06.05.2011
Soda bread
Cette semaine celtique est l'occasion de publier une recette, parce que ça faisait quand même très longtemps que je ne l'avais pas fait. Voici donc celle du soda bread, héritée d'un charmante grand-mère irlandaise, unités de mesures converties à l'arrache par votre serviteuse.

Ingrédients (pour 2 voire 3 pains selon la taille du moule):
500 g de farine blanche
500 g de farine complète
1 cuillère à café de bicarbonate de sodium
un peu de lait aigre
2 cuillères à café d'huile
Recette :
Verser la farine tamisée dans un saladier, ici j'ai pris de la farine blanche classique et de la farine à pain de campagne.
Dans un bol, mélanger le bicarbonate, le lait et l'huile puis ajouter à la farine et bien mélanger. En Irlande, on ne trouve quasiment pas de lait pasterisé, il suffit donc d'oublier un fond de bouteille dans son frigo une semaine et il est déjà un peu louche. Si vous n'avez pas que ça à faire, il suffit d'ajouter un peu plus de bicarbonate (mais pas trop, sinon votre pain aura un goût étrange).
Verser la pâte dans un moule rectangulaire, du genre moule à cake, beurré. Ici j'ai utilisé un moule en sylicone qui a mal survécu au poids de la pâte, je vous conseille donc d'utiliser un moule classique.
Remplir le moule jusqu'à la moitié environ et faire une croix au couteau sur le dessus de la pâte. Sinon vous aurez un pain mutant, comme le mien XD
Enfourner dans un four préchauffé à 200°C et laisser cuire 30 min.
14:01 Publié dans Kiss me, I'm Irish, KitchenAid | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : recette, soda bread, irlande, semaine celtique |
Parce qu'il n'y a pas que U2 dans la vie !
quand on dit musique irlandaise, on pense tout de suite à U2 ou au Cranberries, voire aux Dubliners si on veut du bon vieux celtique des familles ou à Sinead O'Connor pour le côté provoc'.
Mais pour avoir écouté une radio rock de Dublin pendant fort fort longtemps, je peux vous assurer que le pays de la Guinness a bien plus à offrir.

Il y a déjà ceux qui sont irlandais mais tout le monde ne le sait pas :
Snow Patrol
Damien Rice
The divine comedy
Two doors cinema club
Ash
Et ceux qui mériteraient d'être connu hors du pays
The Frames
Gemma Hayes (que j'aime bien parce que je l'ai vu sur scène à Dublin)
;
And so I watch you from afar (qui participent au concour du nom de groupe à rallonge avec And you will know us by the trail of dead et Godspeed you black emperor)
Fighting with wire
Autant vous dire que le premier qui me parle des Corrs, je le tape.
07:42 Publié dans It's only rock'n'roll baby, Kiss me, I'm Irish | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : musique, irlande, semaine celtique |
05.05.2011
Mon traitre
Continuons cette semaine celtique avec un peu de lecture.

En l'occurrence, un livre qui m'a été offert par Cécilou suite à une conversation sur Eureka Street (que je vous conseille chaudement si vous ne connaissez pas).
Cette fois, il s'agit d'un auteur français, grand reporter qui a couvert ce qu'on appelle pudiquement les "troubles" en Irlande du Nord.
Antoine, jeune luthier parisien, tombe amoureux de l'Irlande du Nord et embrasse au passage la cause des républicains. Au cours de nombreux séjours à Belfast, il va se lier d'amitié avec de nombreux irlandais, dont un vétéran de l'IRA, Tyrone Meehan, qu'il met sur un piédestal. C'est pourtant de lui que parle le titre. C'est lui ce fameux traître, espion des britanniques pendant plus de 20 ans, lui qu'Antoine admirait tant et qu'il regardait comme une figure paternelle.
Car au delà de la plongée dans les milieux sympathisants de l'IRA avec son cortèges de fierté républicaine, de misère et d'emprisonnements arbitraires, c'est bien de la relation entre ces deux hommes dont il s'agit. Meehan est un héros aux yeux d'Antoine qui rêve de marcher sur ses pas, lui que le conflit nord irlandais ne concerne pas -comme le lui fait d'ailleurs remarquer Meehan.
