la taule. Un jour, Ryan Philips, un gosse de riche pourri gâté est arrêté pour tentative de meutre et tout semble l'accuser : retrouvé dans la maison de la fille avec plein de sang partout et un couteau. Lui clame que c'est un coup monté pour lui extorquer de l'argent. Matthew est tout content, il se dit que c'est une bonne affaire mais ne va pas tarder à se rendre compte que son client est un sacré manipulateur derrière son côté victime d'un machination. Mais qui manipule qui finalement ?

    Je suis bien contente d'avoir pu "rattrapé" ce film que j'avais loupé au ciné. C'est un bon thriller au scénario bien ficelé qui m'a tenu en haleine jusqu'à la fin avec des retournements de situations et des révélations jusqu'au dernier moment. Les acteurs sont très bons, McConaughey en tête dans le rôle de cet avocat cabotin qui sait être sérieux quand il faut et ne s'en laisse pas compter.

     

    Le hic avec les films dans l'avion, c'est que soit on les a déjà vu, soit on n'en a jamais entendu parler. Et puis je me suis souvenu qu'Axoo avait parlé de Beastly donc je me suis dit, j'ai plusieurs heures à tuer, allons-y.

    beastly.jpgBeastly, c'est une version moderne de la belle et la bête avec la fille de High School Musical et le mec choupi de Wild Child qui a bien grandi. A part ça, je ne savais pas trop à qui m'attendre.

    Disons-le tout de suite, je n'ai pas trouvé ça transcendant et je n'aurait pas payé une place de ciné pour voir ce film. L'histoire essaie de reprendre le principe du conte : le beau gosse qui se la pête trop et qui est rendu moche pour lui apprendre la vie. Mouais, bon, why not. L'histoire commence donc dans un lycé über huppé de New York, type Gossip Girl, avec notre beau gosse hyper populaire qui ignore vaguement la fille sympa et mignonne mais un peu pas trop à sa place parce que tu vois, elle est pas riche et est là grâce à une bourse, bouhou, sale pauvre. Mais un jour, une des soeur Olsen qui va aussi dans leur lycée et est un peu genre gothic chic-sorcière jette un sort au jeune coq qui devient tout pas beau et le restera s'il ne trouve personne pour l'aimer d'ici un an. Son père, horrifié par tant de laideur le cache dans une maison à l'écart de la ville. Et c'est là qu'il se souvient de la fille sympa mignonne mais pauvre et fait du chantage au père de la demoiselle pour qu'elle vienne vivre chez lui. Enfin bref, vous connaissez l'histoire. D'accord, il y a Barney en tuteur aveugle plutôt sympa mais j'ai quand même trouvé ça cucul. Ca manque de second degré et d'humour pour vraiment me plaire et c'est quand même hyper prévisible. Mais bon, ça fait passer le temps.

     

    arthur.jpgDernier film vu dans l'avion, au retour cette fois. J'avais tenté The Tree of Life mais quand on a le moral en vrac pour cause de retour de vacances, c'est pas une bonne idée. Me voilà donc à regarder Arthur. Un film avec un mec avec qui j'ai beaucoup de mal : Russell Brand. Mais bon, il y avait aussi Helen Mirren donc je me suis dit why not ? (oui, chui bilingue des deux langues)

    Arthur est un assisté depuis toujours, unique héritier d'un empire financier, il est pêté de thune et totalement irresponsable. C'est pourquoi il a encore un nanny a son âge. Et que fait Arthur de son temps ? Il fait la fête et picole, collectionne les voitures de films et se fait arrêter pour excès de vitesse en batmobile. Sa mère en a marre et décide de le caser avec son assistante aux dents longues : Jennifer Garner. Manque de bol, Arthur n'a aucune envie de l'épouser, surtout qu'au même moment, il rencontre une fille qui lui plait vraiment. Mais maman menace de le déshériter, et s'il veut vivre sa vie, il va donc devoir....travailler ! 

