08.12.2009

Bienvenue à Zombieland

zombieland affiche.jpgOui, je sais, les zombies, ça ne fais pas très esprit de Noël. Mais un bon film de zombie, ça vaut son pesant de cacahuètes bredeles !

Alors résumons : suite à une épidémie de vache folle, tout le monde s'est transformé en zombie bouffeurs de cerveau, et du reste aussi.

Parmis les rares survivants, Columbus s'en est sortie parce que c'est un asocial (je suis bien parite pour survivre si le virus de la grippe A mute et nous transforme en zombies^^) et parce qu'il a des règles. En vrac : toujours attacher sa ceinture, bien achevé un zombie d'un deuxième coup, ne pas être un héros er faire gave quand on va au pipiroom.

zombieland1.jpg

Columbus va ensuite croiser la route de Tallahassee, cowboy barjo accroc aux twinkies dont l'activité favorite est le zombicide. Puis celle de deux soeurs, Wichita et Little Rock, bien mignonnes mais à qui il ne faut pas se fier. Ces quatre survivants vont donc faire un petit bout de chemin ensemble dans un monde infesté de zombies.

J'avoue, j'aime bien les films de zombies. Mais attention, quand c'est réussit. A savoir, un film qui donne dans la parodie rigolote mais pas lourde et surtout qui ne se prend pas au sérieux. Mon standard dans cette catégorie restant Shaun of the Dead. Ici, on n'est pas vraiment dans le même délire car point d'humour british mais c'est quand même une vraie réussite avec des scènes extrêmements réussies, la bonne dose d'humour et des répliques qui font mouche  mais surtout, Bill Murray en guest star !!! Eh oui, je n'en savait absolument rien en allant voir le film (et d'ailleurs, je me rend compte que je suis peut-être en train de vous spoiler, zut) mais Bill joue sont propre rôle et est absolument tordant, comme toujours.

Le début du film comporte quelques scènes "classiques" de film de zombie un peu gore mais on s'oriente ensuite vers un aspect road movie/comédie très sympa avec entre autres une conversation ou la jeune Little Rock tente d'expliquer le concept (est-ce le mot ?) d'Hanna Montana mit et ohne perruque alors qu'il est atterrée qu'elle ne connaisse pas Ghostbusters (et moi aussi d'ailleurs). Le Mr Muscle accro aux twinkies occasionne également des scènes plutôt marrantes, tout comme les règles de survie de Columbus qui apparaissent écrites à l'écran quand il les mentionne.

zombieland2.jpg

Bref, une bonne petite comédie de zombies qui donne le sourire et qui ne va pas tarder à devenir culte. Il faut juste espérer que personne n'ait la bonne idée d'en faire une suite.

27.11.2009

In the loop

in the loop affiche.jpgLes États-Unis se préparent à une opération militaire au Moyen Orient (référence à peine voilée à l'invasion de l'Irak). Pendant ce temps là, Simon Foster, secrétaire d'Etat britannique au développement international vient de faire une boulette à la radio. Malcolm Tucker, responsable de la com du Premier Ministre, écossais fou furieux qui passe son temps à insulter tout le monde, vient lui remonter les bretelles.

Pendant ce temps là, les pro et anti guerre de Washington aimeraient bien récupérer Simon dans leur camps à quelques jours du vote de la motion à l'ONU. Simon et son assistant looser Toby s'envolent donc pour Washington.

in the loop 2.jpg

Ça a l'air compliqué ? C'est normal mais ne vous affolez pas, c'est une comédie, et très drôle avec ça. Pas d'action mais des situations et des dialogues absolument hilarants !!! Avec en primes, des références à Jane Austen, Dickens, JRR Tolkien et JK Rowling.

Quelques exemples :

- Where do you think you are, some fucking regency costume drama? This is a government department, not some fucking Jane fucking Austen novel! Allow me to pop a jaunty little bonnet on your purview and ram it up your shitter with a lubricated horse cock!
- Your swearing does not impress me. My husband works for Tower Hamlets and believe me those kids make you sound like... Angela Lansbury!

Does that not fit within your purview, Marie Antoinette? Why don't you just scuttle off back to fucking Cranford and play around with your tea and your cakes and your fucking horse cocks. Let them eat cock!
Hey, you! Ron Weasley, you do it.

"Climbing the mountain of conflict"? You sounded like a Nazi Julie Andrews!