C'est assez étrange de lire cette histoire du point de vue d'un français, sa naïveté en arrivant et son envie de s'intégrer parmi ces irlandais qu'il admire tant. Sa vision du conflit armé est aussi très romantique : les gentils républicains qui veulent vivre liiiibre contre les vilains anglais colonisateurs. Si c'était aussi simple, ça se saurait. Heureusement, l'auteur ne partage pas la vision manichéenne de son personnage et permet au lecteur de se rendre compte que les républicains à qui Antoine prête sa chambre parisienne donnent plus dans le trafic de drogue que dans la lutte purement politique.
Ce livre retrace à travers la relation de ces deux hommes celle de l'auteur, Sorj Chalandon, et de son traitre à lui, Denis Donalson, membre de l'IRA et du Sinn Fein qui avait bossé pour le MI5 pendant 20 ans, mort assasiné dans son cottage de Doneghal mais sans revendication. Je regrette d'ailleurs que Chalandon ait fait de son personnage un luthier alors que son récit semble si autobiographique.
Alors que ça fait pile trente ans que Bobby Sand mourrait en prison (merci Maggie), la paix semble à nouveaux menacée par des dissidents républicains. A croire qu'on n'en finira jamais....
Et là, je crois que j'ai cassé l'ambiance. il faut dire qu'avec un thème pareil, c'était couru d'avance. Mais promis, je me rattraperai avec une recette de soda bread :)
20:00 Publié dans Kiss me, I'm Irish, Lecture livresque | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : littérature, irlande, sorj chalandon, mon traitre, semaine celtique |
L'Irlande côté salles obscures
D'un côté, il y a les films qui retracent l'histoire pas toujours joyeuse du pays.
Michael Collins qui traite de la révolte de Pâques 1916, avec Liam Neeson dans le rôle titre et Alan Rickman en Eamon Devalera (et Julia Roberts avec un faux accent irlandais franchement foireux).
Le vent se lève. Déjà, un film de Ken Loach, ça donne envie de se tirer une balle et ça vous fait détester l'humanité. Ici, on voit comment deux frère membre de l'IRA dans les années 20 s'unissent contre leur ennemi commun avant de se tourner l'un contre l'autre.
The Magdalene sisters, joyeusemté à tous les étages là aussi, avec l'histoire de jeunes filles considérées comme perdues et envoyées dans une institution dirigée par des nonnes où elles vont se faire exploiter dans des conditions abominables.
Bloody Sunday : filmé comme un documentaire, ce film retrace le massacre de civils défilant pour les droits civiques à Londonderry.
Au nom du père : encore un film qui respire la joie de vivre avec l'histoire, inspirée de faits réels, d'un père et son fils emprisonnés à tord lors de la vague d'attentats de l'IRA provisoire dans les années 70.
Hunger, un film qui retrace la grève de la fin de Bobby Sand dont j'avais parlé ici.
Mais faut pas croire, il y a auss des films qui se regardent sans Lexomil !
The Commitments, raconte l'ascension d'un groupe de Soul dans le Dublin des années 80 et plus recemment Once, une histoire d'amour et de musique dans la capitale irlandaise.

D'ailleurs quand on regarde les images des deux films, on ne peut pas s'empêcher de penser que se couper les cheveux et se laisser pousser la barbe, c'est un peu l'idée du siècle, hein Glen...

Le mouton a encore frappé !
19:40 Publié dans Grand écran, Kiss me, I'm Irish | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : cinéma, irlande, semaine celtique |
17.03.2010
Saint Patrick
Comme le savent tous les alcooliques de France, de Navarre et d'ailleurs aussi, aujourd'hui c'est la saint Patrick, fête nationale de la République d'Irlande. J'en profite pour vous dire comment vexer un Irlandais : il suffit de lui dire que Saint Patrick était anglais, à quoi on vous répondra que non, il était gallois.
J'en profite aussi pour vous raconter un peu comment Patrick est devenu saint patron de l'Irlande. Il parait que Patrick avait été fait prisonnier par des pirates irlandais et c'est lors de sa période de captivité qu'il devint très religieux. C'est ainsi qu'une fois échappé, il alla en France faire un master de christianisation, option saint patron. De retour de France, il retourne en Irlande dans le but d'évangeliser l'île. Pour ce faire, Pat doit aller causer avec ce païen de roi d'Irlande et c'est là qu'il a une super idée. Le jour de la fête de Beltane, à peu près équivalent du 1er mai, la tradition veut que ce païen de roi d'Irlande allume un feu depuis son palais sur la colline de Tara et attention, interdiction formelle d'allumer un feu avant lui, sinon ça va ch*** ! Et que fait Pat ? Il va sur la colline d'à côté, the hill of Slaine et hop, il allume un feu. Il ne lui reste plus qu'à griller des chamallows ou toute autre denrée grillable à sa porté et à attendre.
