08.10.2011
Ce billet vous est offert par US Airways
Petit résumé des films que j'ai vu dans l'avion.
J'ai commencé par un film que j'ai loupé au ciné : The Lincoln Lawyer
Matthew McConaughey est un avocat aux méthodes un peu particulières qui en guise de bureau passe son temps dans sa Lincoln noire. Il s'occupe principalement de gens pas très recommandables et est très doué pour leur éviter la taule. Un jour, Ryan Philips, un gosse de riche pourri gâté est arrêté pour tentative de meutre et tout semble l'accuser : retrouvé dans la maison de la fille avec plein de sang partout et un couteau. Lui clame que c'est un coup monté pour lui extorquer de l'argent. Matthew est tout content, il se dit que c'est une bonne affaire mais ne va pas tarder à se rendre compte que son client est un sacré manipulateur derrière son côté victime d'un machination. Mais qui manipule qui finalement ?
Je suis bien contente d'avoir pu "rattrapé" ce film que j'avais loupé au ciné. C'est un bon thriller au scénario bien ficelé qui m'a tenu en haleine jusqu'à la fin avec des retournements de situations et des révélations jusqu'au dernier moment. Les acteurs sont très bons, McConaughey en tête dans le rôle de cet avocat cabotin qui sait être sérieux quand il faut et ne s'en laisse pas compter.
Le hic avec les films dans l'avion, c'est que soit on les a déjà vu, soit on n'en a jamais entendu parler. Et puis je me suis souvenu qu'Axoo avait parlé de Beastly donc je me suis dit, j'ai plusieurs heures à tuer, allons-y.
Beastly, c'est une version moderne de la belle et la bête avec la fille de High School Musical et le mec choupi de Wild Child qui a bien grandi. A part ça, je ne savais pas trop à qui m'attendre.
Disons-le tout de suite, je n'ai pas trouvé ça transcendant et je n'aurait pas payé une place de ciné pour voir ce film. L'histoire essaie de reprendre le principe du conte : le beau gosse qui se la pête trop et qui est rendu moche pour lui apprendre la vie. Mouais, bon, why not. L'histoire commence donc dans un lycé über huppé de New York, type Gossip Girl, avec notre beau gosse hyper populaire qui ignore vaguement la fille sympa et mignonne mais un peu pas trop à sa place parce que tu vois, elle est pas riche et est là grâce à une bourse, bouhou, sale pauvre. Mais un jour, une des soeur Olsen qui va aussi dans leur lycée et est un peu genre gothic chic-sorcière jette un sort au jeune coq qui devient tout pas beau et le restera s'il ne trouve personne pour l'aimer d'ici un an. Son père, horrifié par tant de laideur le cache dans une maison à l'écart de la ville. Et c'est là qu'il se souvient de la fille sympa mignonne mais pauvre et fait du chantage au père de la demoiselle pour qu'elle vienne vivre chez lui. Enfin bref, vous connaissez l'histoire. D'accord, il y a Barney en tuteur aveugle plutôt sympa mais j'ai quand même trouvé ça cucul. Ca manque de second degré et d'humour pour vraiment me plaire et c'est quand même hyper prévisible. Mais bon, ça fait passer le temps.
Dernier film vu dans l'avion, au retour cette fois. J'avais tenté The Tree of Life mais quand on a le moral en vrac pour cause de retour de vacances, c'est pas une bonne idée. Me voilà donc à regarder Arthur. Un film avec un mec avec qui j'ai beaucoup de mal : Russell Brand. Mais bon, il y avait aussi Helen Mirren donc je me suis dit why not ? (oui, chui bilingue des deux langues)
Arthur est un assisté depuis toujours, unique héritier d'un empire financier, il est pêté de thune et totalement irresponsable. C'est pourquoi il a encore un nanny a son âge. Et que fait Arthur de son temps ? Il fait la fête et picole, collectionne les voitures de films et se fait arrêter pour excès de vitesse en batmobile. Sa mère en a marre et décide de le caser avec son assistante aux dents longues : Jennifer Garner. Manque de bol, Arthur n'a aucune envie de l'épouser, surtout qu'au même moment, il rencontre une fille qui lui plait vraiment. Mais maman menace de le déshériter, et s'il veut vivre sa vie, il va donc devoir....travailler !
Ce film a été une bonne surprise, je ne m'attendais à rien de spécial et je me suis bien marré. Russell Brand correspond assez bien au personnage et ne m'a donc pas trop dérangée et Helen Mirren est parfaite en nounou anglaise au grand coeur derrière son côté strict. L'histoire ne casse pas trois pattes à un canard mais ça détent. La non plus, je n'aurais pas payé une place de ciné pour voir ce film mais il m'a bien changé les idées et c'est ce qui compte.
11:15 Publié dans Grand écran | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : cinéma, lincoln lawyer, beastly, arthur |
25.05.2011
Source code
Un home se réveille en sursaut dans un train de banlieue. Rien de très spécial si ce n’est qu’il n’est pas lui et que 8 minutes plus tard le train explose. Gné ?
Autant dire qu’être enfermé on ne sait pas trop où pour revivre les même événements à répétition et exploser plusieurs fois de suite n’est pas très agréable maos Colt n’a pas le choix.