- Liza wrote a paper, it's called PWIP PIP.
- PWIP what?
- PWIP PIP.
- Who wrote that? Charles Dickens?

- Go fuck yourself Frodo.

Vous l'aurez compris, les personnages ne parlent pas dans un langage très chatié et les références culturelles sont très ciblées mais c'est justement le décalage entre les deux qui rend ça encore plus drôle. L'affrontement roasbif-yankee et également très drôle, comme la tête du Général et l'incompréhension qui se lit dans ses yeux quand Tucker lui dit de ne plus jamais le traiter d'anglais.

in the loop 4.jpg

Au final, tout le monde en prend pour son grade, à commencer par les politiciens qui ne pensent qu'à leur carrière quand ils prennent des décisions aussi importante qu'engager une guerre. Ce film est donc une satire très réussie des hautes sphères du pouvoir. Le film garde un rythme très enlevé sur toute sa durée et le casting est absolument parfait, avec plein de têtes qu'on a déjà vu, comme Tom Hollander, Peter Capaldi, James Gandolfini, Steve Coogan et la fillette qui jouait dans My girl et qui a bien grandit depuis.

in the loop 3.jpg

L'humour est très anglais, j'espère donc qu'il n'existe pas de VF de ce film, mêrme si les sous titres font perdres certaines références, ils sont quand même forts utiles pour comprendre Jamie aka the crossest man in Scotland.

Je ne peux que vous conseiller d'aller voir ce film, drôle et féroce qui m'a littéralement fait hurler de rire !

24.11.2009

Micmacs à tire-larigot

affiche.jpgBazil n'a pas de bol. Vraiment. Déjà, quand il était petit, son père a sauté sur une mine et sa mère l'a tellement mal pris qu'elle a fini à l'asile pendant que lui atterrissait chez les bonnes soeurs. Plus tard, Bazil s'est pris une balle perdue qui est restée logée dans son crâne. De retour de l'hosto, il avait perdu son appart et son boulot. Re pas de bol. Alors Bazil a fini clochard à faire des petits numéros dans la rue avant d'être adopté par une famille recomposéee de gens bizarres  et gentiment barrés de la rue.

Il y a calculette, qui a le compas dans l'oeil, Remington, qui adore les proverbes, petit Pierre, roi de la récup, Fracasse, tête brûlée, Placard, ex-taulard, la môme caoutchouc, contorsionniste et Tambouille, la maman qui nourrit tout ce petit monde.

micmacs 4.jpg

Ses nouveaux amis vont d'ailleurs aider Bazil dans sa grande entreprise : se venger des fabricants d'armes qui sont la cause de ses malheurs, plus précisément Nicolas Thibault De Fenouillet et François Marconi (qui bluffe. Désolée, elle était facile).

micmacs 3.jpg

Dès les premières images, on reconnaît tout de suite la patte de Jeunet, que ce soit la lumière si particulière due à l'utilisation d'un filtre jaune ou les petite inventions rigolotes et poétiques. Les personnages sont tous des gueules qu'on a déjà croisées dans d'autres de ses films pour certains et les personnages bizarroïdes de ce petit gang sont tous attachants, ma préférence allant quand même à Calculette et Remington. J'ai cependant eu un peu de mal avec le personnage de la contorsionniste, je crois que je n'ai pas trop accroché à l'actrice, j'y peux rien.

Le film regorge de trouvailles comme le générique "old school" juste après avoir vu le personnage de Danny Boon regarder Le Grand sommeil ou la mise en abîme d'affiches du film dans le film. J'ai aussi aimé le fait que Jeunet film un Paris moins idéalisé que dans Amélie Poulain. En plus maintenant que je suis parisienne, je reconnais certains endroits.

Mais tout cela ne compense pas un petit coup de mou du côté de l'innovation et du scénario. C'est sympa, c'est joli, mais ça ne vaut pas Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain ou Un long dimanche de fiançailles que j'adore et ça a un petit côté déjà vu.

micmacs 2.jpg

Alors certes, ce film est très beau à regarder et donne le sourire, c'est indéniable mais il m'a paru un peu naïf, c'est bien joli de faire ces effets de style mais l'histoire ne va pas chercher très loin et c'est dommage je trouve. Surtout qu'avec des méchants aussi bien joués c'est un peu étrange de les voir se laisser mener en bateau si facilement.

