21.12.2009
Bilan lecture 2009
Bloquée à Paris pour cause de verglas entre chez moi et chez mes parents, j'en ai donc profité pour faire mon bilan livresque de l'année. Voici donc un petit top 5 de mes coups de coeur littéraires de 2009 (cliquez sur la couverture pour voir le billet correspondant au livre) :
Mon coup de coeur de l'année ! Mon seul regret, c'est de ne pas avoir découvert ce chef d'oeuvre plus tôt !
C'est grâce à ce livre que j'ai découvert Marie-Aude Murail. Un bel hommage aux classiques de la littérature anglaise que j'affectionne tant et une belle rencontre avec un auteur, qui plus est encore en vie.
L'Irlande du Nord, les catholiques, les protestants, l'amitié, l'amour, la mort. Belfast comme si vous y étiez.
Interpelée par des avis très positifs et un mystère que personne ne voulait dévoiler à propos de ce livre, je me suis laissé tenter et je l'ai emprunté à KittKat. Bien m'en a pris car ce livre m'a vraiment marqué.
Si la lecture de La Poursuite de l'amour ne m'a pas marquée plus que ça, la mini biographie de l'auteur m'a donné envie d'en savoir plus sur elle et sa famille, et je n'ai pas été déçue !
Et aussi Vanity Fair, la bio d'Harvey Milk (malgré la traduction pourrite), de Dickens, la suite des aventures de Thursday Next, L'Infortunée, Cranford, Into the wild et j'en passe.
18:30 Publié dans Lecture livresque | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : littérature
26.11.2009
Vive la République !
Cécile a 22 ans et va réalisé son rêve depuis toute petite : devenir maîtresse d'école (et elle n'a même pas eu à affronter la baisse de nombre de postes ou les réformes à la con, c'est pas juste). Pour cette première année, elle va enseigner à une classe de CP dans une école de centre ville. Elle va donc devoir apprendre à lire à "Baptiste jamais assis sur sa chaise, Audrey qui aime déjà sa maîtresse, Marianne l'endormie, Steven au QI " limite ", Louis si zenti, Tom le querelleur, Robin le gros bébé, Toussaint et Démor Baoulé, fraîchement arrivés de Côte-d'Ivoire". Ajoutons à cela son directeur qui l'intimide, ses collègues revêches, un inspecteur qui la terrorise et le serveur du fast food du coin qui lui a tapé dans l'oeil. Le personnage de Cécile est attachant, parfois énervant mais on voit qu'elle s'épanouit dans son métier.
Mais les véritables héros de ce roman, ce sont les 12 enfants de la famille Baoulé, tous menacés d'expulsion car la demande d'asile de leurs parents a été rejetée. Ces gamins qui doivent faire face à une situation qui les dépasse sont absolument adorables. Ce sujet est malheureusement toujours autant d'actualité quand on voit le nombre de reconduites à la frontière actuellement.
Vive la République ! se lit plus comme un conte qu'un roman, le méchant étant très méchant et les gentils très gentils. Heureusement, les personnages sont très travaillés, ce qui compense ce manichéisme, même si Marie-Aude Murail force un peu le trait parfois. C'est sympathique de voir les enfants hors de l'école, entre la gamine qui grignote devant des débilités télévisuelles parce que ses parents travaillent tard et celle dont la mère et la grand-mère détestent la nouveauté et la nourriture trop grasse, on n'évite pas les clichés mais c'est toujours savoureux à lire.
J'ai également beaucoup apprécié le directeur de l'école, apôtre de l'école laïque, gratuite et obligatoire, pas juste en théorie mais aussi dans les faits puisqu'il n'hésite pas à défier sa hiérarchie pour aider ces enfants. Il m'a fait pensé à un mélange entre le directeur de mon école quand j'étais petite et le père de Marcel Pagnol dans ses Souvenirs d'enfance.
J'ai cependant une petit réserve à propos de deux choses : est-ce que les enfants Baoulé sont appréciés pour ce qu'ils sont ou parce que grâce à eux l'école ne ferme pas ? Je suis plutôt cynique et je me demande si cette famille aurait été aussi bien accueillie dans d'autres circonstances. autre bémol : comme par hasard, si la demande d'asile n'aboutit pas, c'est à cause d'une dame qui se fait acheter par le méchant qui veut construire un fast food à la place de l'école, pas à cause de l'institution en elle-même. Là aussi, je trouve que c'est une vision un peu trop idéaliste de la situation.
