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Celtic Twilight - Page 5

  • Une chambre à soi

    livre,littérature,virginia woolf,une chambre à soi,féminismeDe Virginia Woolf, je connaissais Mrs Dalloway, qui m'avait laissée un peu circonspecte. Il y a bien Orlando qui patiente sagement, oublié sur une étagère depuis quelques années mais ça s’arrêtait là. Cet été, j’ai lu la biographie de Viviane Forrester qui a au moins eu le mérite de me donner envie de lire à nouveau Virginia Woolf. C’est comme ça que la semaine dernière, de passage chez mes parents et faisant ma visite habituelle à la librairie de la ville, je suis tombée sur Une chambre à soi. Je l’ai lu en voiture, sur le chemin du retour et je peux annoncer officiellement que je suis réconciliée avec Virginia Woolf et même que je l’aime d’amour !

    Dans ce petit livre, Virginia Woolf, à qui on a demandé de réfléchir sur les femmes et le roman en vient à la conclusion qu’il est impossible pour une femme d’écrire correctement si elle n’a pas un minimum de caillasse et un endroit à elle où elle peut écrire sans qu’on vienne l’emm*rder toutes les deux minutes. Bon, elle ne le dit pas comme ça, évidemment (et heureusement !^^) mais c’est l’idée.

    Virginia nous balade dans une petit voyage dans une université où la narratrice se fait jeter de la bibliothèque parce qu’elle est une femme, où elle rend visite à une amie qui enseigne dans une collège pour jeunes filles qui a eu bien du mal à voir le jour tellement il a été difficile de réunir des fonds, elle se rend ensuite au British Museum pour faire quelques recherches et se rend compte qu’il y a un nombres important d’ouvrages écrits par des hommes, sur les femmes, souvent contradictoire mais tous à peu près d’accord quant au fait que les femmes sont inférieures aux hommes. La preuve, le nombre d’auteurs femmes est bien mince à côté des rayonnages entiers de chefs d’œuvres écrits par des hommes. D’ailleurs, il n’y a pas d’équivalent féminin à un Shakespeare. Et là, Virginia Woolf nous explique ce qui serait arrivé à une hypothétique sœur du barde pourvue du même génie que son frangin. Ben, en gros, au lieu d’aller à l’école, elle aurait raccommodé des chaussettes pour qu’ensuite on la marie de force, et si comme son frère Bill elle s’était enfuit à Londres, elle n’aurait jamais pu entrer dans un théâtre, encore moins devenir actrice, quant à auteur, n’y pensons pas, elle serait morte jeune, dans le dénuement, sans avoir pu exprimer son génie littéraire. Rien que pour cet exposé, je vénère désormais Virginia Woolf. Et comme ensuite elle a dit tout le bien qu’elle pensait de Jane Austen, je l’aime encore plus. D’ailleurs, son idée que les femmes écrivains issues de la bourgeoisie au XIXe ont écrit des romans vient du fait qu’elles devaient écrire dans le salon commun, jamais seules, interrompues sans arrêts, une situation ne permettant pas de s’adonner à la poésie ou de se lancer dans la rédaction d’une pièce de théâtre me semble très juste.

    J’ai lu ce livre en français mais je n’ai pas bloqué sur la traduction de Clara Malraux qui a très bien restitué le style de l’auteur et l’ironie du texte.

    D’ailleurs au-delà des femmes dans la littérature, c’est bien de la condition des femmes en général et de leur subordination aux hommes dans une société patriarcale qu’il est question dans ce livre, avec  également un aspect social : difficile d’écrire quand on est pauvre, qu’on soit homme ou femme.

  • Un tag avec du questionnement à l'intérieur

    Voilà que Selena me tag, comme ça, pouf sans prévenir. Bon ben, on va s'y coller alors.

    Les règles : 

    - Poster les règles sur le blog ✔
    - Répondre aux 11 questions ✔
    - Inventer 11 nouvelles questions ✔
    - Partager le tag avec 11 personnes en mettant un lien vers leurs blogs et leur annoncer la nouvelle ! ✔ »

    Nous v'là bien ^^

     Mes réponses :

    1) Quel(s) livre(s) ou fanfic(s) es-tu en train de lire en ce moment et le(s)/la recommanderais-tu ?

