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ikezawa natsuki

  • Deux romans japonais

    la vie immobile.jpgLa vie immobile se compose de deux nouvelles qui parlent de rencontre.

    La Vie immobile
    Rencontre entre deux hommes qui vont devenir amis et faire un bout de chemin ensemble. Un travailleur temporaire dans une usine de tissage sympathise avec un collègue. Les deux hommes ont souvent des conversations métaphysiques autour d'un verre puis l'un d'eux entraîne l'autre dans une aventure aux coeur des spéculations boursière. Ces jours passés à travailler ensemble vont les rapprocher.

    L'homme qui revient
    Rencontre avec un autre monde, à la limite de la SF et de l'imaginaire. Un jeune journaliste télé japonais et un anthropologue français vont repérer des ruines inaccessibles en Afghanistan qui auront une étrange emprise sur eux.

    Ces deux nouvelles se déroulant dans deux univers différents sont très agréables à lire, même si j'avoue une préférence pour la seconde. Le style de l'auteur m'a beaucoup plu, même si j'imagine que la traduction entre langue asiatique et langue européenne ne doit pas être évidente. J'ai beaucoup aimé les scènes qu'on pourrait qualifier de contemplatives car elles sont très bien décrites et apportent une certaine sérénité. J'ai également beaucoup aimé les références à l'infiniment grand et à l'infiniment petit, rapproché ici de la vie quotidienne. Dans ce roman, l'étrange s'immisce dans le récit et l'auteur offre des images empruntes d'harmonie, comme celle ou le personnage regarde tomber la neige mais s'imagine en fait que c'est la terre qui monte.

    la rivière aux lucioles.jpgLa Rivière aux lucioles est également composé de deux nouvelles qui parlent de souvenirs d'enfance.

    La Rivière aux lucioles
    A Toyama, une ville du Japon de l'envers, un adolescent va bientôt basculer dans l'âge adulte. Son père tombe malade et il va bientôt entrer au lycée. La promenade en compagnie de son grand-père, sa mère et son amie d'enfance pour aller voir des nuées de lucioles en amont de la rivière marque la fin d'une étape de sa vie.

    Le Fleuve de boue
    Dans un quartier populaire d'Osaka après la guerre, une jeune garçon se lie d'amitié avec un autre enfant de son âge qui vit avec sa mère et sa soeur sur un bâteau. Le fleuve rythme la vie des habitants du quartier, les bâteaux passant sur le fleuve et les ponts à traversé faisant partie de la vie courante.

    Dans le premier récit, la mère du garçon pense déménager à Osaka alors que dans le second, les parents du petit garçon veulent déménager à Toyama, créant ainsi un jeu de miroir entre les deux récits.

    L'introduction explique que l'auteur fait parler ses personnages en dialecte, ce qui est évidemment impossible à reproduire en français mais le traducteur a joué à la place sur les niveaux de langue, opposant ainsi un langage familier dans les dialogues à une narration et des descriptions lyriques, la confrontation étant étonnante mais très réussi.