A part ça, Vive la République ! est un roman vraiment émouvant qui se lit très vite et traite de thèmes actuels comme la surconsommation, le racisme, la solidarité et les valeurs de la République. J'envisage d'ailleurs de l'offrir à Eric Besson pour Noël.
14:00 Publié dans Lecture livresque | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : littérature, marie-aude murail, vive la république
21.11.2009
Deux romans japonais
La vie immobile se compose de deux nouvelles qui parlent de rencontre.
La Vie immobile
Rencontre entre deux hommes qui vont devenir amis et faire un bout de chemin ensemble. Un travailleur temporaire dans une usine de tissage sympathise avec un collègue. Les deux hommes ont souvent des conversations métaphysiques autour d'un verre puis l'un d'eux entraîne l'autre dans une aventure aux coeur des spéculations boursière. Ces jours passés à travailler ensemble vont les rapprocher.
L'homme qui revient
Rencontre avec un autre monde, à la limite de la SF et de l'imaginaire. Un jeune journaliste télé japonais et un anthropologue français vont repérer des ruines inaccessibles en Afghanistan qui auront une étrange emprise sur eux.
Ces deux nouvelles se déroulant dans deux univers différents sont très agréables à lire, même si j'avoue une préférence pour la seconde. Le style de l'auteur m'a beaucoup plu, même si j'imagine que la traduction entre langue asiatique et langue européenne ne doit pas être évidente. J'ai beaucoup aimé les scènes qu'on pourrait qualifier de contemplatives car elles sont très bien décrites et apportent une certaine sérénité. J'ai également beaucoup aimé les références à l'infiniment grand et à l'infiniment petit, rapproché ici de la vie quotidienne. Dans ce roman, l'étrange s'immisce dans le récit et l'auteur offre des images empruntes d'harmonie, comme celle ou le personnage regarde tomber la neige mais s'imagine en fait que c'est la terre qui monte.
La Rivière aux lucioles est également composé de deux nouvelles qui parlent de souvenirs d'enfance.
La Rivière aux lucioles
A Toyama, une ville du Japon de l'envers, un adolescent va bientôt basculer dans l'âge adulte. Son père tombe malade et il va bientôt entrer au lycée. La promenade en compagnie de son grand-père, sa mère et son amie d'enfance pour aller voir des nuées de lucioles en amont de la rivière marque la fin d'une étape de sa vie.
Le Fleuve de boue
Dans un quartier populaire d'Osaka après la guerre, une jeune garçon se lie d'amitié avec un autre enfant de son âge qui vit avec sa mère et sa soeur sur un bâteau. Le fleuve rythme la vie des habitants du quartier, les bâteaux passant sur le fleuve et les ponts à traversé faisant partie de la vie courante.
Dans le premier récit, la mère du garçon pense déménager à Osaka alors que dans le second, les parents du petit garçon veulent déménager à Toyama, créant ainsi un jeu de miroir entre les deux récits.
L'introduction explique que l'auteur fait parler ses personnages en dialecte, ce qui est évidemment impossible à reproduire en français mais le traducteur a joué à la place sur les niveaux de langue, opposant ainsi un langage familier dans les dialogues à une narration et des descriptions lyriques, la confrontation étant étonnante mais très réussi.
07:15 Publié dans Lecture livresque | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : littérature, la vie immobile, ikezawa natsuki, a rivière aux lucioles, teru miyamoto
18.11.2009
Auprès de moi toujours
Kathy est "accompagnante", une profession vaguement médicale qui la fait travailler avec des "donneurs" mais pas très claire quand on commence à lire le livre. Nous plongeons dans ses souvenirs d'enfance et d'adolescence à Hailsham. Une école un peu spéciale où il n'y a pas de profs mais des "gardiens" et où les élèves sont coupés du monde et sont invités à développer leur créativité. Kathy déroule ses souvenirs et ses relations avec ses deux meilleurs amis, Tommy et Ruth. L'institution d'Hailsham reste pendant de nombreuses pages assez mystérieuse, une école loin de tout, avec des activités qui n'ont pas grand chose à voir avec une école traditionnelle, aucune mention de parents, j'ai d'abord pensé qu'il s'agissait d'une école pour surdoués ou quelque chose comme ça.