Je n’étais pas emballée à l’idée de voir ce film mais avec une carte illimitée, on peut se permettre d’aller voir des films bof, donc pourquoi pas. Et finalement, c’est plutôt une bonne surprise. Source code est un film de SF plutôt bien fichu. Le scénario tient la route et Jake Gyllenhal est très bon dans ce rôlel de pilote d’hélico qui doit sauver le monde.
Le film ne dure qu’un heure et demie mais il faut dire que revivre la même séquence de 8 minutes à plusieurs reprises, même s’il ne se passe jamais exactement la même chose est un peu lourd donc heureusement que ça ne dure pas plus longtemps.
L’histoire est prenante : Colt va-t-il réussir à trouver le terroriste et à sauver le train ? Qu’est-ce qu’il fout là et que lui est-il arrivé au juste ? La situation fait qu’on s’intéresse à l’action mais aussi au sort des personnages, en particulier celui de Colt car on découvre les choses en même temps que lui.

07:00 Publié dans Grand écran | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, source code |
23.05.2011
Thor
Un réalisateur étiqueté Shakespearien qui adapte un comic Marvel, on se demande forcément ce que ça va donner.
Sauf que les temps ont bien changé sur terre depuis l’époque des Vikings et que ce pauvre Thor atterrit en plein désert du Nouveau Mexique face à une équipe de chercheurs qui l’emmènent à l’hosto. Premier contact un peu violent. Odin a aussi balancé le marteau de Thor dans le désert et les Men in Black sont sur le coup donc il va pas mal galérer pour le récupérer.

Pendant ce temps là à Vera Cruz sur Asgaard, Loki, le méchant frère de Thor, prend le pouvoir et tente de s’assurer que son frangin aussi grand, blond et baraqué qu'il est petit, brun et freluquet reste sur terre.

Je ne savait pas trop à quoi m’attendre et finalement Thor fut une belle découverte.
Le royaume d’Asgaard est une merveille d’effets spéciaux très réussis et l’histoire est plutôt bien ficelée. Est-ce parce qu’il ne ressent pas le besoin de porter son zlip par dessus son futal, Thor est plutôt cool comme super-héros. Et il faut dire ce qui est, l’acteur est quand même bien bati et pas dégueu à reluquer topless ^^
06:40 Publié dans Grand écran | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : cinéma, thor, super héros |
18.05.2011
Scream 4
Mais le 4e film semblait renouer avec l’esprit du premier donc why not.

Comme de par hasard, ça tombe pile au moment où Sidney est de retour en ville pour faire la promo de son livre, accompagnée de son attachée de presse (Amy de Community).