    Alors je viens de terminer Une chambre à soi de Virginia Woolf dont je vais bientôt parler ici et donc oui, je le recommande :)

     

    2) Quelle chanson te tient à coeur et te paraît sous-estimée ?

    Euh…..no sé.

     

    3) Quand as-tu été ému(e) devant une série pour la dernière fois ? 

    Euh…en fait ces derniers temps je m’énerve toute seule devant des séries, genre l’épisode de Castle à Paris, où apparemment, il vaut mieux inventer de toutes pièces un journal appelé « Ce jour » plutôt que d’utiliser un titre connu, nan mais WTF ?! Et les personnages de The Walking dead qui prennent toujours la mauvaise décision et les nouveaux épisodes de Community qui ne sont pas drôles, etc. En fait, je ne suis pas émue mais qu’est-ce que je m’énerve ^^

     

    4) Quel est le dernier film que tu as regretté d’avoir vu ?

    Anna Karénine. Entre les coupes sauvages dans l’histoire, les scènes filmées dans un théâtre pour montrer que ces gens vivent dans une monde artificiel mais qui donnent surtout l’impression que Joe Wright n’a pas eu de budget décor digne de ce nom, la scène de danse hyper maniérée de « valse macarena » où il nous refait le coup des danseurs seuls au monde, l’impression qu’on a que Vronsky n’aime plus Anna….Et je ne vous parle même pas des traumatismes capillaires : Levine roux (je n’ai rien contre les roux, en plus c’était Bill Weasley mais pas pour Lévine quoi !), le caniche mort sur la tête de Vronsky, la perruque blonde de Ruth Wilson (gné ???). Nan franchement, heureusement qu’il y avait un resto prévu après le ciné ^^

     

    5) Fromage ou dessert ?

    Dessert, sauf si le fromage c’est de la cancoillotte, dans ce cas, les deux mon capitaine :)

     

    6) Traitement de texte ou cahier ?

    Le cahier c’est que pour moi parce que j’ai une écriture de gauchère vraiment illisible donc si c’est destiné à être lu par autrui, traitement de texte, pis Google drive c’est quand même ‘achement pratique.

     

    7) Raconte la dernière fois où tu t’es dit « La vie c’est un peu cool, quand même ».

    Quand on est allé faire les papys dans une ville thermale avec Mr Chinchilla : grasse mat’ et buffet le matin, massages et jacuzzi dans la journée, apéro et bonne bouffe le soir, on prendrait vite l’habitude.

     

    8) Parle d’une chose qui te rend fière/fier. N’importe quoi, un trait de caractère, un de tes domaines de connaissance, un changement qui a eu lieu chez toi, un texte, une photo, comme tu veux.

    En maman gaga qui se respecte, je vais dire ma fille, mini Chinchilla, la 8e merveille du monde, évidemment ^^ Plus sérieusement, oui je suis fière d’avoir fait un bébé en bonne santé, pas moche tout rouge fripée quand elle est née, éveillée, rigolote  (et une peu baveuse, j’avoue^^). Bon, c’est un peu narcissique comme réponse mais j’assume.

     

    9) Le retour de Popstars, ça te fait plaisir, ça t’agace ou tu t’en fous ? (je suis plus très inspirée niveau questions…)

    Pour reprendre l’expression d’une certaine Georgia N., je m’en bas l’œil avec une patte de mouche morte.  D’ailleurs la télé réalité et les trucs où on chante, ça me consterne tellement que j’ai même pas le courage de bitcher devant donc c’est à peine si je suis au courant de ce qui se passe. Même si j’ai bien ri en voyant que je sais plus quel télé crochet est sponsorisé par Tampax.

     

    10) Lire de la littérature jeunesse après 20 ans, pourquoi ? Pourquoi pas ?

    Parce que !!! Non c’est vrai quoi, un bon livre reste un bon livre, qu’il soit destiné à des nenfants ou à des adultes.