La statue de Patou sur la colline de Tara, photo prise par votre humble seriteuse.
Pendant ce temps-là, sur la colline de Tara, ce païen de roi d'Irlande voit le feu de Patou, se fâche tout rouge, prend ses clics, ses clacs et file en char (la Rolls royce de l'époque) sur la colline d'à côté pour savoir qui ose le défier bon sang de bonsoir, nan mais c'est quoi ce b*rdel ?!
Ce païen de roi d'Irlande débarque sur la colline de Slaine et là, l'ami Pat lui sort son speech intitulé "10 bonnes raisons de se convertir au christianisme". Ce païen de roi d'Irlande se laisserait bien tenter mais demande des preuves et ou des explications. C'est là que Pat, dans un éclair de génie cueille un trèfle pour lui expliquer le concept de sainte trinité. Parait aussi que Pat aurait chassé les serpents d'Irlande. Je ne sais pas si vous êtes déjà allé en Irlande, mais il pleut au moins une fois par jour et 20°, c'est la canicule donc pas de quoi attirer les serpents, parait que c'est une métaphore pour parler de Satan. Le roi d'Irlande se convertit et comme ses sujets n'ont pas de personnalité, ils se convertissent aussi. Et c'est ainsi que Pat évangelisa l'Irlande, soufflant au passage la vedette aux deux autres saints patrons de l'ïle : Sainte Brigid et Saint Colum.
Comment la fête à Patou est devenu une beuverie planétaire, ça, c'est une autre histoire.
Reste que la façon de célèbrer la fête nationale en Irlande n'a rien à voir avec le défilé militaire du 14 juillet qu'on a en France. A Dublin, le festival de la Saint Patrick dure presque une semaine avec une fête foraine, des spectacles, des concerts et comme point d'orgue, une parade tendance carnaval qui se déroule dans O'Connell Street. Ensuite, tout le monde fait la fête (et picole) dans les rue et les pubs. Un fois joyeux, on essaie de danser des danses irlandaises traditionnelles dans un céili (bal traditionnel).
Joyeuse Saint Patrick à tous !
07:00 Publié dans Interesting facts, Kiss me, I'm Irish | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : saint patrick |
10.07.2009
Eureka Street
Comme souvent quand j'ai un coup de cœur pour un livre, je ne sais pas quoi en dire. C'est étrange, je sais, mais je ne sais pas par où commencer pour donner aux gens l'envie de le lire sans pour autant les spoiler, je ne trouve pas d'arguments hyper constructifs autres que "c'est vachement bien".
Enfin, je vais essayer quand même, ça risque d'être décousu.
Eureka Street, c'est d'abord une ode à Belfast, ville déchirée par les luttes (poliment qualifiées de "troubles") entre protestants et catholiques. Robert McLiam Wilson réussit en quelques mots à nous faire aimer sa ville et à rire de tout, même du pire.
Mais de quoi ça cause ? De deux amis, l'un catholique, l'autre protestant, et de tous les gens qui font partie de leur vie. Jake Jackson, ex gros dur au cœur d'artichaut ne s'est pas remis du départ de son ex, une anglaise qui a finit par en avoir marre des bombes, des attentats, de l'armée à tous les coins de rue et qui est rentrée à Londres. Jake passe maintenant son temps à faire des petits jobs miteux et à tomber amoureux toutes les cinq minutes. Heureusement, il a sa bande de potes avec qui il passe ses soirées au pub (ben oui, on est en Irlande). Parmi eux, il y a Chuckie, son meilleur pote, trentenaire grassouillet qui vit chez sa mère et qui décide un jour de devenir riche pour les beaux yeux d'une américaine. Il invente des trucs plus tordus et immoraux les uns que les autres, et le pire, c'est que ça marche.
Et sur les murs de la ville, un sigle étrange fait son apparition: OTG. Est-ce un nouveau parti politique ? Un groupe armé ? Catholique ? Protestant ? Personne ne le sait.
L'histoire des personnages est bien entendu liée à celle de Belfast, la peur des attentats des contrôles policiers arbitraires, la haine entres catholiques et protestants, tout cela se répercute inévitablement sur la vie de ses habitants. Et pourtant, ils continuent à vivre, à aller boire des pintes au pub, à rigoler entre potes, à tomber amoureux.