Principal changement : le ouèb 2.0 qui permet à tout ce petit monde de live-twitter ce qui leur arrive et de tout balancer sur Youtube au besoin. C’est sûr qu’avec un modem 56k on n’en faisait pas autant à l'époque.
Le film réussi à attirer un public de “vieux” qui ont vu le premier opus grâce au retour du casting original et au second degré assumé concernant le parallèle entre les deux films et un public plus jeune avec un casting de têtes connues et des petites blagounettes, du genre la cheerleader de Heroes qui dit en plaisantant qu’elle a des superpouvoirs ou la nièce de Julia Roberts que j'avais bien aimé dans Wild Child.

07:24 Publié dans Grand écran | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : cinéma, scream 4 |
05.05.2011
L'Irlande côté salles obscures
D'un côté, il y a les films qui retracent l'histoire pas toujours joyeuse du pays.
Michael Collins qui traite de la révolte de Pâques 1916, avec Liam Neeson dans le rôle titre et Alan Rickman en Eamon Devalera (et Julia Roberts avec un faux accent irlandais franchement foireux).
Le vent se lève. Déjà, un film de Ken Loach, ça donne envie de se tirer une balle et ça vous fait détester l'humanité. Ici, on voit comment deux frère membre de l'IRA dans les années 20 s'unissent contre leur ennemi commun avant de se tourner l'un contre l'autre.
The Magdalene sisters, joyeusemté à tous les étages là aussi, avec l'histoire de jeunes filles considérées comme perdues et envoyées dans une institution dirigée par des nonnes où elles vont se faire exploiter dans des conditions abominables.
Bloody Sunday : filmé comme un documentaire, ce film retrace le massacre de civils défilant pour les droits civiques à Londonderry.
Au nom du père : encore un film qui respire la joie de vivre avec l'histoire, inspirée de faits réels, d'un père et son fils emprisonnés à tord lors de la vague d'attentats de l'IRA provisoire dans les années 70.
Hunger, un film qui retrace la grève de la fin de Bobby Sand dont j'avais parlé ici.
Mais faut pas croire, il y a auss des films qui se regardent sans Lexomil !
The Commitments, raconte l'ascension d'un groupe de Soul dans le Dublin des années 80 et plus recemment Once, une histoire d'amour et de musique dans la capitale irlandaise.

D'ailleurs quand on regarde les images des deux films, on ne peut pas s'empêcher de penser que se couper les cheveux et se laisser pousser la barbe, c'est un peu l'idée du siècle, hein Glen...

Le mouton a encore frappé !
19:40 Publié dans Grand écran, Kiss me, I'm Irish | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : cinéma, irlande, semaine celtique |
15.04.2011
Rango