Reste qu'un film bof d'un réalisateur aussi doué que Jeunet, ben ça reste quand même plutôt un bon film et avec la grisaille automnale, un peu de poésie et de bons sentiment ne feront de mal à personne.

20.11.2009

L'Imaginarium du docteur Parnassus

affiche.jpgTerry Gilliam est une de mes réalisateur préférés, pour qui je vais même voir les films de commande qu'il fait juste pour les sous afin de faire des trucs plus perso tellement je l'aime. Son dernier projet tombé à l'eau, L'Homme qui tua Don Quichotte, avait l'air assez énorme, comme le prouve le doc Lost in La Mancha, c'est donc avec encore plus d'impateince que j'attendais ce film. heureusement, ce Docteur Parnassus et son imaginarium est un très bon cru qui ravira les fan de Terry Gilliam.

imaginarium.jpg

Le Docteur Parnassus a traité avec le diable, old Nick, pour devenir immortel. Avec son imaginarium, il propose au public d'entrer dans un univers d'imagination en passant à travers un miroir. Mais les affaires ne vont pas fort pour le doc et sa troupe, surtout que quand on traite avec le diable, il vous arrive des bricoles, c'est ainsi que Parnassus devra lui confier sa fille quand celle-ci atteindra sa seizième année, et son anniversaire est dans trois jours. C'est alors que la troupe trouve un jeune homme pendu sous un pont et lui sauve la vie. Amnésique, il reste avec eux et les accompagne dans leurs aventures.

Heath.jpg

Comme tout film de Gilliam qui se respecte, celui-ci est complètement barré, inventif, onirique, bordélique et tout un tas d'autres adjectifs du même genre à la fois. C'est un plaisir pour les yeux, notamment les scènes dans l'imaginarium mais le scénario est aussi très complexe et travaillé, peut-être même trop riche pour tout bien comprendre du premier coup.

Parnassus.jpg

Il faut ajouter à cela des acteurs tous très convaincants. Que ce soit Christoher Plummer, parfait en Parnassus, Tom Wait en diable cabotin à chapeau melon, Lily Cole, enfin un mannequin qui sait jouer la comédie, Verne Troyer de Shasta McNasty (référence culturelle !!!) ou Andrew Garfield.

Val.jpg

Comme vous le savez sûrement, ce film est le dernier film de feu Heath Ledger et comme il n'avait pas tournés les scènes en studio sur fond vert, trois acteurs se sont relayé pour jouer son rôle. Finalement, c'est assez bien amené donc ça ne choque pas du tout, au contraire, le fait qe le personnage change d'apparence dans l'imaginarium rajoute une touche de fantaisie. Heath Ledger prouve encore une fois qu'il était très talentueux et Johnny Depp, Jude Law et Colin Farrell sont également parfait dans ce rôle.

Johnny.jpg Jude.jpg Colin.jpg

Ce qui m'a plu dans ce film, c'est d'abord l'idée qu'il n'y a pas vraiment de gentils ou de méchants, le diable lui-même étant presque sympathique. Parnassus est une vieil homme las, dépassé par les événements, le jeune inconnu est un personnage ambigu, qui essaie de faire le bien mais rattrapé par sa soif de célébrité, Valentina, la fille de Parnassus est une femme enfant, à la foi innocente et tentatrice, quant au jeune Anton, son amour pour Valentina et sa jalousie à l'encontre du nouveau venu ont une mauvaise influence sur lui.

Nick.jpg

Ce film est un peu foutraque, j'avoue, mais c'est surtout un hommage à l'imagination. Qui ne rêve pas de pénétrer dans l'imaginarium (a fortiori avec Johnny Depp !), personnage à part entière du film, pour entrer dans un monde aussi merveilleux et fascinant ? Comme Parnassus, Gilliam croit au pouvoir de l'imagination. Après tout, ne nous dit-on pas dans le film que ce sont les histoires que l'ont raconte partout dans le monde qui permette à celui-ci de ne pas disparaître ? D'ailleurs, certains événements, notamment la fin, ne sont pas expliqués clairement, laissant au spectateur une marge d'interprétation, lui laissant utiliser son imagination pour interpréter le film.