J'ai continué ma lecture, intriguée, avec l'impression qu'il me manquait des informations pour tout comprendre et le puzzle s'est mis en place petit à petit. Je ne vais pas en dire plus pour ne spoiler personne, si ce n'est que la vérité et le sort qui attend Kathy et ses amis est loin d'être enviable, et c'est un euphémisme.
Au fil des chroniques de la vie ordinaire de ces trois enfants qui grandissent enfermés dans cette étrange institution, on découvre des petits détails qui permettront ensuite de bien saisir de quoi il retourne. Car au début, tout est très flou et le brouillard se dissipe petit à petit jusqu'aux toutes dernières pages qui permettent enfin de comprendre tout ce qui a précédé.
Il ne se passe finalement pas grand chose dans ce roman. Ne vous laissez pas arrêter par le qualificatif de roman d'anticipation, ce n'est pas l'élément central du livre mais bien l'histoire de ces trois personnages qui importe. Leur société est très similaire à la nôtre, à quelques détails près, et le peu que l'ont entrevoit de ce monde est parfois terrifiant. Et pourtant, il n'arrive finalement pas grand chose à Kathy, Tommy et Ruth. Ils grandissent ensemble, dans un univers clos, découvrent l'amour et le sexe, finissent pas quitter le centre et par s'éloigner inévitablement les uns des autres en grandissant. Le lecteur est directement plongé, immergé dans ce monde, la narratrice s'adressant à lui comme s'il était totalement familier avec ses us et coutumes. La nostalgie, les souvenirs d'enfance et l'innocence perdue sont au coeur de ce roman, mais aussi l'idée de destiné et une réflexion sur les progrès scientifiques.
La construction du récit est parfaite pour accrocher le lecteur et lui laisser seulement des bribes d'informations et le tenir en haleine tout au long du livre. Je ne sais pas quoi dire et quoi ne pas dire pour donner mon avis sur ce magnifique roman sans pour autant dévoiler l'intrigue, je me contenterai juste de dire que ce livre est pour moi une petite merveille et que l'acceptation dont font preuve les personnage à la fin m'a laissé un sentiment de profonde tristesse et m'a fait réfléchir pendant un moment. Si j'ai dévoré ce livre en très peu de temps, j'ai mis beaucoup plus de temps à en sortir et il m'a trotté longtemps dans la tête.
Le potentiel cinématographique d'Auprès de moi toujours n'a pas échappé aux producteurs et une adaptation est prévue pour 2010 avec Keira Knightley dans le rôle de Ruth, Carey Mulligan dans celui de Kathy et Andrew Garfierld (actuellement au ciné dans L'imaginarium du docteur Parnassus) dans celui de Tommy. Je dois avouer que je ne suis pas très rassurée car les personnages sont très fouillés et on les suit de l'enfance à l'âge adulte et je me demande bien ce qu'on va nous proposer.

07:56 Publié dans Lecture livresque | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : littérature, auprès de moi toujours, kazuo ishiguro
14.11.2009
L'auberge de la Jamaïque
La jeune Mary Yellan vient de perdre sa mère et comme elle l'avait promis à cette dernière, elle va aller vivre avec sa tante Patience, dont le mari, Joss Merlyn, est le propriétaire de l'Auberge de la Jamaïque. En arrivant, la jeune fille découvre un bâtiment en décrépitude, une tante sous le joug d'un mari violent et alcoolique. Mais Mary n'a pas le choix et préfère rester pour protéger sa pauvre tante de ce détestable mari. Petit à petit, Mary apprend à aimer la lande sauvage qui entour l'auberge mais découvre aussi que son oncle est impliqué dans des activités louches. en effet, l'auberge a une sale réputation dans la région et l'oncle Joss aussi. L'auberge n'accueille jamais de voyageurs ni de client, saufs certaines soirées de débauches où l'oncle Joss convie les hommes les moins recommandables de la contrée. Il ne faudra pas longtemps à Mary pour comprendre que son oncle fait de la contrebande, mais il y a bien pire. Les deux hommes qu'elle va rencontrer, Jem, le frère de Joss et le vicaire d'un village voisin sont-ils des amis ou des ennemis ? A qui Mary pourra-t-elle se confier et demander de l'aide le cas échéant ?