Un lézard (ou un caméméon ?) avec la voix de Johnny Depp qui parle tout seul pour tromper l'ennui et se prend pour un acteur se retrouve catapulté en plein désert du Mojave. Il va arriver dans un petite ville de bêbêtes très Far West dont il va se retrouver shérif à la suite de plusieurs quiproquo et va devoir aider ses habitants à récupérer leur bien le plus précieux : l'eau !
Etrange film que ce dessin animé, entre western, film pour enfants, questionnements existentielles (qui suis-je), message écolo (faire des golfs dans le désert, c'est mal) et clins d'oeil à la carrirère de l'acteur (oh, un poisson volant. Eh, c'est pas Gonzo dans la décapotable là ?).
Le début est assez barré et pas franchement compréhensible pour les enfants mais la suite l'est beaucoup moins avec une intrigue assez classique, des gentils gentils et des méchants méchants.
Les graphismes et les couleurs sont très bien, beaucoup plus réussis que certains films 3Difiés à la va-vite. Les références à d'autres films sont très présentes, en plus d'Arizona Dream et Las Vegas Parano, j'ai apprécié le moment énorme de l'esprit du désert en Clitis Wood version Le Bon, la brute et le truant, la référence à une scène d'Apocalypse Now un côté presque LOTR sous terre et évidemment, des scènes de westerns classiques comme le duel aux pistolets à midi pétante.
Mais derrière ces clins d'oeil sympa, le film en lui même est très convenu et parfois un peu longuet. A voir en VO pour la voix de Johnny Depp (et aussi celle de Bill Nighy en serpent) mais pas indispensable.
07:34 Publié dans Grand écran | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : cinéma, animation, rango, johnny depp |
08.04.2011
Tous les soleils
Une fois n'est pas coutume, je suis allée voir un film français. Qu'es-ce qui m'a pris ? Bon, déjà ça se passe à Strasbourg, donc pas vraiment la France de l'intérieur ^^ et les personnages sont italiens, avec une petite dédicace patronymique comme l'auront remarqué certains ;)
Alessandro, prof de musique en fac, veuf, doit faire face à l'adolescence de sa fille Irina et aux positions politiques de son frère Luigi. Alors que la demoiselle découvre l'amour bien innocemment, son père en fait une maladie (ça me rappelle mon père tiens...). Quant au frangin, c'est un anti-Berlusconi farouche qui refuse de retourner en Italie tant que le dictateur ne sera pas tombé. Il squatte donc chez Alessandro, lui cuisinant des ghocchi fort appétissants entre deux démarches pour obtenir l'asile politique.
Le problème c'est qu'avec tout ça, Alessandro s'oublie un peu, d'ailleurs, même ses potes ont renoncé à essayer de le caser. Heureusement, son fère et sa fille prennent le relai en lui créant un profil sur un site de rencontres.
Je vais rarement voir des films français au ciné mais je ne regrette pas mon choix, il faut dire qu'ici, on est plus dans la comédie à l'italienne que dans le film français chiant. C'est un concentré de bonne humeur, c'est chaleureux et tout le monde s'engueule -en italien pour faire plus vrai. Les personnages sont très réussis, je suis d'ailleurs fan de Luigi, le peintre/flemmard/anarchiste qui incite sa factrice à foutre le bordel dans l'administration. Et la jeune actrice qui joue le rôle d'Irina m'a impressionnée par sa justesse. La relation père/fille est d'ailleurs très vraie. Et des jeunes qui ne sont ni des caïra ni des petits bourges péteux parisiens, ça fait du bien.
Et puis ce film me parle aussi parce que je suis de l'Est, avec une mamie alsacienne (la grand-mère d'Irina ressemble d'alleurs énormément à la soeur de ma mamie), que Strasbourg est une ville que j'adore et, surtout, j'ai un père italien. Et même s'il est très différent d'Alessandro, il y a certains détails qui sont très ressemblants et qui m'ont fait me bidonner à des moments qui n'étaient pas vraiment faits pour (ou comment passer pour la fille pas nette aux yeux du mec du siège d'à côté).
Je vous laisse avec la bande annonce qui, j'espère, vous convaincra d'aller voir ce film qui porte très bien son titre !
11:21 Publié dans Grand écran | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : cinéma, tous les soleils |
05.01.2011
Lebanon
Un bon siècle après avoir reçu le DVD grâce au site cinetrafic, j'ai enfin le temps de regarder ce film et de venir en parler ici.
Lebanon, c'est un film que j'ai loupé à sa sortie en salles mais dont le sujet m'intéresse beaucoup, j'ai donc sauté sur l'occasion quand on m'a proposé de le recevoir.
1982, le premier char israélien entre au Liban. Et tout ce que va voir le spectateur se passera dans ce char ou sera vu à travers son viseur.
On ne nous donne pas de cours d’histoire sur l'intervention militaire israélienne au Liban en 1982, on ne nous parle pas de contexte géopolitique, ni des raisons pour lesquelles cette intervention a lieu. Tout juste si on croise un prisonnier syrien et des phalangistes libanais.