16.11.2009

The Box

Affiche.jpgArthur et Norma sont une pub vivante pour la parfaite famille américaine au sourire colgate. Elle est blonde et prof, il est brun et bosse à la Nasa et ils ont un fiston gentil et mignon. Seulement, ils vivent un peu au dessus de leurs moyens et quand Norma apprend qu'ils vont perdre la bourse qui permet à leur fils d'aller dans une bonne école et qu'Arthur apprend qu'il n'aura pas le job sur lequel il comptait, ben mince alors, ils sont bien embêtés. Comme par hasard, c'est ce jour-là qu'ils trouvent une mystérieuse boîte devant leur porte avec à l'intérieur un dispositif avec un gros bouton rouge dessus. Le soir-même, un monsieur un peu flippant défiguré vient expliquer le plus sérieusement du monde à Norma que si elle appuie sur le bouton, jackpot, la famille reçoit 1 million de dollars (la tapisserie de la cuisine et le brushing de la dame prouvent qu'on est dans les années 70 donc c'est une sacrée somme pour l'époque). Ah et pis aussi, quelqu'un, quelque part dans le monde meurt. Ils ont 24 heures pour se décider, top chrono.

The box.jpg

Questionnement  pour Arhur et Norma. Appuiera, appuiera pas ? Pouf, appuiera. Et c'est là que les ennuis commencent et que je m'arrête pour l'instant afin d'éviter les spoilers.

the box 2.jpg

On doit à Richard Kelly le génial Donnie Darko, c'est donc normal que ce film soit très attendu. Malheureusement, The Box n'était pas vraiment à la hauteur. La première partie du film est pourtant très prometteuse, la situation se met vite en place, le mystère plane sur tout ça, entre l'infirmité de Norma, les multiples références aux explorations spatiales et des petits détails qui distillent une angoisse croissante. On se doute bien qu'ils vont presser le bouton, sinon le film n'aurait pas vraiment de raison d'être, et que ça va mal se passer, sinon il ne durerait pas aussi longtemps.

the box 1.jpg

Et pourtant, après deux tiers de film parfaitement maitrisés et assez intenses, ça part franchement en sucette/cacahuète/c***lle, comme vous voudrez. L'expériente mystico-chelou à la bibliothèque fait basculer le film du genre SF-anticipation au grand n'importe quoi. L'arrivée du surnaturel dans l'histoire vire limite au grotesque et l'explication d'entités qui veulent tester les humain s'embourbe dans une histoire abracadabrantesquement capilotractée, et je pèse mes néologismes. Je crois que je préfère encore qu'on ne m'explique rien et que je passe des heures à débriefer le film ensuite plutôt qu'un truc aussi alambiqué. Sans compter le côté moral assez discutable comme le fait remarquer Cachou : qui sont ces êtres qui osent juger les humain en les mettant face à des décisions aussi difficiles à prendre et pour qui se prennent-il ?! Car on parle quand même d'exterminer la race humaine si trop de gens appuient sur ce fichu bouton, rien que ça.

The box 3.jpg

Ce dernier tiers du film est franchement dommage car la partie pré bibliothèque était absolument géniale, les acteurs sont très bons et très sobres (dieu merci), les décors, la lumière et la réalisation sont impéc, l'ambiance anxiogène a un petit côté Shining voir même lynchienne par moment, ce qui laissait présager le meilleur pour mieux se dégonfler comme une baudruche à la fin. Grosse déception donc, même si le film mérite d'être vu ne serait-ce que pour les deux premiers tiers et pour me permettre de savoir ce que vous avez penser de cette fin. Oui, je suis égoïste mais vous saviez déjà que je n'étais pas une fille bien.

08:00 Publié dans Grand écran | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : cinéma, the box

15.11.2009

Away we go

un road movie prénatal

affiche.jpgBurt et Verona sont des adulescents, des trentenaires qui vivent à la cool sans trop se préoccuper de la vraie vie de quand on est grand, avec une maison, un monospace, un labrador et les nenfants qui vont avec. Alors forcément, quand Verona tombe enceinte, c'est un peu le stress. Burt et Verona s'étaient rapprochés des parents de celui-ci qui ne trouvent rien de mieux que de déménager en Belgique (quoi, les Américains savent où se trouve la Belgique ?) pour deux ans. Le jeune couple se retrouve donc sans attaches et décide de chercher l'endroit où ils désirent vivre et fonder une famille en visitant divers villes. Moi je dis que c'est quand même un peu inconscient de partir à l'aventure à six mois de grossesse, mais bon, c'est eux qui voient. Direction Phoenix où vit l'ancienne boss complètement barge de Verona, puis Tucson où vit sa soeur, Madison où vit une amie de la famille de Burt qui a une conception de l'éducation, euh, particulière, Montréal où vivent des ancien copains de fac qui ont adopté car ils ne peuvent pas avoir d'enfants ou la Floride où vit le frère de Burt qui vient de se faire plaquer par sa femme.