Ce qui ressort de ce livre, c'est que finalement catholiques et protestants ne sont pas si différents, les quartiers pauvres des deux communautés se ressemblent bien plus qu'il n'y parait et la véritable différence, c'est entre riches et pauvres qu'il faut la chercher, entre les extrêmes des deux côtés : Sinn Fein et IRA pour les républicains, Orangistes et UVF chez les unionistes. Et au milieu : les habitant de Belfast qui voudraient juste qu'on leur foute la paix et que leur ville ne passe plus aux infos tous les jours à causes des affrontement entre les deux clans.
Heureusement, l'opinion politique de l'auteur n'est pas assénée lourdement, mais ressort naturellement à travers les actes et les pensés des personnages. Enfin, j'ai quand même bien ri en voyant le poète Shague Ghinthoss, évocation à peine voilée de Seamus Heaney, qui écrit sur les haies et les pelles. De même Jimmy Eve, n'est autre que Gerry Adams (wouhou, Adam, Eve, jeu de mot ^^). Les républicains -et les unionistes aussi d'ailleurs- sont présentés de façon peu glorieuse par Jake, qui est pourtant catholique mais du genre qui veut qu'on lui foute la paix. Car derrière les idéaux de Aiorghe (pour ceux qui se poseraient la question, je dirais que ça se prononce eer'hou avec h aspiré, enfin, plus ou moins), jeune femme qui croit aux préceptes républicains dur comme fer et pense que la fin justifie les moyens, il y a la face cachée de l'engagement politique et la description de l'attentat de Fountain street qui m'a vraiment marqué. Les victimes des attentats cessent d'être des nombres, X victimes, X blessés, mais redeviennent des êtres humains avec un nom, un visage, une histoire, des projets, une famille, des amis qui vont les regretter.
Et pourtant, le livre ne s'arrête pas là et la vie non plus. On continue quand même et le livre arrive à reprendre un ton léger et drôle et à nous faire rire de la bêtise humaine, du ridicule de certaines situations. Je ne me suis jamais ennuyé en lisant les presque 600 pages de ce livre. Certaines anecdotes sont vraiment drôles, comme cet anglais de bonne famille qui pourrait vivre confortablement à Londres mais préfère Belfast car les hommes sont tellement laids et stupides qu'ils lui offrent un succès inespéré avec la gente féminine irlandaise sans se fatiguer. Les personnages arrivent toujours à nous surprendre derrière une première impression de looser sur les bords, on rit de bon cœur et on apprend à aimer la ville dont l'auteur à si bien capturé l'essence. Ca fait un peu pompeux comme phrase mais c'est exactement ça.
Quant au style de l'auteur, âmes sensibles, attention au vocabulaire peu châtié des personnages, mais ça vaut vraiment le coup. Le style est bon, vif, ça se lit vite et bien et ça n'est jamais ampoulé. L'alternance de première personne pour Jake et de troisième personne pour les autres nous rapproche de ce personnage et met une certaines distance avec les autres, dressant leurs portraits pour arriver au portrait de la ville elle-même.
Est-ce que j'aurais autant aimé ce livre si je n'avais pas vécu en Irlande et que je ne m'intéressais pas à l'histoire contemporaine de l'île ? Je n'en sais rien du tout, certaines choses me seraient peut-être passé a dessus, mais je crois que ce roman est assez universel pour intéresser des lecteurs moins voire pas du tout irlandophiles.
Pour ceux que ça intéresse, la BBC a adapté Eureka Street il y a quelques années :

13:24 Publié dans Kiss me, I'm Irish, Lecture livresque | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : littérature, eureka street |
14.04.2009
Angela's ashes
Frank McCourt est professeur, né à New York de parents irlandais, il a passé son enfant à Limerick, dans l'Ouest de l'Irlande, ce livre raconte donc son enfance dans l'Irlande des années 30 et 40.