     

    11) Ton obsession du moment ? (Pour ceux qui n’ont pas d’obsessions, disons « grand projet »)

    Bah je n’ai pas vraiment de grand projet en cour (si ce n’est devenir maître du monde mais j’ai un peu lâché l’affaire ces derniers temps) et je me rends compte que mes obsessions sont toujours un peu les mêmes : les livres, les séries, la bouffe, les produits dérivés Dr Who (j’épie mon facteur en attendant l’arrivée de ma Fob Watch *__*), Star Wars, les t-shirts à message, Batman, enfin, comme d’hab’ quoi. Ah et puis les hiboux pour mini Chinchilla :)

     

    Bon, maintenant faut que je trouve 11 personnes à embêter avec 11 questions à leur poser…

     

    Mes questions 

    1) Quel est ton auteur préféré et pourquoi ?

    2) Quel est ton parfum de glace préféré ?

    3) Quelles sont tes névroses ?

    4) Dans quel pays aimerais-tu vivre ?

    5) Y a-t-il des émissions de télé honteuses que tu aimes regarder ? 

    6) DC ou Marvel ?

    7) Le dernier livre que tu n’as pas réussi à finir ?

    8) Tu parles combien de langues ? 

    9) Une nouvelle série à me conseiller ?

    10) Si tu pouvais voyager dans le temps, tu aimerais retourner dans le passer ou découvrir l’avenir ?

    11) Quels sont tes films « doudou » à regarder en cas de déprime ?

     

      Les taggés sont...

    Anne ShirleyNephMiss BabooshkaPandoSofynetUnityOcéaneKusaNelfeHilde et Céline

     

     Bon tag :)

  • Différentiation sexuelle et identités - Clinique, art & littérature

    En voilà un titre à rallonge. Il s’agit d’un livre qui réunit différents textes sur ce sujet écrit par des enseignants, des médecins, des chercheurs…

    Mais qu’est-ce qui m’a pris d’aller lire un truc pareil ? Et bien tout simplement parce que je m’intéresse beaucoup au genre et à tout ce qui tourne autour. Mais au-delà du genre, construit socialement, que se passe-t-il si en plus on ne rentre pas dans les cases fille/garçon à la naissance ? Quand un enfant naît et qu’on ne peut pas savoir tout de suite si c’est un garçon ou une fille ? Ou plus tard, quand une fillette développe une pilosité masculine à la puberté ou un garçon se retrouve avec des seins ?

    Ce livre a le mérite d’aborder le sujet sous divers angles, médical bien sur mais aussi historique, social ou encore artistique.

    Je vous avouerai que la partie médicale très « technique » a été un peu difficile à suivre pour la profane que je suis, bien que nécessaire. Bon, honnêtement, je serais bien incapable de vous expliquer tout en détail avec le nom des gènes concernés et tout et tout mais j’ai compris les grandes lignes, ce qui est bien utile pour comprendre la suite.

    Le rappelle historique sur la façon dont étaient perçus les hermaphrodites par le passée et l’article sur l’évolution de la dénomination et à travers elle de la perception des personnes nées ni tout à fait garçon ni tout à fait fille m’ont déjà plus parlé.

    Concernant le reste du livre, certains articles étaient un peu scolaires, mais c’est sûrement dû au contexte dans lequel ils ont été écrits. Certains autres m’ont énormément intéressée, comme celui d’un médecin parlant du cheminement pour « traiter » les enfants nés avec une anomalie sexuelle, la difficulté de choisir un sexe à la naissance avec le risque qu’il ne corresponde pas à l’identité de la personne en grandissant mais la nécessité de pouvoir nommer l’enfant et de lui donner une identité.

    Certains thèmes douloureux sont aussi abordés, comme le risque de stérilité à l’âge adulte et la difficulté à en parler aux jeunes patients ainsi que la difficulté pour ces derniers de grandir avec cette idée.