Décidément, j'aime de plus en plus Daphne du Maurier. Elle sait créer des personnages envoûtants et vous embarquer dans une histoire prenante du début à la fin. Contrairement à l'héroïne un peu mollassonne de Rebecca, Mary est une femme forte et indépendante qui ne se laisse pas faire et ose agir, au risque d'être complémentement inconsciente à être trop sûre d'elle. Elle est un peu une féministe avant l'heure, qui mène l'enquête sur ce qui se passe et qui ne se laisse pas faire par les hommes et leur tient tête.
La lande sauvage superbement décrite, l'ambiance oppressante de l'auberge isolée, le secret qui à fait de tante Patience l'ombre d'elle-même, l'oncle Joss si menaçant et pourtant faible face à la boisson, on ajoute à cela le style sans faute de Daphne Du Maurier et vous comprendrez pourquoi j'ai dévoré ce livre en quelques jours. Entre envie d'en apprendre d'avantage et crainte de ce que Mary allait découvrir et de ce qui risquait de lui arriver, la tension ne retombe jamais jusqu'au dénouement final. L'héroïne, libre de marcher dans l'immensité de la lande, est pourtant enfermée dans une vie sombre et accablante sans issue de secours.
L'auteur joue avec nos nerfs et avec la vérité. Qui croire ? Mary se fait-elle des films ou la vérité est-elle si horrible qu'on préfère se voiler la face ? Le vicaire, qui vient plusieurs fois à l'aide de Mary, a parfois une expression étrange sur le visage. Jem, le voleur de chevaux, est-il assi mauvais que son frère ? Que se passe-t-il donc à l'auberge de la Jamaïque une fois la nuit tombée ?
La seule chose que je pourrais reprocher à ce livre, c'est la toute fin. Une fois la vérité révélée, Mary qui était si forte et indépendante se laisse amadouer comme une jeune fille naïve.
12:08 Publié dans Lecture livresque | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : littérature, l'auberge de la jamaïque, daphne du maurier
06.11.2009
Miss Pettigrew lives for a day
Miss Pettigrew est gouvernante au chômage et vertueuse vieille fille (ceci explique cela et inversement). Il faut dire que cett profession ne lui plait que moyennement et qu'elle n'y excelle pas franchement. A la suite d'un quiprooco, elle se retrouve sur le pas de la porte d'une jeune chanteuse de cabaret, la charmante Miss Lafosse pour un entretien d'embauche. C'est ainsi que va commencer cette folle journée qui va changer la vie de Miss Pettigrew.
En effet, la demoiselle essaie de se débarrasser un amant qui a décidé de rester faire la grasse mat' et Miss Pettigrew réussi à le virer en un clin d'oeil. Miss Lafosse est si impressionnée et reconnaissante qu'elle va s'octroyer les services de Miss Pettigrew pour mettre de l'odre dans sa vie sentimale. Et ce n'est pas une mince affaire : il y a Phil, le jeune homme qui vient de se faire jeter, Nick, le propriétaire des lieux et Michael, qui a demandé sa main à Miss Lafosse. Miss Pettigrew va se découvrir des talents insoupsonnés de comédienne et de médiatrice mais aussi découvrir que ça fait du bien de s'amuser un peu dans la vie
Ce roman est un plaisir à lire, c'est frais, léger et très agréagle. Le style est vif et fluide et les petites illustrations toutes mimis. J'ai dévoré ce roman qui fait oublié les petits tracas de la vie quotidienne dès qu'on s'y plonge et nous fait découvrir le Londres des années 30 comme si on y était. La scène de relooking de Miss Pettigrew est tout simplement géniale et extrêmement bien décrite !!!

