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daniel keyes

  • Et sinon, j'ai lu des livres

    Pas autant que d'habitude parce que j'étais trop crevée pour lire et j'avais même perdu l'envie mais c'est en train de revenir un petit peu.

     

    georgiana.gifGeorgia Nicolson, tome 10 : bouquet final en forme d'hilaritude

    Même si les derniers tomes me plaisaient un peu moins que les premiers, il fallait bien que je termine la sage des aventures de Georgia pour savoir si elle allait enfin finir avec la marrade (chose qu’on espère et dont on se doute quand même pas mal depuis le début). Pas de spoiler de ce côté-là, je dirai juste que ma lecture fut agréable même si le verbiage de Georgia n’est pas toujours compréhensible du premier coup (il faudra vraiment que je me penche sur la VO un jour). Mine de rien, ça fait bizarre de se dire que c’est le dernier tome. Je l’aimais bien Georgia et j’aurais bien aimé qu’on la voit grandir un peu plus et gagner en maturosité, peut-être que l’auteur y reviendra un jour.

     

     

     

    oh-boy_marie-aude-murail.jpgOh, boy !

    C’est avec plaisir que je continue ma découverte des livres de Marie-Aude Murail. Oh, boy ! ne fait pas exception à la règle, j’ai encore une fois adoré ! Pensez, trois jeunes orphelins dont le père a foutu le camp et la mère s’est suicidé au canard vécé se retrouvent en foyer et essaient de se faire adopter pas les enfants du premier mariage de leur père. La fille aînée, reconnue par ce père volage est bien intéressée par la dernière et ses belles boucles blondes mais le demi-frère « de sang », jeune homo qui papillonne ne s’attendait pas à récupérer une telle fratrie. Comme toujours, l’auteur sait trouver les mots justes pour parler de thèmes pas forcément faciles à aborder. Ce livre m’a beaucoup touchée, alternant passages drôles et d’autres plus durs, pour ne pas dire carrément tristes. Décidément, je me demande si cette auteure peut me décevoir. J’ai eu la chance de la rencontrer au salon du livre jeunesse à Montreuil au début du mois et elle est vraiment très accessible.

     

    artemis fowl 2.jpgArtemis Fowl, Mission polaire

    Je continue ma lecture des aventures du jeune Artemis Fowl, génie du crime venu de l’île d’Erin. Cette fois, le jeune garçon et les fées se retrouvent obligés à coopérer pour lutter contre un mystérieux vilain qui se sert d’un gang de gobelins pour foutre le bazar sous terre. Toujours aussi inventif et dynamique que le premier tome, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce deuxième opus. On en apprend plus sur les personnages, j’espère d’ailleurs qu’ils vont gagner en épaisseur au fil des tomes suivants qui sont déjà en ma possession jusqu’au tome 5.

     

     

     

     

    des_fleurs_pour_algernon.jpgDes fleurs pour Algernon

    Voilà un livre qui m’a énormément touchée, c’était une lecture assez étrange car j’avais très envie de lire la suite mais à chaque fois que je lisais ça me filait un cafard pas possible (mon état d’esprit n’aidait pas, j’en conviens mais je crois que là c’était vraiment le livre). Charlie a un QI de 70 qui lui permet de travailler comme homme de ménage dans une boulangerie et de suivre des cours pour adultes attardés fin d’apprendre à lire. C’est d’ailleurs son enseignante qui le recommande pour une opération qui va permettre d’augmenter son QI. Pour suivre les progrès de l’étude, il doit écrire régulièrement des comptes-rendus sur ce qui lui arrive. On suit donc l’introspection de cet homme qui va subitement devenir intelligent. Mais Charlie va surtout se remémorer de son enfance, sa mère qui s’obstinait à le vouloir « normal » puis qui l’a rejeté, les autres enfants qui le persécutaient. Il va aussi se rendre compte que ses amis de la boulangerie riaient souvent à ses dépends. Mais Charlie va surtout découvrir qu’Algernon, la souris qui a subit la même opération que lui va régresser et qu’il va lui arriver la même chose. L’évolution de ce personnage est fascinante et extrêmement bien écrite. Les premiers comptes rendus de Charlie sont écrit avec une orthographe qui fait saigner les yeux et petit à petit on se rend compte de son évolution, de sa tristesse face à sa découverte du monde tel qu’il est réellement et ses difficultés à se faire accepter aussi bien quand il est attardé que quand il est très intelligent et son impuissance à empêcher l’inéluctable à la fin. C’est un livre d’une incroyable modernité alors qu’il a été écrit il y a plus de 50 ans et qui pousse vraiment à réfléchir sur la liberté, la différence et la relation aux autres et le sens du mot intelligence. Un très beau livre que je ne peux que conseiller à ceux qui ne le connaissent pas encore.