Car ce film, c'est avant tout l'expérience de ces jeunes hommes dans leur char, qui voient des horreurs et doivent se transformer en guerriers pour s'en sortir. Rien de très joyeux donc. Le réalisateur, Samuel Maoz, s'est d'ailleurs inspiré de sa propre expérience et du traumatisme qui en a découlé pour écrire ce film. Rien de surprenant donc à ce qu'on se sente aussi oppressé que les occupants du char et aussi effaré par la violence dont on est témoin.
Le spectateur perçoit cette guerre de la même façon que ces jeunes hommes : pas d'explications, des ordres à suivre, une vision plus que parcellaire (ce qu'on voit depuis le viseur) et une violence insoutenable. Tout ce qui compte pour ces jeunes garçons, c'est l'envie de sortir de ce cauchemar vivants, pas de politique ou de stratégie ici, juste des gamins morts de trouille qu'on envoie à la guerre.
Reste un sentiment assez étrange face aux horreurs qu'on voit. Je n'ose même pas imaginer ce qu'ont pu ressentir ces jeunes soldats face aux horreurs qu'ils ont vu mais j'ai parfois eu l'impression qu'il s'agissait aussi parfois de se déculpabiliser. C'est peut-être un peu le cas. Après tout, ça se comprend, comment retourner à la vie normale après avoir perpétré des horreurs pareil ?
Lebanon propose donc une vision originale du conflit, à des années lumières du film de guerre traditionnel, sans héros, coincé dans un espace confiné qui devient petit à petit insupportable.
Je suis consciente qu'il s'agit d'une vision très partielle de la situation au proche orient, un sujet très complexe et qui est malheureusement toujours d'actualité. Le site cinetrafic propose d'ailleurs une liste de films qui traitent des conflits au proche et moyen Orient pour les cinéphiles qui souhaitent découvrir le point de vue d'autres cinéastes à ce sujet.
18:52 Publié dans Grand écran | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, lebanon, samuel maoz |
23.12.2010
Et j'ai vu des films aussi
Le ciné ces derniers temps, c'est un peu mon refuge pour me changer les idées et oublier mes problèmes, je n'ai pas écrit beaucoup de billets sur les films que j'ai vu donc je me rattrape avec un petit résumé.
The social Network
Le film sur Facebook qui ne parle pas de Facebook. David Fincher nous raconte la création du réseau social au succès planétaire et surtout l’opportunisme de son créateur. Allez savoir ce qui est vrai ou faux ou exagéré, ce n’est pas le but ici mais bien de suivre le parcours de ce jeune étudiant très nerd qui va devenir très riche en peu de temps, en faisant quelques coups de putes à ses rares amis au passage. Le tout avec une bande son signée Treeeeent Reznor, une bonne surprise.
Wall Street
Que dire sur ce film à part que les mecs de Wall Street c’est des vilains pas beaux qui pensent qu’à faire du fric pendant que les braves gens perdent tout à cause d’eux et qu’ils s’en foutent ? Que même les gentils jeunes écolos sont pervertis par ce système et qu'ils se font damer le pion par les vieux renards ? Ben pas grand-chose.
Harry Potter
Même si je passe mon temps à dire que les films ne vaudront jamais les livres, c’est quand même un peu une tradition d’aller voir le dernier HP au cinoche. Les dernières adaptations m’avaient franchement déçue donc je ne m’attendais pas à grand-chose. Je n’ai pas relu le tome 7 depuis un bon moment donc mes souvenirs étaient un peu flous, ce qui évite de trop faire de comparaisons avec le film. Alors…dans l’ensemble ça va, je m’attendais à pire mais ce n’est pas non plus ce qui me réconciliera avec la franchise HP. C’est un peu longuet et on ne fait qu’apercevoir certains personnages (au hasard, les 30 secondes de Neville à l’écran) ce qui est dommage. En revanche, je suis totalement fan de l’animation du conte des trois frères ! Je ne sais pas ce que la suite nous réserve mais j’espère qu’il y a vraiment une raison scénaristique à faire deux films et pas juste un intérêt pour le portemonnaie du spectateur.
Outrage
Kitano revient aux films de yakuzas et c'est tant mieux ! Ultra violence, humour noir, lutte de pouvoir, une immersion totale dans le milieu de la mafia japonaise à travers une guerre entre deux clans orchestrée en sous main par le big boss qui suis le précepte de diviser pour mieux régner au pied de la lettre.
Monsters