Au fil de leur voyage, chaque rencontre, plus ou moins improbable, les aide à construire leur idée de la famille et d'un foyer. Des exemples à suivre comme leurs amis qui ont une maison pleine des rires de leurs enfants adoptés, ou à fuir, que ce soit les parents obsédés par la surprotection ou ceux qui au contraire expliquent à quel point leur fils est moche alors qu'il est à deux pas.

away we go 2.jpg

Away we go est un petit film bien sympatoche, avec des personnages principaux attachants et des situations drôles et parfois loufoques mais qui ne va pas chercher plus loin. Certaines scènes sont vraiment géniales mais à d'autres moments, on sent un grand coup de mou et on se dit que certains passages sont à la limite de l'inutilité. Le côté film indépendant américain s'inspire clairement des films du genre qui on cartonné ces derniers temps comme Juno ou Little Miss Sunshine mais on est loin d'American beauty et Revolutionary road où le britannique Sam Mendes avait su capturé quelque chose de l'Amérique alors que là, même si c'est drôle, il m'empêche que les couples qui peuplent les escales de Burt et Verona sont des clichés sur pattes à la limite de la psychiatrie pour certains.

away we go.jpg

La comédie de moeurs passe au second plan pour laisser place à l'humour et à l'amuuuur et à comment c'est trop bien même si ça fait peur de devenir parent et qu'il faut s'accepter et accepter la vie et tout et tout. Et bof quoi. Reste la rencontre avec le couple "hippocampe", qui prône le lit familial, la protection des enfants face à la vrai vie aussi longtemps que possible, l'allaitement à un âge où ça ne va pas aider les enfant à vaincre le complexe d'oedipe et le refus d'utiliser les poussettes.

Heureusement, à aucun moment le film ne se prend au sérieux et c'est cette sincérité qui l'a sauvé à mes yeux car malgré une certaine propension à l'engourdissent, il reste frais et légéer et n'en fait pas des caisses du côté émotionnel. N'empêche, gâcher du sirop d'érable pour expliquer que le plus important dans une famille c'est l'amuuur, mon estomac et moi-même sommes outrés.

away we go 1.jpg

28.10.2009

Thirst

thirst.jpgSang-Hyun, jeune prêtre catholique travaillant dans un hôpital se porte volontaire pour participer à un programme de recherche contre un étrange virus. On lui inocule donc le virus Emmanuel et il lui pousse des pustulettes partout. Puis il nous fait une belle hémoragie interne avec dégobillage de sang alors qu'il s'apprêtait à jouer de la flûte. en désespour de cause, les médecin lui transfusent du sang et là, miracle, pouf, il est revient à la vie. Notre curé ressort donc du dispensaire vivant, ce qui amène une foule de dingos qui le prennent pour un saint. Il reprend sa vie mais de drôles de pulsions l'assaillent...Il a une forte envie de boire du sang et se taperait bien la femme d'un ami d'enfance retrouvé à l'hôpital. On ne sait pas trop d'où sortait le sang qui a été transfusé à Sang-Hyun mais il se rend vite compte qu'il s'agissait du sang d'un vampire. Et bon, pas besoin d'avoir bac + 12 (ni de redoubler sa 2e année de droit) pour savoir que ce n'est pas vraiment compatible avec l'office de prêtre. Ce pauvre San-Hyun se retrouve donc tiraillé entre sa conscience et ses pulsions et a du mal à canaliser tout ça.

thirst 1.jpg

Ajoutons à cela que la jeune fille sur qui il jète son dévolu est bien intéressée par le fait de devenir vampire elle-même et se débarrasser par la même occasion de son nigaud de mari.