Cette journée sera une expérience unique pour Miss Pettigrew et Miss Lafosse, la première va reprendre confiance en elle est découvrir qu'elle peut être utile aux autres et même attirer les regards masculins et la seconde va enfin avoir le courage grâce à Miss Pettigrew de prendre la bonne décision concernant sa vie sentimentale. Car au delà de l'aspect frivole du livre, on découvre aussi qu'il n'est jamais trop tard pour changer de vie et que chacun à des talents caché. Derrière son image. Le rôle de l'amitié est également mis en avant car chacune des deux femme a besoin de l'autre, chacun étant à la fois la bonne fée de l'autre.

J'avais beaucoup aimé l'adaptation de ce roman que j'ai vu au ciné à sa sortie. Les acteurs étaient très bien choisis et les quelques modifications passaient mieux à l'écran, même si après avoir lu le livre j'ai regretté que Miss Dubarry soit dépeinte comme un peu méchante alors que ce n'est pas du tout le cas dans le livre.
08:00 Publié dans Lecture livresque | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : littérature, miss pettigrew lives for a day, winifred watson
03.11.2009
Le Lézard noir
Le lézard noir, mystérieuse voleuse de bijoux souhaite ajouter à sa collection un diamant à la valeur inestimable : l'Etoile d'Egypte. Mais pourquoi se contenter d'aller subtiliser le diamant dans le coffre d'une bansue quand on peut s'amuser un peu en prime ? Le lézard noir décide donc de kidnapper Sanae, la fille du grand bijoutier d'Osaka propriétaire du diamant et de l'échanger contre le caillou. Seulement voilà, la demoiselle en question est sous la protection du célèbre détective KOGORO Akeshi qui va donner du fil à retordre à notre cambrioleuse. Une véritable course poursuite s'engage donc entre les deux pour avoir toujours un coup d'avance sur son adversaire et arriver à ses fins.
Ce roman du maître du polar japonais Edogawa m'a vraiment tenu en haleine avec ses inombrables rebondissements. Alors que l'histoire est a priori simple : le gentil policier poursuit la méchante vloleuse, les aventures de cet Arsène Lupin en jupons, tellement fascinante et machiavélique étaient passionnantes à suivre et sans temps morts. Les machinations du lézard noir sont plus tordues les unes que les autres, entre déguisements, échange de personnages et cachettes secrètes improbables. D'ailleurs, le lecteur se fait toujours avoir, que ce soit pas elle ou par le flic qui arrive à déjouer ses manigances. Tous ces rebondissements s'enchainent vite, peut être même trop vite car le livre est assez court et on se retrouve vite à la fin. Ca ne m'a pas empêché d'avoir envie de découvrir d'autres enquête d'Akeshi.
A noter que ce livre a été adapté au cinéma en 1968.
08:11 Publié dans Lecture livresque | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : littérature, le lézard noir, edogawa ranpo
29.10.2009
Des nouvelles d'Angus

Je continue tranquillement ma lecture des aventures ô combien palpitantes de Miss Georgia Nicolson avec la lectures des tomes 4 à 6 :
A plus, choupi-trognon..., Syndrome allumage taille cosmos et Escale au Pays du Nougat en Folie. Les couvertures françaises sont toujours aussi laides, pas de bol.
Comme pour les tomes précédents, j'ai beaucoup plus accroché aux livres qui se passent sur une durée de plusieurs mois alors qu'un tome entier pour parler d'un petit séjours aux States, ben ça devient vite lourd.
J'ai également fait la connaissacne de Massimo alias Scooterino et il ne me fait ni chaud ni froid, voire plutôt froid que chaud si on y pense bien. Il me ferait même regretter Robby, qui passe pour l'occasion de Super canon à gratte gratte, le pauvre. Mais ma préférence va toujours à Dave La Marrade, le seul, l'unique. Mais j'ai bien peur qu'à force de se tourner autour, nos deux jeunes gens ne finissent par se lasser avant même d'avoir tenté le coup.
Les histoires de Georgia sont toujours aussi distrayantes, même si l'histoire de la recherche de Massimo m'a laissée perplexe : les grand britons sont-ils si nuls que ça en géo (Bridget, où se trouve l'Allemagne ?) ? L'histoire des faux cils vaux également son pesant de cacahuètes et les aventures d'Angus et Gordy également.