    Mais la partie qui m’a le plus intéressée est celle concernant la perception de ces personnes dans d’autres cultures. Et oui, quand on sort un peu de notre culture occidentale qui sépare nettement  les humains en deux catégories, homme et femme, et n’admet pas qu’il puisse y en avoir d’autres on se rend contre qu’ailleurs, cette « anomalie » ne dérange pas autant que chez nous. Dans certaines cultures, les hommes-femmes et les femmes-hommes ont un rôle dans la société, parfois subalternes, parfois à peine tolérés, parfois magnifiés, comme dans la culture inuit où ces êtres à la frontière des sexes sont réputés accéder plus facilement à la frontière entre notre monde et l’au-delà et deviennent chamanes. A noter que l’arrivée de l’homme blanc et ses jugements à ce sujet ont bien souvent  eu un effet négatif sur cette acceptation.

    Enfin, l’avant-dernier texte sur la littérature jeunesse a apporté un peu de légèreté à tout ça et m’a donné plein d’idées de lecture pour aborder la différence de genre avec Mini Chinchilla quand elle sera un peu plus grande.

    Au final, ce livre coché un peu au hasard dans la longue liste d’ouvrages proposés par Babelio dans le cadre de Masse critique a été une lecture passionnante !

  • En passant

    Oui, je sais, à peine de retour que je déserte déjà ce blog pendant un mois. Bon, en même temps, février, c'est un mois bien court. Alors bon, sans rentrer dans les détails, j'ai été malade, ensuite j'ai refilé mes microbes à mini Chinchilla qui a été malade aussi et ensuite, en bonne mère indigne, j'ai lâché mini Chinchilla chez mes parents pour une petite escapade en amoureux avec Mr Chinchilla.

    Mais j'ai des billets prévus (reste plus qu'à les écrire...) : le livre de Masse critique de Babelio à chroniquer, ma réconciliation avec Virginia Woolf, un tag de chez Selena et bien sûr le Challenge Geek.

    A bientôt :)

  • Death is a star

    La Mort, sa vie, son œuvre

     

    death.jpgVaste sujet que celui-ci, universel s’il en est, Agnès Michaux et Anton Lenoir nous proposent un livre sur la Mort.

    C’est très vaste, hétéroclite, ça part un peu dans tous les sens mais c’est au final un livre très intéressant.

    Le sujet peut paraître un peu glauque mais en fait pas du tout. On découvre les rites funéraires, les traditions liées à la mort dans différentes cultures et à différentes époques et la mort dans différentes mythologies. Mais c’est aussi un livre avec une approche un peu plus pop culture, du style les titres de chansons avec « death » dedans ou les sympathiques groupes de death metal nordistes.

    On se cultive aussi, avec  les derniers mots, derniers repas et autres épitaphes de personnages célèbres,  mais aussi des extraits de romans, des poèmes, des testaments comme celui de Victor Hugo, très long, suivi de celui de Rabelais, qui tient sur une ligne. On apprend aussi l’origine de certaines expressions comme le fameux « mort aux vaches » qui n’a rien à voir avec les bovins. Ttut y passe, des recettes de plats typiques de la Toussaint à la partition de la marche funèbre en passant par la mort des étoile. Un anthologie de la mort, histoire de mieux la connaître, et donc de moins la craindre.

    Je ne vais pas vous faire la liste de toutes les autres choses qu’on trouve dans ce livre car il y aurait trop à dire, le mieux, c’est de le lire, pas forcément d’une traite mais en l’ouvrant au hasard, ça marche aussi. Mention spéciale au passage à toutes les illustrations en noir et blanc qui sont vraiment bien trouvées, gravures macabres, squelettes en tous genres ou photos de stars dans des situations en lien avec le sujet, comme Nico au cimetière et James Dean au funérarium.

    Et puis la liste des présidents américains et français et les causes de leur morts avec la dernière partie « à colorier soi-même », c’est typiquement le genre d’humour noir que j’aime bien ^^

    Evidemment, un tel livre ne peut pas être exhaustif et il manquera forcément une référence qui vous semble incontournable : quoi, rien sur la Mort qui parle en majuscule dans les bouquins de Pratchett ? Je suis zoutrée. Mais ça reste un sacré boulot et on y apprend forcément plein de choses et ça, c’est plutôt cool.