Et c'est là que le film a commencé à m'ennuyer. autant j'ai adoré la première partie, je l'ai trouvé extrêmement bien faite et très intéressante, autant la suite m'a paru looooooooooongue. Le questionnement existentiel du curé vampire était passionnant à suivre mais la vie de couple de Mr et Mrs vampire, lui ne voulant pas tuer, elle persuadée que les vampires sont fait pour se nourrir d'humain et que c'est plus drôle de chasser, ça devient vite barbant. Dommage car la première partie était une approche vraiment intéressante du mythe du vampire.

thirst 3.jpg

Les acteurs sont excellent, Song Kan-Ho est aussi crédible dans ce rôle de prêtre qu'il l'était en cinglé dans le bon, la brute et le cinglé et Kim Ok-vin est dark, juste ce qu'il faut. On se demande un peu où toute cette histoire nous amène mais dans l'ensemble, le scénario se tient et certaines scènes sont absolument géniales tellement elles sont décalées. Reste qu'il faut avoir l'estomac bien accroché car il y a du sang dans tous les sens (même si moi, le bruit de succion pas trop crédible lors du buvage de sang me faisait plus rire qu'autre chose).

thirst 2.jpg

Dommage que le scénario s'éparpille autant car ce film reste original et surprenant, même si je lui préfère de loin Old Boy, du même réalisateur.

 

17.10.2009

(500) days of Summer

500DaysPoster.jpgC'est l'histoire d'un garçon qui rencontre une fille. Contrairement à ce qu'on voit d'habitude, c'est le garçon qui croit au grand amour et la fille qui est cynique et pense que l'amour n'existe pas. Lui, c'est Tom et elle c'est Summer (d'où le titre). Tom tombe amoureux de Summer mais Summer, bof, pas trop. Donc elle le largue et Tom est malheureux. Rien de neuf sous le soleil avec ce film. Son intérêt réside plus dans l'ambiance film indépendant et la structure du film que dans le scénario. Les personnages sont des jeunes gens cool et trendy, une fille à frange et un garçon à sac en bandoullière qui écoutent les Smiths et lisent des trucs intellectualisants dans des cafés quand ils ne trainent pas dans des boutiques de vinyles d'occasion.

Mais ce film offre avant tout une vision légère de situations qui pourraient être bien plus prise de tête. Le petit compteur qui nous permet de suivre le fils chronologique du film même si les scènes sont présentées dans le désordre m'a bien plus, surtout l'arbre et les teintes qui montrent où en est leur relation. Les codes des comédies romantiques sont repris et détournés et certaines scènes sont vraiment très drôles, notamment la scène Disney où tout le monde chante et danse dans la rue ou la visite chez Ikea (avec un guest un canapé Ektorp de la même couleur que le mien, mais en version angle).

Tom Summer.jpg

Le personnage de la petite soeur de Tom est également génial, j'ai beaucoup aimé cette gamine qui donne des conseils on ne peut plus censés à son grand frère. Les deux acteurs principaux sont parfaits, Joseph Gordon-Levitt, vu dans Mysterious Skin et dans un épisode de That's 70's show), est crousti-fondant et Zooey Deschannel me donnerait presque envie de passer du côté obscure de la frange. Il y a une véritable alchimie entre les deux personnages et on croit à leur couple, même si on sait qu'il ne vont pas finir ensemble.

Et la BO est tout simplement géniale. Déjà il y a les Smiths, et moi, j'adore les Smiths (même si j'avais 2 ans quand ils se sont séparés), mais on retrouve également des trucs que j'aime beaucoup comme Jack Piñata Peñate, Wolfmother, Mumm-Ra, The Black Lips, Doves ou Feist. Et aussi Carla Bruni (Gné ?). Mouais, bon, là un peu moins quoi.

500-days-of-summer.jpg

Je pense que c'est vraiment le type de film auquel on accroche ou pas. L'histoire étant "secondaire", c'est la façon de la raconter qui plaira ou non, soit on trouve ça géniale, soit on s'ennuie. Et moi, un film où le héros porte un t-shirt Joy Division et où l'héroïne lit Le Portrait de Dorian Gray et où on fait du karaoké sur les Pixies, je ne peux qu'apprécier.

15.10.2009

Mary & Max

Mary&Max affiche.jpgMary est une petite fille qui mène une vie pas franchement joyeuses en Australie, entre un père qui empaille des oiseaux quand il n'est pas au travail et une mère qui vide les bouteilles de Sherry un peu vite. Un jour, elle envoie une lettre à une adresse trouvée au hasard dans un annuaire téléphonique de New York dans l'espoir qu'on réponde à cette question existentielle : où naissent les bébés, en Amérique ?