On a envoyé une sonde dans l’espace qui au retour s’est écrasée à la frontière entre les USA et le Mexique. Depuis, des grosses bêbêtes pas belles et pas sympas sèment la terreur dans le coin et la zone est en quarantaine, avec bombardements de l’armée pour calmer les bestioles. Un jeune journaliste est chargé par son patron de ramener sa fille aux Etats-Unis et pour ce faire, le monsieur et la demoiselle vont devoir traverser la zone de quarantaine. En lisant ce résumé, on croit qu’on va avoir à faire à un gros film d’action avec plein d’effets spéciaux mais pas du tout. Certes, il y a bien des vilains aliens qui cassent tout mais le film s’intéresse vraiment à ces deux personnages et surtout aux endroits qu’ils traversent, comme les villes mexicaines à proximité de la zone et qui subissent les dommages des bombardements, se demandant qui est vraiment le monstre dans l’histoire. Un très beau film, contemplatif diront certains, lent diront d’autres, mais en tout cas une vision originale d’une invasion extraterreste qui peut être vu comme une métaphore de la guerre si on aime bien les métaphores.
Scott Pilgrim
Tout d’abord, je tiens à m’insurger contre la distribution foireuse de ce film. Ca buzz ramadamise ( ?) sur le ouèb depuis un an, on nous repousse la sortie de 6 mois pour au final avoir un nombre ridicule de copies et galérer à le voir, même à Paris. Le film n’a pas trop marché aux Etats-Unis alors pourquoi s’emmerder à le sortir ailleurs ? Le reste du monde sera du même avis que le public américain, non ? Parlons maintenant du film, inspiré d’une BD que je n’ai pas encore lu, qui fait la part belle aux références geeks des nineties. Scott Pilgrim est jeune, il vit à Toronto et fait partie d’un groupe de rock, pas trop dur dans ces conditions de se trouver une copine. Le souci c’est que la nouvelle fille qui l’intéresse se trimballe une liste d’ex coriaces que Scott va devoir battre dans des combats épics pour pouvoir sortir avec la fille qui lui plait. Les acteurs sont parfaits, je suis d’ailleurs fan du frère de Macaulay Culkin en coloc gay et de Jessica de Touilict en frangine ^^ Ce qui fait la force de ce film, c’est évidemment son côté jeu vidéo qui, effectivement, s’adresse à un public très ciblé (montre une Game Boy à un lycéen d’aujourd’hui, tu vas pleurer) mais c’est justement ce qui m’a plu dans ce film et je ne suis sûrement pas la seule car la salle de ciné était blindée et tout le monde semblait apprécier.
Raiponce
Un Disney avec une princesse de contes de fées, comme quand j’étais petite *__* Sauf que chez Disney on a bien compris que Shrek et co sont passés par là et qu’il faut se montrer un peu plus décalé pour plaire aujourd’hui. Et c’est plutôt réussi avec ce dessin animé de princesse à la fois féérique et très drôle. La princesse est un peu survoltée, le prince charmant n’est ni un prince, ni charmant mais s’avère avoir un cœur d’or, il y a toujours la bêbête choupi et rigolote, ici un caméléon (je veux un caméléon !) et un cheval au comportement très…canin qui m’a beaucoup fait rire. Même si je ne suis pas très fan des parties chantées (il faut dire que les comédies musicales m’ennuient profondément) j’ai adoré ce film, même si la salle était rempli de familles avec enfants, même qu’à un moment je me suis faite agresser par un doudou ^^
The Last Station
Encore un film mal distribué que j’ai dû aller voir à une heure indue dans un ciné minuscule où ma copine et moi avons fait drastiquement baisser l’âge moyen des spectateurs. Mais bon, après on est allé manger des okonomiyaki chez Aki donc ça valait le coup ^^. Ce film nous raconte donc les derniers mois de la vie de Tolstoï, écrivain star de l'époque, et la gueguerre entre sa femme et ses « apôtres » pour savoir qui hériterait des droits de ses œuvres. Le tout, sous les yeux de son nouveau secrétaire particulier, le toujours aussi crousti fondant James McAvoy (oui, je suis superficielle). Guerre et paix est dans ma PAL depuis un moment et je ne connaissais pas grand-chose à l’écrivain lui-même, j’ai donc pu me culturer et voir ce que c’est d’être une rock star en fin de vie à l’époque, car je ne savais pas que Tolstoï était aussi vénéré de son vivant. Helen Mirren en épouse délaissée est impressionnante et le reste du casting est parfait également. Non, vraiment, je ne comprends pas pourquoi ce film est aussi mal distribué.
16:59 Publié dans Grand écran | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : cinéma, the social network, wall street, harry potter, outrage, monsters, scott pilgrim, raiponce |
10.10.2010
Les Amours imaginaires
Aujourd'hui, je suis allée voir le dernier film de Xavier Dolan, Les amours imaginaires. Une sorte de Jules et Jim gay friendly mit accent québécois. Une histoire de triangle amoureux, une histoire vieille comme le monde. Une histoire d'amour non partagé qui vous ronge, vous fait vous sentir ridicule et impuissant.
Malgré quelques longueurs, un blond à frisouilles dont je ne conçois pas qu'il puisse hypnotiser les deux autres personnages à ce point, un côté hipster du Mile End que j'apprécie moyennement et un nombrilisme un peu trop présent (pinaise, elle est longue cette phrase O__o), ce film m'a touchée. Tout simplement parce qu'on est tous passé par là, non ?