Le langage Georgia est limite envahissant parfois et je me dis que j'aimerais bien lire au moins un tome en VO pour voir ce que ça donne. Non parce que franchement, je vois mal une ado d'aujourd'hui utiliser des mots comme "mézigue" et "ramponeau". Serait-ce la faute à la traduction ? Mystère...Mais bon, si bécoter est la traduction de snogging, j'imagine le pire.
Enfin bref, rien de tel qu'un petit Georgia Nicolson pour se payer une bonne tranche de marrade et se changer les idées et croyez-moi, j'en ai besoin ces jours-ci ! Le problème étant les effets secondaires pas toujours contrôlables qui me font lancer des qu'est-ce que le point et autres sacre bleu et tierce caca sans oublier les mit et autres le très riant. Mais bon, ce n'est rien comparé aux bénéfices pour mon petit moral de chinchilla hermit qui doit affronter quotidiennement la grande ville et les gens pas sympa qui la peuplent. Vive Georgia et et vivement la suite !
08:00 Publié dans Lecture livresque | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : littérature, journal intime de georgia nicolson, louise rennison
06.10.2009
Ces extravagantes soeurs Mitford
La plus connue des soeurs Mitford est sans doute Nancy, francophile auteur de La Poursuite de l'amour. C'est d'ailleurs en lisant la préface de l'édition 10/18 de ce roman que j'ai eu envie d'en savoir plus sur son auteure et sa famille. Effectivement, il y a de quoi écrire un livre, et bien épais avec ça. Entre Diana, l'épouse du chef du partie fasciste anglais, Unity, la groupie d'Hitler d'un côté et les tranquilles Pamela ou Deborah, qui devint duchesse du Devonshire (comme Georgiana !), le spectre est large. Mais le personnage qui m'a le plus fascinée dans cette famille, c'est sûrement Jessica, partie en Espagne pour lutter auprès des républicains, puis émigrée aux Etats-Unis où elle sera membre du partie communiste et luttera contre la ségrégation. Je comprends pourquoi JK Rowling a prénommé sa fille Jessica en son honneur.
Le destin de Jessica est vraiment le plus marquant à mon sens, alors que ses soeurs ne se sont pas vraiment éloignées du milieu social dans lequel elles sont nées, Jessica se coupera complètement de cette opulence, allant s'installer dans une banlieue ouvrière de Californie. J'ai aussi particulièrement aimé le fait que Jessica n'a jamais rejeté Unity, la soeur dont elle était la plus proche dans leur enfance, même quand celle-ci s'est déclarée nazie alors que Jessica était socialiste.
En filigrane derrière l'histoire de ces soeurs se lit également le déclin de l'aristocratie britannique au fil du XXe siècle et de grands changements politiques et sociaux. Car le destin de ces soeurs Mitford est intimement lié au XXe siècle. Nées alors que l'aristocratie britannique est encore flamboyante et détentrice héréditaire incontestée du pouvoir, Nancy se rebellera avec les Bright young things dans sa jeunesse, elle sera d'ailleurs amie avec Evelyn Waugh, puis dès les années trente, Diana se rapprochera du fascisme, Unity du Nazisme et Jessica du socialisme.

Les liens de l'aristocratie avec le fascisme sont également bien expliqués. Je savais qu'Edouard VII était proche de ce genre d'idées et que ça a arrangé tout le monde qu'il abdique mais je ne savait pas que les idées fascistes et anti-sémites étaient si courantes dans les classes dites supérieures dans les années 30. En effet, lorsque que Lord et Lady Redesdale se sont rendus en Allemagne et ont recontré Hitler, ils l'ont trouvé charmant, hum, hum. C'est là que je me dit que Jessica a encore plus de mérite.
Les bouleversements de l'Histoire vont avoir de nombreuses conséquences sociales et politiques qui sonneront le glas de l'aristocratie toute puissante. Certains l'acceptent, comme Jessica, d'autres se réfugient dans le passé, comme Nancy, plus fasciné par la France de l'Ancien Régime que par celle d'après guerre. Quand aux plus "calmes" des soeurs Mitford, Pamela se consacrera à la protection des animaux et Deborah, devenue duchesse, s'attellera à la rénovation et à la protection de Chatworth.