    Ce film a été une bonne surprise, je ne m'attendais à rien de spécial et je me suis bien marré. Russell Brand correspond assez bien au personnage et ne m'a donc pas trop dérangée et Helen Mirren est parfaite en nounou anglaise au grand coeur derrière son côté strict. L'histoire ne casse pas trois pattes à un canard mais ça détent. La non plus, je n'aurais pas payé une place de ciné pour voir ce film mais il m'a bien changé les idées et c'est ce qui compte.

  • Le retour de vacances, ça pue

    ou un titre de billet trèèèès inspiré.

     

    Enfin voilà, je viens de rentrer de presque 4 semaines dans le sud ouest des Etats-Unis et le retour en France est plutôt difficile. Alors oui, je sais, se plaindre alors qu'on vient de faire un super voyage, c'est un peu se foutre de la gueule du monde. Je sais, c'était un voyage génial mais le retour à la réalité est d'autant plus difficile. Avec en plus de la fatigue du voyage et du décalage horaire, des questions existencielles sur ce que je fais de ma vie, mon boulot, toussa.

    D'ailleurs, si ça ne tenait qu'à moi, je m'installerais dès maintenant à San Francisco ! Pas dans une maison victorienne parce qu'à moins de gagner au loto ça ne va pas être dans mon budget mais même dans une boîte à chaussure insalubre, je rêve de vivre là-bas maintenant. Mais je sais qu'il y a un grand pas entre en rêver et le faire, quitter sa famille, ses amis, son boulot, son appart... 

    Donc voilà, j'ai passé presque un mois là-bas, j'ai visité Los Angeles, Las Vegas et <3 San Francisco <3 et crapahuté dans divers parcs nationaux et déserts : le grand Canyon, Monument Valley, Bryce Canyon, la Vallée de la mort, le Yosémite, Big Sur. C'est difficile de faire un choix, j'ai adoré tous les endroits que j'ai visité, à chaque fois, c'était un nouvel émerveillement (ça fait cliché de dire ça mais c'est tellement vrai).

    J'ai découvert que j'aime le désert, moi qui me sens mal dès qu'on dépasse les 25° à Paris, j'ai plutôt bien vécu la chaleur sèche du désert. Mais ce que j'ai aimé c'est le silence, le vrai (mon côté hermit ?^^).

    J'ai acheté tout un tas de trucs, de la gourde Yosemite à la collection de tshirts à messages (Keep calm and kill zombies reste mon préféré) en passant par une tasse Big Bang Theory ou un paquet dun kilo de MM's au peanut butter. Et j'ai bien sûr acheté des livres.

    A la libraire anarchiste de San Francisco, j'ai acheté un livre de Marx et Las Vegas Parano dont la VF m'avait traumatisé à l'époque et que je veux lire en VO.

    Et comme San Francisco c'est la ville de la Beat Generation, je suis allée chez City Light et j'ai rapporté Sur la Route, la version du manuscrit original, Howl de Ginsberg, How I became Hetti Jones, d'Hetti Jones et How to live Safely in a Science fictional univers, parce que le titre est cool (je suis frivole).

    on the road.jpg SF Universe.jpg

    Et comme c'est un peu la ville où il reste un semblant d'influence hippie, je dirai que c'est le karma qui fait que j'ai trouvé Anansi Boy sur un banc dans un parc alors que j'étais sur le point de terminer American Gods (il faudra que je vous en reparle plus tard, mais pour faire court j'ai adoré ce bouquin) .

    Et à Venice Beach, je suis allée chez Small World Books, une librairie coincée entre un Pipe Shop et un Diner où j'ai trouvé un livre sur Jane Austen dont j'ai déjà dévoré plus de moitié dans l'avion.

    janes-fame.jpg

    Et grâce à ça, le retour est un peu moins violent, mais j'ai quand même l'impression d'avoir une vie de merde et aucune envie de retourner bosser lundi. Même si je sais que sans boulot pas de sous pour se payer des vacances, je crois que ce voyage va causer une sérieuse remise en question sur ce que je fais de ma vie.

    Et bien sûr, j'ai plein de photos, mais sachant que je n'ai pas encore fini de poster celles de moins voyage de l'an dernier, il ne faudra pas se presser.