L'Angela du titre, c'est sa mère, jeune fille sans avenir en Irlande, elle tente sa chance aux Etats-Unis, tombe enceinte de Malachy McCourt, lui aussi irlandais, mais du Nord, l'épouse parce que sa famille ne veut pas qu'elle finisse fille mère et finit avec un mari alcoolique et une tripotés de gamins crasseux et faméliques. En effet, Malachy boit et dépense souvent son salaire au pub au lieu de nourrir sa famille et finit toujours par se faire virer. Le couple repart d'ailleurs en Irlande quand Frank est encore petit et s'installe dans un quartier pauvre de Limerick. C'est là que Frank va grandir et c'est loin d'être joyeux. La famille est très pauvre et vit dans un taudis, deux frère de Frank meurent d'ailleurs en bas âge et il est lui-même hospitalisé à deux reprises et passe près de la mort. Son père dilapide son salaire ou son indemnité de chômage dans les pubs et les enfants ne mangent jamais à leur faim. Il faut ajouter à cela l'emprise de la religion catholique sur la population, l'école tenue par des prêtres, l'obligation d'aller à la messe et de se confesser. Je sais qu'en Irlande, ce livre a causé une vive polémique car ses détracteurs accusaient McCourt d'avoir exagéré la description de Limerick et d'avoir enjolivé certains événements de son enfance. Je ne sais pas si c'est vrai, mais en tout cas pour avoir véçu en Irlande quelques temps et avoir recontrés des gens d'âges et d'origine sociale différente, je sais que la religion catholique avait et a toujours beaucoup d'influence là-bas. Par exemple, encore aujourd'hui l'avortement n'est pas légale et je me souviens avoir vu des affiches en faveur du non au traité de Lisbonne qui disaient que si le oui l'emportait, l'avortement serait légal.
Personnellement, je me fiche de savoir si McCourt s'en tient à la vérité, exagère ou déforme ce qui s'est passé. Il a une façon de raconter qui m'a vraiment plu et j'ai littéralement dévoré ce livre. McCourt est un grand conteur, on voit les choses à travers ses yeux d'enfant puis d'adolescent. On suit le parcours de cette famille qui tente de survivre malgré tout et ce jeune garçon qui fait tout pour quitter celle ville qu'il déteste mais ressent malgré tout un pincement quand il la quitte. On comprend son amour pour ce père qui lui raconte des histoires le soir mais n'est pas capable de nourrir sa famille et dont l'alcoolisme les mène à la ruine. Mais on partage aussi ses petites joies simples qui illuminent ce quotidien morne. Un autre aspect qui m'a interpelé, c'est la place de la religion dans la vie de Frank et comment il s'en détâche peu à peu.
10:00 Publié dans Kiss me, I'm Irish, Lecture livresque | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : littérature, angela's ashes, frank mccourt |
10.02.2009
Father Ted
Father Ted est une série irlandaise qui raconte la vie de trois prêtres sur une île imaginaire. Cette comédie qui n'y va pas avec le dos de la cuillère a été refusée par toutes les chaînes irlandaises et c'est finalement Channel 4 qui acceptera de la diffuser.

Si vous êtes catholique et n'avez ni sens de l'humour ni autodérision, passez votre chemin. Sinon, lisez ce qui suit, vous allez adorez !
Craggy island est une île perdue au large de la côte ouest de l'Irlande. C'est là qu'ont été "exilés" trois prêtres catholiques mal vus par leur supérieurs.
Le père Ted Crilly a détourné l'argent récolté pour un séjour à Lourdes et a fini à Las Vegas. Il rêve secrètement de célébrité. C'est lui le personnage principal de la série et le plus "normal" de tous.
Le père Jack Hackett est un vieillard alcoolique et vulgaire dont le vocabulaire se résume à trois mots : "feck, drink, arse". Il passe le plus clair de son temps assis sur un vieux fauteuil à somnoler, à boire (de l'alcool ou des produits ménagers) ou à insulter les autres personnages.
Le père Dougal McGuire est une gros babache de première. Il arbore un sourire niais et a peur des femmes. Il a une très mauvaise mémoire et considère la religion comme une espèce de blague.
Leur gouvernante, Mrs Doyle (dont on ne connaît pas le prénom), s'occupe de tout dans la maison paroissiale, notamment de vous harceler jusqu'à ce que vous acceptiez une tasse de thé ("Go on, go on, go on"), de préparer des sandwichs pour un régiment et de nettoyez les fenêtres (elle finit d'ailleurs pas se casser la figure à chaque fois).
J'ai découvert cette série en Irlande, elle date de 1995 mais est toujours aussi drôle. Je vous conseille de faire un petit tour sur Youtube pour voir à quoi ça ressemble. Personnellement, j'ai reçu le coffret avec les trois saisons et quand ça ne va pas fort, un ou deux épisodes me remontent tout de suite le moral.
En plus, le générique est une version instrumentale d'un morceau de The Divine Comedy.
10:10 Publié dans Dans ma télé, Kiss me, I'm Irish | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : série, father ted |