Quant à Nancy, je ne savais pas du tout qu'elle avait versé dans la biographie, si je trouve un de ses livres en occasion, je m'y intéresserai peut-être. D'ici-là, j'ai encore L'Amour dans un climat froid et Une anglaise à Paris, Chroniques dans ma PAL.
08:00 Publié dans Lecture livresque | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : littérature, biographie, ces extravagantes soeurs mitford, annick le floc'hmoan, nancy mitford, jessica mitford
17.09.2009
Trois livres d'Arnaud Cathrine
Je n'avais pas franchement accroché à Je suis un garçon mais comme je suis sympa (et modeste), j'ai retenté le coup avec une sélection de Cécilou de trois livres d'Arnaud Cathrine. deux livres pour nenfants et un livre pour grand. J'ai bien accroché au livre pour grand, un peu moins au livres pour nenfants.
Nous ne grandirons pas ensemble
Sylvain décide de quitter ses parents et son petit frère pour aller vivre chez sa copine Mahalia. Sauf que Sylvain a 12 ans et que son petit frère Martin ne veut pas qu'il parte. Ce petit livre sous forme de lettres est très original et fait souvent sourire grâce à son second degré et au décalage entre la naïveté et la candeur de Sylvain et sa lucidité sur certain thèmes. J'ai eu un peu de mal avec le ton un peu trop adulte de Sylvain mais d'un autre côté, il prend cette histoire très à coeur et très au sérieux, ce qui est bien caractéristique de son âge.
Sortie de là, je me demande un peu comment ce livre est perçu par sa target audience : les 9-12 ans si on en croit l'Ecole des loisirs. Parce que pour un adulte, c'est très drôle de lire les lettres que Sylvain écrit à ses parents, son frère ou sa chérie mais quand on a 10 ans, est-ce qu'on trouvera ça aussi drôle et décalé ? Je m'interroge.
La vie peut-être
Florian ne s'est pas remis de la mort de son amie Sofia. Mal dans ses baskets d'ado, il décide de faire un séjour dans l'hôpital psychiatrique où Sofia est morte. Il y rencontre Mehdi, un soignant avec qui il sympathise mais trouvera-t-il ce qu'il cherche ? Ajoutons à celà que l'infirmière s'appelle Mahalia et qu'un autre patient s'appelle Sylvain. J'ai très envie d'offrir un dictionnaire des prénoms à Arnaud Cathrine.
Je n'ai pas particulièrement aimé ce livre, on se laisse un peu porté par Florian et ses états d'âme étalés sur une semaine où il repense à la mort de Sofia et au vide qu'elle a laissé dans sa vie. Et là, pouf, la fin. J'aurais aimé que le livre soit un peu plus étoffé et surtout plus long car cette fin m'a vraiment paru trop abrupte.
Sweet home
Enfin un livre "de grand". Effectivement, ça passe tout de suite mieux. Les personnages sont plus développés, même si niveau prénom, on a toujours un Martin. C'est sympa de donner le nom de gens qu'on aime bien à ses personnages mais un peu de variété ne fait pas de mal.
Trois étés à dix ans d'intervalle, Lily, son jumeau Vincent et leur petit frère Martin racontent chacun leur tour l'histoire de leur famille avec en filigrane, leur difficulté à grandir avec ces non-dits à démêler le vrai du faux. En effet, comment vivre et se construire après le suicide de leur mère ? Le thème n'est pas forcément très facile à traiter mais l'auteur s'en sort très bien et ne vire pas grand lavage de linge sale en famille. Au contraire, le récit se fait tout en pudeur et le style est très fluide. L'ambiance est assez sombre et mélancolique, la façon de présenter les rapports familiaux m'ont rappelé certaines pièce de Jean-Luc Lagarce.
J'ai trouvé ce livre très bien écrit et très abouti, la preuve, je l'ai lu d'une traite.
Je pense donc que je lirais d'autres livres d'Arnaud Cathrine, pas des livres jeunesse parce que les trois que j'ai lu jusqu'ici ne m'ont pas franchement marqué.
14:25 Publié dans Lecture livresque | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : littérature, arnaud cathrine, sweet home, nous ne grandirons pas ensemble, la vie peut-être


