A un moment ou à un autre, on est tombé amoureux de quelqu'un qui ne nous aimait pas. Dans ces cas-là, on fait des trucs ridicules et dont on a honte et on se sent très con. On fréquente des gens et des endroits dans le secret espoir de voir, ou même d'apercevoir, la personne en question. On n'est même pas sûr qu'elle vienne, mais on y va quand même et on ne peut pas s'empêcher d'être déçu si elle ne vient pas. Et si elle vient, on bredouille quelques mots qui nous font passer pour un abruti de première et on entend cette petit voix dans notre tête qui nous dit de nous taire, mais on continue à déblatérer des idioties pour se sentir pathétique juste après. On se renseigne sur ses goûts et on se met à lire des livres qu'elle aime, écouter la même musique qu'elle, on en vient à se convaincre que ce sont nos goûts à nous aussi. Et il ne se passe rien. Soit on n'ose pas aborder la personne et lui dire ce qu'on ressent, soit on se prend un vent monumental ou pire, elle prend des gants pour nous jeter sans nous faire de peine.

Et près de dix ans plus tard, même si on a une vie qui nous plaît et qu'on est heureux en amour, qu'on est passé à autre chose et qu'on est content comme on est, on ne peut pas s'empêcher de demander des nouvelles de cette personne aux amis qu'on a gardés en commun, l'air de rien. Ou pire, on va regarder son profile Facebook en espérant qu'il ne soit pas protégé pour savoir ce qu'elle devient. Tout simplement parce que cette histoire garde un goût d'inachevé et d'échec. Un épisode de notre vie franchement pas glorieux mais qui a participé à faire de nous ce que nous sommes et qui nous fait toujours un petit pincement au coeur quand on y repense.
Toute ressemblance avec mon année scolaire de première littéraire serait bien sûr purement fortuite....

Une histoire universelle. Bien traitée mais un trop plein de procédés branchouilles qui, ajoutés les uns sur les autres, donne un côté presque indigeste à tout ça, ce qui est bien dommage. Reste que Dolan est un réalisateur de talent, qui agace autant qu'il impressionne et qui a encore beaucoup à offrir puisque le bougre n'a que 21 ans. Mais bon ya pas de quoi se la pêter autant quand on a commencé sa carrière dans une pub pour Jean Coutu. Comment ça je suis fourbe et envieuse ? XD
20:31 Publié dans Grand écran | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : cinéma, les amours imaginaires, xavier dolan |