Sa lettre arrive chez Max, la quarantaine, pas très à l'aise dans la vie en société, et pour cause, il est atteint du syndrome d'Asperger.

S'en suit une amitié épistolaire sur plusieurs année entre ces deux personnages attachants. A travers leurs lettres, chacun raconte sa vie et ses sentiments.

Mary.jpg

Cette histoire est très belle et très émouvante, avec certains passages drôles mais le film en lui-même est un peu doux-amer. La réalisation est très bien faite, l'image illustre le texte de chaque lettre à merveille et j'ai beaucoup aimé l'usage des couleurs : tout en noir et blanc chez Max, des tons bruns -comme sa tache de naissance c"ouleur caca" (j'ai déjà peur des requêtes bizarre que ça va entraîner^^)- du côté de Mary. La seule couleur qui tranche dans ces deux mondes monochrome, c'est le rouge. Celui du pompon que Mary offre à Max ou celui du rouge à lèvre de la mère de Mary. Ce côté sobre tranche véritablement avec l'avalanche de couleur à laquelle nous a habitué le cinéma d'animation ces dernières années. L'animation en pâte à modelé est très fluide et plus joile à mon sens que celle du Sens de la vie pour 9,99$. D'ailleurs, on est tellement pris par le film et les personnages sont si attachants qu'on en oublie vite qu'ils sont en pâte à modeler.

Max.jpg

Bien sûr, Mary & Max offre un regard intéressant sur le syndrome d'Asperger et la vie quotidienne des aspies, mais ce n'est pas le sujet principal. J'y vois plus un film sur le besoin d'acceptation de chacun et sur la différence. Ces personnages à première vue différents sont en fait bien plus proches qu'il n'y paraît et leur amitié leur permet d'aller de l'avant, eux qui se sentent rejetés par leur entourage. Des sujets pas franchement drôles, mais le film réussi à en parler sans pathos tout en restant attendrissant. Une réussite.

09.10.2009

The informant

Affiche.jpgMatt Damon, méconnaissable avec 15 kilo de plus, en costume, avec moustache et lunettes, joue un cadre sup des années 90 qui travaille dans une boîte d'agro-alimentaire dont le but est de mettre du maïs dans à peu près tout. Mais si, vous savez quand vous regardez la liste des ingrédients et qu'il y a écrit : amidon de maïs modifié et autre joyeuseté. La boîte de Matt, enfin Mark, donnerait dans des pratiques commerciales répéréhensibles, comme se mettre d'accord sur les prix avec ses concurrents, et ça, c'est pas bien. C'est d'ailleurs pour ça que Mark collabore avec le FBI, notamment avec l'agent Brian Shepard (Scott Bakula de Code quantum!!!). Mais Mark n'est pas hyper doué, du genre à parler fort et à surjouer quand il porte un micro où de fixer la caméra cachée dans la pièce.

Matt Damon.jpg

Au fil de l'enquête, on va se rendre compte que Mark n'est pas forcément ce brave type qui veut dénoncer des pratiques malhonnêtes de sa société et qu'il a d'ailleurs lui-même comme qui dirait fait des trucs pas très nets et qu'il a une petite tendance à exagérer les faits, voire à mentir éhontément. Ca ne va pas arranger le FBI ni ses avocats.

Bakula.jpg

The Informant n'est peut-être pas le film que je préfère de Soderberg mais Matt Damon est vraiment très bien et certains passages sont vraiment hilarants, surtout quand on le voit essayer de faire l'espion, en parler à des gens qui ne devraient pas être au courant, et bien sûr, les agents du FBI qui s'arrachent les cheveux devant tout ça. On s'emmèle un peu les pinceaux pour comprendre ce qui se passe, quelles sont les motivations de Mark ou si l'entreprise est vraiment coupable. Par la suite, on se demande si Mark s'est laissé submergé et a pêté une durite à cause de la pression ou s'il a toujours été fou. Tout ça est un peu fouillis mais on passe un bon moment devant cette histoire rocambolesque qui nous ferait presque tourner en bourrique mais qui m'a bien fait rire. Le pire, c'est que c'est tiré d'une histoire vraie.

Damon.jpg

Toutes les notes